Par Zeus tu as osé partir sans me prévenir ?! [Leandre]
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 Par Zeus tu as osé partir sans me prévenir ?! [Leandre]

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MessageSujet: Par Zeus tu as osé partir sans me prévenir ?! [Leandre]   Lun 20 Sep - 18:33

    Circée était reconnue pour sa discrétion et sa douceur, telle une caresse qui se distinguait d’une gifle - sa sœur - et d’un poing - son frère - . Elle avait la capacité de savoir garder son calme qu’importent les situations, apportant ainsi de la délicatesse dans ce monde parfois brute. Cependant il était probable qu’advienne le jour J … lorsque Circée perdrait le contrôle de soi. Le moment était arrivé. Pourtant la matinée avait bien commencé, avec un soleil majestueux digne des plus beaux jours d’Athènes. La température était certes élevée, mais tout à fait supportable. Ce magnifique temps avait perduré et offrait le reflet d’une après-midi ensoleillée, au plus grand plaisir de Circée qui ressentait l’envie de sortir du Palais pour s’aventurer dans le centre-ville. Elle était désireuse de se mêler au reste de la communauté pour combler la solitude qu’elle ressentait depuis le départ de Leandre, son meilleur ami. Ils s'étaient connus encore enfants et ne s'étaient point quittés depuis, qu'importe les diputes et les épreuves ... leurs parents avaient voulu les marier, mais ils avaient tous deux dit non, au nom de leur amitié. Ils savaient la signification de leurs sentiments et avaient conscience que ces derniers ne ressemblaient en rien à de l'amour. Ils avaient donc refusé la proposition de leurs parents, et continué à le faire. Ils étaient solidaires et se soutenaient mutuellement aussi bien qu'ils se comprenaient. Cependant cette fois-ci, Circée ne comprenait point comment Leandre avait pu partir à la guerre sans la prévenir, sans même lui offrir un au revoir digne de leur amitié ce qui ne put que la blesser amèrement.

    Comment avait-il pu quitter la ville sans même ressentir l’envie de venir la prendre dans ses bras avant d’affronter l’ennemi ? Comment avait-il osé partir en sachant combien elle allait s’inquiéter de ne plus le voir ? Circée lui en voulait ! Et pas qu’un peu ! Il était son meilleur ami pardi ! Il avait des devoirs qu’il n’avait pas respectés ! Avait-il idée du sang d’encre qu’elle s’était faîte pour lui ! Sans compter qu’elle redoutait à chaque fois qu’il ne revienne pas du combat ! Elle ne pouvait s’imaginer vivre sans lui, il était son repère. Elle avait besoin de lui. Ainsi Circée était petit à petit tombée dans une profonde inquiétude, bercée par la solitude qui était devenue sa seule amie. Elle priait les Dieux qu’il protège son meilleur ami et qu’il le lui ramène sain et sauf pour qu’il subisse les foudres de Zeus car il était parti sans la prévenir ! Elle avait appris son absence lorsqu’un soir, elle s’en était allée frapper à sa porte et qu’elle avait trouvait le lieu vide. Tout d’abord affolée elle avait accouru au Palais pour se renseigner auprès de son père et de l’armée athénienne : « Ils sont partis hier Circée » lui avait-il dit avec sincérité. La jeune femme surprise et blessée avait cru à une plaisanterie de mauvais goût, mais sachant son paternel honnête elle n’avait eu d’autres choix que de croire ses paroles.

    Depuis cet instant, elle se languissait du retour de Leandre. Elle avait hâte d’apprendre que l’armée était rentrée bien qu’elle craignait d’apprendre l’information en dernière, comme à son habitude. Allez savoir pourquoi, elle n’arrivait point à être au courant parmi les premières, comme si personne ne désirait le lui dire de peur de devoir à un moment venu lui apprendre par la même occasion la mort de Leandre. Han quelle idée lugubre ! Non il ne pouvait être mort ! C’est cette pensée qui effleura l’esprit de Circée tandis qu’elle circulait dans le centre ville, en direction du Quartier du Sud. Elle ressentait cette soudaine envie non plus de se mêler aux autres mais de vérifier si par le plus grand des hasards, son meilleur ami n’était pas de retour. Non c’était impossible, son père Paris, lui aurait annoncé la nouvelle ! A moins qu’il ne pensait qu’elle la connaissait ! Et bien non, Circée n’en avait aucune idée puisque personne ne lui avait clairement dit qu’Ô oui Léandre était rentré depuis une semaine ! Et qu’il était blessé ! Mais bien vite la jeune femme allait le découvrir puisque là voilà enfin dans le Quartier Sud, s’approchant de la demeure de son ami lorsque soudainement … le choc … elle le vit. Il était là, à sortir de chez lui, avec cet air calme sur le visage. Quoi ? Comment ? Elle en était bouche bée. Elle ne put se retenir, qu’elle accourut dans sa direction et lui sauta au cou. Qu’importe les bonnes manières, qu’importe si tout le monde l’avait remarquée courir à vive allure ! Il était là, c’était le plus important ! Elle ne mit pas longtemps avant d’arriver à sa hauteur et de s’élancer vers lui en l’enlaçant.

    « Leandre ! »

    Elle le serra si fort dans ses bras qu’elle ne se rendit même pas compte de la grimace que le jeune homme faisait à cause de la douleur qu’elle provoquait à la blessure qu’il avait. C’est alors qu’elle retira ses bras et avec une voix aussi autoritaire que sincère elle lui dit : « Leandre Kyros fils de Kasen ! Tu me dois des explications ! Tu t’imagines mon inquiétude ?! Par Zeus tu ne m’as même pas prévenue ! Et te voilà maintenant devant moi ! Jamais tu ne repars sans venir me voir avant, compris ? Et tu es blessé ! Han par tous les Dieux, en plus tu es blessé ! Non mais tu aurais pu mourir ! Leandre ! ». Voici un exemple même de la Circée hors de contrôle. Elle ne laissait même pas le temps à son meilleur ami de répondre qu’elle enchainait, évacuant l’inquiétude de toutes les semaines passées, mais aussi de toute la colère entassée.


Dernière édition par Circée Calypso le Sam 2 Oct - 15:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Par Zeus tu as osé partir sans me prévenir ?! [Leandre]   Ven 24 Sep - 14:19

    Quand on avait une amie comme Circée, il valait mieux la prévenir de tous ses faits et gestes. Un détail que n'avait pas encore compris Leandre, visiblement. Il avait préféré partir sans le lui dire afin qu'elle ne se fasse aucun soucis. Mauvais calcul puisqu'elle s'en fit deux fois plus. Il n'osa même pas lui avouer qu'il était revenu. En étant blessé, par-dessus tout. Il connaissait sa meilleure amie. Il savait qu'elle lui ferait une scène parce qu'il était partis sans le lui dire et qu'il était revenu avec une belle entaille comme souvenir. Elle était pire qu'une mère qui s'inquiétait pour sa progéniture. Quand il revenait blessé, il avait le droit à son discours sur la mort et tout le toutim. Au moins, il voyait à quel point elle tenait à lui mais ça pouvait devenir rapidement lourd quand elle ne s'arrêtait pas. Voilà pourquoi Leandre ne lui avait pas encore annoncé son retour. Il comptait attendre que sa blessure se soit cicatrisé un minimum pour que ça ait l'air moins important. Ses plans furent devancés par Circée elle-même qui vint le chercher chez lui alors qu'il sortait. A peine eut-il pensé qu'il était fichu qu'elle le serrait contre lui, déformant sa bouche en une grimace. Pour une fois, il avait mis une simple exomide, il avait laissé son plastron de côté. Il payait cher son choix. Ne souhaitant pas l'inquiéter davantage, il lui rendit l'accolade. Il la garda quelques secondes dans ses bras afin de la rassurer. Il détestait quand elle se faisait autant de soucis pour lui. D'ailleurs, il détestait inquiéter les gens. Que se soit Circée ou même sa famille. Il aurait aimé qu'ils fassent un effort pour ne pas se faire du souci. Mais c'était dur de demander cela de la part de ses proches. Alors Leandre se faisait tolérant. Il les rassurait au mieux qu'il pouvait.

    Il se concentra sur le moment présent, heureux de retrouver son amie d'enfance dont l'absence s'était ressentie. Il était partis sans lui dire au revoir. Il était revenu sans lui dire bonjour. Il s'en voulait mais s'en fichait au moment présent. Comme il s'y attendait, les joies des retrouvailles laissèrent place à la leçon de morale. Il eut la subite impression d'être un enfant de six ans que l'on grondait pour une bêtise. Il leva les yeux au ciel en écoutant les réprimandes de Circée. Il baissa les regard sur elle à l'évocation de sa blessure. Une petite tâche de sang imprégnant son habit l'avait trahi. Il poussa un soupir. Il était fichu. Si il ne mourrait pas aujourd'hui, ça serait plus tard, à cause de la rancune de son amie. Cependant, il était joyeux. Heureux de la retrouver. Il n'allait pas se laisser démoraliser par cette dispute. Il éclata d'un rire léger devant l'expression de Circée. Une vraie mère poule. Et ses parents avaient voulu le marier avec une femme comme ça ? Reprenant un peu de sérieux, Leandre attrapa la main de la jeune femme et l'emmena à l'écart pour qu'ils aient une discussion loin des regards et oreilles indiscrètes. Ils les avaient déjà attirés avec l'engueulade de l'athénienne. Hors de question qu'ils puissent tout entendre. Un sourire aux lèvres, Leandre s'adressa à Circée pour la première fois depuis quelques semaines.

    « Je vais très bien ! Cesse de t'inquiéter. »

    Il espérait qu'elle n'irait pas jusqu'à le déshabiller en public pour voir l'étendu de sa blessure ou qu'elle allait continuait à lui crier dessus comme une mère sur un enfant. Il n'y avait rien de plus humiliant. Il se demandait parfois ce quel rôle elle avait sur lui. Elle avait peut-être une plus grande importance qu'il ne le pensait. Plus qu'une meilleure amie, une seconde mère ? C'était effrayant. Une mère à la maison, une mère dehors. Il allait finir célibataire. Aucune femme ne voudrait de deux femmes aussi présentes. Elle n'aurait aucune place parmi elle. A moins que ça soit une épouse aussi présente que Circée et sa mère. Le seul endroit où il serait tranquille, ça serait chez Corban. Et encore. Elles seraient capables de l'y retrouver. Il ferait peut-être bien de vivre toute l'année sur le champ de bataille. Pour détendre un peu son amie, Leandre n'eut pas d'autre idée que de lui parler d'elle et de souligner avec ironie combien elle semblait en bonne santé à lui hurler dessus comme ça.

    « Toi, tu m'as l'air en grande forme. »

    Il lui adressa un sourire qui s'évanouit immédiatement en croisant son regard. Ça ne la faisait pas du tout rire. Il eut subitement l'envie de se retourner et de courir le plus loin possible mais les yeux de Circée semblait le retenir par un filet invisible. Sa mort allait arriver dans peu de temps. Dix, neuf, huit, sept...
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MessageSujet: Re: Par Zeus tu as osé partir sans me prévenir ?! [Leandre]   Sam 2 Oct - 16:38

    Circée croisa ses bras en attente d’une réponse de son meilleur ami qui soudainement attrapa sa main pour l’emmener loin des oreilles indiscrètes et des regards curieux. Elle se laissa faire et alors qu’elle s’apprêtait à reprendre la parole pour lui demander des excuses et des explications, elle vit un sourire se dessiner sur les lèvres de Leandre. La jeune femme crut bien qu’elle allait s’étrangler avec sa salive! Il pensait peut-être qu’elle avait pris du plaisir à s’inquiéter autant et à prier les Dieux sans cesse pour qu’il veille sur lui ? Et en plus il osait lui dire qu’il allait bien alors qu’il était blessé, et qu’elle devait arrêter de s’inquiéter ! Elle avait l’impression d’avoir mal entendu … si bien qu’elle sentait la colère prendre de plus en plus possession de son être. Il avait intérêt à se rattraper et vite parce que d’une minute à l’autre, Circée allait de nouveau se mettre à lui hurler dessus s’il continuait ainsi. Elle se demanda s’il était vraiment nécessaire qu’elle prenne la parole pour qu’il comprenne qu’elle attendait autre chose que ces quelques paroles futiles. A vrai dire le visage froid et fermé de la jeune femme devait traduire ô combien il était dans l’intérêt de Leandre de trouver quelque chose d’autre à dire avant qu’elle ne l’incendie comme elle l’avait fait précédemment. Fort heureusement son meilleur ami brisa le silence qui venait de s’installer entre eux deux, mais malheureusement ses propos ne firent guère plaisir à Circée.

    Elle semblait calme et sereine, mais ce n’était qu’une image d’apparence trompeuse puisqu’au fond elle bouillonnait tel un volcan qui risquait à tout moment d’éclater et de déverser sa lame brûlante. Nul doute que Leandre l’avait compris puisqu’il venait soudainement de perdre son sourire à la vue du regard de Circée aussi noir que le néant. Ses yeux exprimaient une colère si intense qu’il était impossible de ne pas s’en apercevoir. Elle n’avait nullement besoin de s’exprimer verbalement pour que son meilleur ami sache combien elle lui en voulait. Elle inspira profondément l’air avant de l’extirper lentement pour ne pas partir tout de suite dans une grosse crise. Cependant c’était peine perdue, elle n’arrivait plus à se contenir et dit alors en haussant le ton : « Parce que tu crois sincèrement que ça me fait rire ? ». Elle marqua un blanc volontaire pour que la tension soit à son apogée, afin de le faire culpabiliser au maximum de son attitude. Elle reprit finalement avec plus de douceur cette fois-ci : « Je déteste quand tu pars à la guerre Leandre … encore plus quand tu reviens blessé. Tu te rends compte que tu aurais pu mourir ? »

    Ses propos sonnèrent non seulement comme une leçon de morale mais aussi comme une question oratoire. Circée n’hésitait pas à se faire répétitive en lui rappelant sans cesse qu’il risquait la mort en partant au combat ! Pourquoi désirait-il tant prendre le risque de finir dans le royaume d’Hadès ? Pourquoi ne pas se contenter de vivre dans celui des Hommes ? Il pouvait quitter l’armée sans se soucier de la sécurité d’Athènes, après tout il y avait bien d’autres nombreux guerriers pour la protéger. … même Athéna en personne. Cette déesse que Circée vénérait et adulait bien plus que les autres immortels du ciel, elle faisait une prière pour elle chaque soir. Tout comme elle en avait fait pour son meilleur ami lorsqu’il s’était absenté, lorsqu’elle avait eu peur pour lui, lorsqu’elle avaint craint de ne point pouvoir le revoir. Elle se souvenait extrêmement bien de la soirée durant laquelle Leandre lui avait annoncé qu’il faisait désormais parti de l’armée Athénienne. Circée lui en avait voulu pendant plusieurs semaines au point de ne plus lui adresser la parole avant de finalement se décider à lui reparler puisque de toute manière, il refusait de revenir sur sa décision. Cependant elle ne lui avait guère pardonné, même au bout de temps d’années. Autant dire que cette dispute était simplement devenue habituelle entre eux deux et qu’il valait mieux ne pas être dans les parages quand le ton commençait à monter. Mais au fond, sous ses cris et ses regards meurtriers, se cachait une peur bleue de le perdre. Ce comportement de la part de Circée était la preuve évidente qu’elle tenait énormément à lui, au point de l’aimer de tout son cœur

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MessageSujet: Re: Par Zeus tu as osé partir sans me prévenir ?! [Leandre]   Mer 6 Oct - 12:16

    Ce n'était pas la première fois que Leandre la voyait en colère. Il l'avait déjà vu de nombreuses fois. Cependant, elle ne lui avait jamais semblé crier autant et aussi fort. Peut-être était-ce une impression parce qu'il était la cible. En tout cas, il craignait qu'elle ne perde sa voix en continuant à hausser la voix ainsi. Il voulut faire son fier en se mettant à sourire. Après tout, ce bout de femme le faisait bien rire à lui hurler dessus comme ça. Cependant, il désenchanta rapidement. Elle ne rigolait pas du tout. Elle avait eu peur pour lui. Peur comme jamais elle n'avait eu peur. Il réalisait seulement qu'elle s'était fait du soucis, comme à chaque fois. Il avait trouvé cela exagéré au début. Il comprenait maintenant que c'était peut-être démesuré mais sincère. Est-ce qu'il se rendait compte qu'il aurait pu mourir ? Évidemment ! Un voile de tristesse vint obscurcir son regard. Quand il était sur un champ de bataille, ce n'était pas pour se lancer des marguerites au visage. C'était pour se battre, défendre son territoire et tuer. Leandre passait des journées entières à marcher parmi les cadavres. Partout où il posait son regard, il ne voyait que la mort. Alors oui, il réalisait qu'il aurait pu mourir. Il avait même vu la mort en face de lui lorsque le glaive de l'ennemi l'avait touché. Il avait cru que son heure était arrivée. Circée avait beau s'inquiéter, elle ne pouvait pas comprendre ce que les soldats vivaient loin de leur maison. Non, elle ne pouvait comprendre. Ils étaient obligés de prendre des risques pour survivre et protéger les siens. Croire que l'on pouvait se battre sans se blesser était bien naïf.

    « Bien sûr que je m'en rends compte, Circée. J'y pense à chaque fois que je suis là-bas. »

    Il posa son regard triste sur sa meilleure amie. Il était désolé qu'elle se sente aussi concernée. En tant qu'ami, il se devait de la protéger de l'inquiétude. Mais il ne faisait rien. Il ne pouvait se résoudre à l'abandonner, à ne plus lui parler tout simplement parce qu'elle ne devait pas souffrir. C'était un comportement lâche. Leandre poussa un soupir. Ce genre d'inquiétude ne s'évanouissait jamais comme ça. Tous les mots du monde ne rassureraient pas Circée. Il ne se sentait pas non plus capable de quitter l'armée. Quand on y entrait, on y sortait en mourant, c'est ce qu'il se disait. Quitter l'armée serait un grand tournant dans sa vie. Il perdrait une partie de lui-même en perdant l'armée. Circée ne pouvait lui demander un sacrifice pareil. Elle allait devoir se faire à l'idée de mourir de peur à chaque fois qu'il partait. Elle devait avoir l'habitude, en plus. Cela faisait tout de même six années qu'il était engagé et qu'il partait régulièrement. Faire la promesse de faire plus attention était tout aussi impossible. Faire attention revenait à ne pas combattre. Si on était toujours aux aguets, surveillant ses arrières, ses côtés etc. on finissait rapidement par ne plus se battre. Et un capitaine qui ne se bat est souvent mal vu par ses hommes. Leandre n'était pas comme ça. Il se donnait à fond pour permettre à ses soldats de rentrer chez eux, de retrouver leur femme, leurs enfants. Il préférait encore perdre la vie à leur place.

    « Je suis désolé. »

    C'était la seule chose qui parvint à traverser ses lèvres. Il était désolé. Il l'était tellement. En la voyant aussi inquiète, Leandre s'en voulait. Il se promit de revenir sans blessure, la prochaine fois. Il ferait tout pour rassurer l'athénienne. Si il fallait, il se débrouillerait pour lui écrire des lettres. Des lettres, ça ne pouvait que la rassurer. Il ne trouvait rien d'autre à dire. A part continuer en disant qu'il était assez grand pour se prendre en charge tout seul, sans qu'une personne ne se fasse du soucis derrière, n'arrangerait rien. Elle s'inquiétait pour lui, il devait être gentil avec elle. Après tout, c'était un sentiment légitime. Si elle ne s'était pas inquiétée pour lui, il aurait probablement été légèrement vexé. Sans avoir un énorme égo, il était appréciable que des gens s'inquiètent pour soi. Néanmoins, Leandre ne faisait pas ce métier pour cela. Il détestait que l'on se fasse du soucis pour lui parce qu'il avait conscience de faire souffrir son entourage. En faisant un métier comme celui-là, il savait dans quoi il s'engageait. Il ne s'était, cependant, pas imaginé renoncer à son métier pour épargner ses proches. Une pensée bien égoïste.

    On aurait pu rêver mieux comme retrouvailles. Leandre se faisait incendier par sa meilleure amie et ils parlaient de la mort comme première conversation depuis son retour. Pas franchement terrible. Mais vu les circonstances, on ne pouvait pas demander mieux. Il regarda Circée avec un bonheur non-dissimulé. Depuis quand ne s'étaient-ils pas parlés ? Deux semaines même plus. Il ne les comptait plus. Elle était enfin devant lui. Certes, elle lui criait dessus mais ils étaient de nouveau réuni. Les deux meilleurs amis.

    « Je suis heureux de te revoir. »

    Il lui adressa un sourire sincère. Il ouvrit les bras pour l'accueillir contre lui et ainsi mettre fin à leur dispute. Il détestait se disputer avec elle. Parce qu'elle avait toujours de bons arguments, qu'elle criait mais également parce qu'elle était sa meilleure amie. Il souhaitait la serrer dans ses bras pour lui montrer qu'il était bien là, pour la rassurer comme il l'avait fait de nombreuses fois avant. C'était aussi ça leur amitié. Être présent l'un pour l'autre. Se rassurer et se réconforter à tout moment.
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MessageSujet: Re: Par Zeus tu as osé partir sans me prévenir ?! [Leandre]   Mar 16 Nov - 11:42

    Il émanait du regard de Circée deux expressions différentes ; en premier lieu la dominante, la colère, qui était le fruit de son inquiétude vis à vis du comportement de Leandre, en second lieu la soumise, la tendresse qui était la preuve de l’affection qu’elle portait à son meilleur ami. Pourtant il était difficile de percevoir que ses yeux n’envoyaient pas que des éclairs meurtriers prêts à assiéger le guerrier s’ils le pouvaient. Il fallait dire que le front plissait, les sourcils froncés et le visage froid, on avait du mal à se dire qu’elle pouvait à ce moment même éprouvait encore un quelconque sentiment affectif positif à l’égard de Leandre. Cependant plus les secondes s’écoulaient, plus son meilleur ami prenait la parole pour calmer ses ardeurs et plus elle retrouvait sa sérénité. Même si à l’évidence, il allait lui falloir plus qu’un banal désolé pour qu’elle accepte de lui pardonner. Un câlin ? Peut-être … Immobile face à Leandre qui essayait à nouveau d’effectuer une nouvelle tentative pour la faire sourire, Circée l’observait ouvrir ses bras et comprit immédiatement ce qu’il attendait d’elle. C’était trop facile ! Il n’allait pas s’en sortir ainsi ! Et rien que pour la peine, elle allait le faire patienter pour qu’il ressente ne serait-ce qu’un peu de frustration à la voir hésiter. Elle demeura donc dans la même position pendant un instant, laissant le silence petit à petit s’installer et continua de fusiller du regard le guerrier. Il pouvait bien se languir quelques secondes, après tout elle avait attendu plusieurs semaines elle !

    Bon il est vrai qu’à la voir, elle n’avait pas du tout l’air enclin à se réfugier dans ses bras pour un câlin affectif, mais ça faisait parti de la manœuvre … lui faire croire que ses efforts ne marchaient pas. Bien entendu elle allait céder, comme devait peut-être s’en douter Leandre même si elle ne semblait pas prête à le faire. C’est alors qu’au moment où il aurait pu perdre tout espoir de la voir s’approcher, qu’elle le fit. D’un pas nonchalant et en perdant sa mine glaciale, elle vint serrer dans ses bras avec délicatesse son très cher meilleur ami qui lui avait manqué à un point inimaginable ! Elle avait tellement de choses à lui raconter qu’ils risquaient d’y passer des heures et des heures, surtout qu’à chaque fois que Leandre revenait d’un combat il avait également des histoires à lui conter. En effet, Circée lui avait pardonné et il faut dire qu’elle était satisfaite même si au fond elle ressentait toujours un petit quelque chose de colère qui allait certainement passer et disparaître peu à peu, il fallait du temps c’est tout. Mais l’amitié, la vraie, c’était de savoir pardonner … et on peut dire qu’avec toutes les disputes qu’ils avaient eu depuis le temps qu’ils se connaissaient, ils avaient l’habitude de se pardonner mutuellement tels de vrais amis. Enfin, elle lui adressa enfin un sourire sincère et doux lorsqu’elle quitta ses bras, ce qui était une preuve du bonheur qu’elle éprouvait d’être à nouveau à ses côtés.

    «Je suis très contente de te revoir !». Il suffisait d’une simple phrase, de quelques mots prononcés pour que la tension froide qui avait précédemment régné entre eux, s’évapore dans l’air comme si de rien n’était. «Tu as raté beaucoup de choses tu sais» dit-elle avec cet air mystérieux qu’on lui connaissait si bien. Sa remarque contenait pas mal de sous-entendus et nul doute que Leandre avait dû comprendre toute la subtilité de ses propos. Circée était reconnue pour susciter beaucoup de questions et elle faisait honneur à sa réputation en gardant le silence tandis qu’elle venait de dévoiler une information incomplète à son meilleur ami. Elle trouvait cela bien plus amusant s’il devinait ce qu’elle ne lui disait pas tout en le guidant sur la bonne voie. Où serait le plaisir de lui révéler tout, tout de suite lorsqu’elle pouvait le laisser trouver lui-même ce qu’elle lui cachait à moitié. De toute évidence, ça ne devait certainement pas porter sur la politique d’Athènes mais sur quelque chose de beaucoup plus intéressant aux yeux d’une femme comme Circée qui n’avait pas d’époux. En effet, il était presque évident qu’avec un pareil sous-entendu, il y avait un homme dans l’histoire et quand bien même il n’était encore qu’une simple connaissance, il était assez important pour qu’elle en parle de cette façon. Peut-être ne serait-il que de passage dans sa vie, peut-être pas. Mais en tout cas, il était suffisamment présent pour l’instant et il semblait avoir eu suffisamment d’effet sur elle, pour que Circée en parle à son meilleur ami, l’homme en qui elle avait le plus confiance et qui connaissait le moindre de ses secrets, de ses rencontres, de ses conquêtes.
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MessageSujet: Re: Par Zeus tu as osé partir sans me prévenir ?! [Leandre]   Ven 26 Nov - 21:14

    D'accord, il avait de beaux espoirs de croire qu'elle allait céder au chantage affectif aussi facilement. Elle était en colère, elle était butée. Un câlin n'achèverait pas sa colère mais qui ne tente rien n'a rien, n'est-ce pas ? Leandre voulut essayer et il ne fut pas déçu. Elle hésita quelques secondes, souhaitant lui prouver qu'elle pouvait résister à la tentation. Pour la tenter davantage, il abandonna son regard rieur pour prendre celui attendrissant dont il avait le secret. C'était sa meilleure amie, pas un monstre. Elle allait céder. Ça ne rata pas. Elle termina par se réfugier dans ses bras. Leandre referma immédiatement ses bras sur le petit corps de Circée, de peur qu'elle ne recule pour le bouder encore plus. Elle paraissait si fragile à côté de lui. Ils avaient toujours montré un beau contraste. L'un était un homme grand et musclé, l'autre une femme de taille normale mais à la carrure plutôt frêle. Cette fragilité cachait la force de caractère de la jeune athénienne. Tout comme l'apparence du soldat laissait présager un caractère plutôt dur alors que c'était tout à faire le contraire. A eux deux, ils étaient capables de démentir toutes les suppositions sur les apparences. Ils montraient parfaitement qu'on ne pouvait pas se fier au visuel. Néanmoins, il y avait tout de même une grande part d'humanité chez Circée, ce qui permit à Leandre de se faire pardonner et d'avoir son premier câlin depuis une éternité. Ils finirent par se séparer pour mieux se parler. L'expression de son amie avait dorénavant changer et se fut avec soulagement qu'il le remarqua. Il n'avait plus à craindre qu'elle le frappe ou qu'elle lui crie dessus.

    Évidemment, en partant à la guerre, il échappait à des évènements importants de la vie de ses amis. Comme Circée, par exemple. Elle sous-entendait une chose qu'il était incapable de saisir parce qu'il n'avait pas été là. A chaque fois qu'il revenait, il vivait cela difficilement. Il n'était pas disponible pour eux. Il ne pouvait partager leurs parce qu'il n'était pas là et quand il revenait, il avait l'impression d'être perdu. Grâce à un grand jeu de comédien, il parvenait à masquer cette douleur car, à part changer de métier, il ne pouvait pas faire grand-chose. Il n'allait pas demander à ses amis d'arrêter de vivre, ce qui était tout bonnement impossible. La situation se répétait encore aujourd'hui. Circée ne manquait pas de souligner qu'il n'avait pas été là et que, comme d'habitude, il avait loupé un détail de sa vie. Un sourire se dessina sur les lèvres de Leandre. Beaucoup de choses, il n'en était pas certain, en tout cas, il ne l'espérait pas. Il n'était pas partis si longtemps que ça, si ? Elle ne s'était tout de même pas mariée, n'était pas tombée enceinte, n'avait pas perdu un parent ou que savait-il encore. Se devait être un événement dont il était privé par son métier. Quelque chose qu'il adorerait faire quand il revenait.

    « Quoi donc ? Te serais-tu mariée pendant mon absence ? »

    Il avait décidé de la taquiner aujourd'hui et ce n'était pas prêt de s'arrêter. Sa meilleure amie lui avait manqué et ne pas pouvoir l'embêter l'ennuyait grandement. Mais maintenant qu'elle était là, il n'allait pas se gêner pour le faire, peut-être même qu'il arriverait à lui faire oublier qu'il était parti sans la prévenir. C'était comme cela depuis des années. Il avait pris l'habitude de la titiller sur tout. Certaines fois, il lui était arrivé de la mettre en colère. Cependant, aujourd'hui, il connaissait la limite. Il ne tenait plus à se faire disputer comme elle le faisait. C'était comme de retourner dans la peau de l'enfant gaffeur qu'une mère dispute. Une sensation pour le moins bizarre. En particulier quand les parents ne vous font plus la morale. Leandre plongea son regard bleu dans celui plus foncé de Circée. Elle avait une nouvelle importante à lui annoncer, il en était sûr. Mettant de côté la taquinerie, il la poussa plus sérieusement à se confier. De toute manière, quoi que se soit, il ne pourrait que se réjouir pour elle. Elle était sa meilleure amie tout de même !

    « Raconte-moi tout. »

    Avant même qu'elle n'ouvre la bouche, il avait déjà en tête certains éléments. Ce n'était pas une mauvaise nouvelle. Son visage exprimait plus le mystère que la tristesse. Et si tel avait été le cas, elle serait venue le trouver plus tôt pour trouver le réconfort chez lui, qu'il soit là ou pas. Donc, ce ne pouvait qu'être une bonne nouvelle, voire une excellente. Que lui réservait-elle ? Il n'en avait strictement aucune idée. La suite des évènements dépendait de Circée. Si elle se décidait de le lui dire de but en blanc, il serait fixé rapidement. Autrement, il devrait jouer les devinettes et se jouer des dizaines de scénarios tous plus fous les un que les autres.
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MessageSujet: Re: Par Zeus tu as osé partir sans me prévenir ?! [Leandre]   Lun 29 Nov - 19:33

    «Quoi donc ? Te serais-tu mariée pendant mon absence ?». Circée manqua d’éclater de rire quand à la remarque de son meilleur ami, avait-il ne serait-ce qu’une seule seconde cru réellement en ses propos ? Non pas que la cadette Paris s’imaginait rester célibataire toute sa vie en n’éprouvant nullement l’envie d’épouser un quelconque homme, simplement réaliser un mariage en si peu de temps lui paraissait invraisemblable. Leandre était parti tout au plus deux semaines, ce qui n’avait guère laissé le temps à Circée de rencontrer un bel Athénien, d’en tomber amoureuse, de le présenter à son père et de l’épouser. De plus se marier sans la présence de son meilleur ami ne la tentait guère, elle tenait à ce qu’il soit présent pour un moment si important, conséquent et capital dans sa vie car s’il advenait qu’elle devienne la femme d’un homme, elle considérait que ce lien se devait être éternel et non pas l’histoire de seulement quelques années, c’était certainement la raison pour laquelle Circée était encore célibataire actuellement … aucun homme n’avait su la faire succomber. «Me marier avec un autre que toi ? Franchement Leandre ça ne m’aurait même pas traversé l’esprit !» lui répondit-elle sur un ton aussi moqueur que complice. S’il avait décidé de la taquiner, il allait devoir faire face aux représailles. Et puis l’occasion avait été trop belle pour s’abstenir d’une telle remarque que son meilleur ami était le seul et l’unique à pouvoir comprendre dans toute sa subtilité et à pouvoir accepter avec le sourire. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison qu’ils savaient autant l’un que l’autre que le seul sentiment présent entre eux deux était l’amitié. Et c’était bien parce qu’il n’y avait aucun doute quant à cela que la fille Paris pouvait se permettre de tenir un tel propos sans prendre le risque que son meilleur ami comprenne de travers. Il était fort heureusement intelligent et perspicace, avec un humour semblable au sien.

    «Raconte-moi tout». Pardon ? Avait-elle mal entendu ? Parce qu’il pensait vraiment qu’il allait tout recevoir sur un plateau d’argent en quelques secondes ? Croyait-il sincèrement qu’en deux semaines à peine elle avait changé au point de lui dévoiler toute la vérité sans une seule devinette ? Circée étant Circée qu’importe la situation, son meilleur ami ne risquait pas du tout mais alors réellement pas du tout d’apprendre toute l’histoire si facilement. «Tout, tout de suite ?» dit-elle avec une voix aussi interrogatrice qu’innocente, démontrant qu’elle se moquait à nouveau de lui mais surtout de la naïveté de ses propos. Sans lui laisser le temps de répondre, elle reprit avec un immense sourire : «Tu as peut-être raté des choses mais pas au point que d’autres changent». Le sous-entendu était aussi explicite que si elle avait clairement dit le fond de sa pensée, en d’autres termes elle n’avait guère perdu le mystère qui la rendait si unique. «Je vais t’aider pour deviner, c’est à propos …» elle marqua un blanc volontaire pour le faire languir d’impatience «hum … d’une rencontre avec quelqu’un que …» elle s’arrêta à nouveau en voyant son meilleur ami très attentif à ses propos «tu as peut-être eu l’occasion de rencontrer également …». Comment vous frustrez par Circée Calypso : en dire le strict minimum … ou presque. Elle ne comptait pas pour le moment lui en dévoiler plus dans la mesure où logiquement Leandre allait immédiatement essayer de trouver dans son propre esprit qui était cette fameuse personne qui avait eu tant d’effet sur sa meilleure amie pour qu’elle lui en parle dès leurs retrouvailles.

    A vrai dire ce n’était pas quelqu’un d’ordinaire, bien au contraire, c’était un homme tout à fait original et unique qui avait su la surprendre. A la fois il émanait de lieu une prestance de guerrier et de héros, mais il avait également un esprit très subtile et de l’humour, avec en plus de tout ça un charme qui ne l’avait guère laissé indifférente. Elle avait eu à de multiples fois l’occasion de le voir, de croiser son regard pendant quelques secondes, avant de pouvoir enfin lui adresser la parole. Certes ce n’était encore qu’une connaissance mais c’était la première fois qu’elle s’était sentie si bien avec une personne autre que ses ami(e)s. Pourtant elle n’avait pas l’impression d’en savoir terriblement sur lui, au contraire c’était l’inverse, mais comment dire … elle n’attendait qu’une chose c’était de pouvoir en apprendre plus et découvrir qui il était réellement ; parce qu’au fond c’était un personnage complexe, par exemple tout en étant prévisible par sa prudence excessive, il demeurait totalement imprévisible par son comportement … ces deux caractéristiques opposées en lui démontraient de la difficulté à le cerner. Mais allez savoir pourquoi, Circée était certaine que Leandre avait ne serait-ce qu’une fois parlé avec cet homme pour la simple et bonne raison qu’ils étaient dans un domaine commun, celui des armes. C’est vrai qu’ils ne se ressemblaient pas au niveau de la personnalité ayant chacun un caractère distinct de l’autre, mais il y avait de fortes chances pour qu’ils s’entendent tout de même … enfin c’était l’instinct féminin de Circée qui pensait cela
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MessageSujet: Re: Par Zeus tu as osé partir sans me prévenir ?! [Leandre]   Ven 3 Déc - 15:41

    Bon d'accord, ça avait été naïf de croire un instant qu'elle lui révélerait tout en deux minutes, sans faire de mystère. Si elle l'avait fait, Leandre aurait tout de suite pensé que quelque chose clochait. La Circée qu'il connaissait jouait aux devinettes et faisait payer son absence en le faisant languir. Ce n'était donc pas son genre de tout dire dans la seconde. D'autant plus qu'elle l'avait disputé quelques instants avant. Leandre pouvait espérer, rien ne se passerait. Qu'elle ne souhaite pas lui raconter l'histoire maintenant ne le dérangeait pas. Il avait pris l'habitude. Cela faisait une quinzaine d'années qu'ils se côtoyaient. Il avait appris à prendre son mal en patience et à l'agacer en faisant des blagues pourries afin de la faire craquer. Ainsi, elle lui disait tout et les devinettes cessaient. Cependant, il était injuste que lui, soit forcé de raconter son histoire dans les moindres détails dès qu'elle le souhaitait alors qu'elle pouvait faire la mystérieuse avec son regard brun. Il se laissait toujours avoir. Circée était démoniaque. Un ange envoyé sur terre par les dieux pour l'embêter et le réprimander comme une mère. Croisant le regard de cet ange en mission, Leandre ne put réprimer un sourire. Dans son regard, il vit qu'elle allait lui faire payer son absence en le faisant patienter autant que possible. Vraiment, elle était démoniaque. Faisant fi de ses réflexions, il se concentra sur les propos de Circée, conscient qu'elle lui demanderait ce à quoi il pensait si elle le voyait songeur. Il ne fallait pas être une lumière pour comprendre qu'elle lui crierait de nouveau dessus ou peut-être qu'elle sourirait, qui sait ? Ce fut de cette manière qu'il sut de quoi il s'agissait. Ainsi, elle voulait parler d'une rencontre. Une personne qu'il aurait été susceptible de rencontrer. Leandre prit un air choqué et balança la première bêtise qu'il lui vint à l'esprit.

    « Serait-ce le vieux romain qui habite au coin de la rue ? Si c'est lui, je refuse catégoriquement que tu le vois ! Je ne peux pas te laisser faire ça, Circée. »

    Peut-être pas la réaction qu'elle espérait mais elle le cherchait avec ces vieux mystères à la noix. Même si il faisait le malin à l'oral, il réfléchissait à l'intérieur. Une personne. Ce pouvait être n'importe qui. Une femme, un homme... Son instinct lui disait que cette personne était plutôt masculine. Ce n'était sûrement pas une femme qui mettait dans tous ces états la Circée qu'il connaissait. A moins que... Leandre lui jeta un regard interrogateur. Nooon, elle ne pouvait pas être attirée par elles... si ? Non, elle ne pouvait pas. Donc, un garçon, un homme. Qui donc ? Elle était marrante elle. Il y avait des hommes partout à Athènes. Ce n'était pas comme si il y avait un homme pour toutes les femmes de la Cité. Si elle voulait parler garçon, amour et tout le toutim, elle avait mal choisi sa personne. Leandre n'avait pas du tout la patience requise pour pareil blablatage. Il était patient mais avait ses limites. Néanmoins, si elle se mettait à parler d'amour, il serait contraint de lui parler de cette femme qu'il avait rencontré quelques jours plus tôt. Contrairement à elle, il n'était pas encore certain de ses sentiments. Comment l'être quand on ne l'avait jamais ressenti auparavant ?

    En effet, trois jours plus tôt, alors qu'il se promenait, il avait failli tomber sur une jeune femme qui sortait de nul part. Elle lui avait fait découvert des lieux merveilleux, des lieux dont il ne soupçonnait même pas l'existence. Elle lui avait redécouvrir Athènes. Des souvenirs de son enfance étaient remontés à sa mémoire. Cette rencontre avait été des plus agréables et il rêvait de la revoir. D'ailleurs, il comptait bien retourner sur le lieu de leur rencontre pour retomber sur elle, par hasard évidemment. Il n'était pas assez idiot pour lui dire qu'il était revenu exprès. Elle prendrait peur. La dernière chose qu'il souhaitait. Il voulait lui parler de nouveau et en apprendre davantage sur elle. Cette jeune athénienne était intrigante. Leandre ne demandait qu'à résoudre cette énigme.

    « Qui est-ce ? Un homme ? Une femme ? Un cheval ? »

    Il avait tout de suite éliminé la piste de l'animal mais si ça se trouvait, elle était tombée en adoration devant un joli petit chien. D'ailleurs, il en avait croisé un dans le quartier il n'y a pas si longtemps. Un petit chien gris sale, probablement abandonné par ses maitres. De notre temps, les propriétaires d'animaux ne pouvaient pas toujours les nourrir. Ils étaient donc obligés de les abandonner. Si Circée se prenait d'affection pour un animal, grand bien lui fasse. Circée et un chien, une pensée bien attendrissante et presque impossible. Pauvre petit chien...
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MessageSujet: Re: Par Zeus tu as osé partir sans me prévenir ?! [Leandre]   Dim 9 Jan - 17:10

    «Serait-ce le vieux romain qui habite au coin de la rue ? Si c'est lui, je refuse catégoriquement que tu le vois ! Je ne peux pas te laisser faire ça, Circée». Quels grotesques propos ! Surtout pour le pauvre étranger qu’avait cité Leandre, ce cher monsieur n’avait certainement pas souhaité être mis en avant sous forme de moquerie dans une banale discussion entre deux amis qui pouvaient enfin se retrouver après une longue et pénible durée sans aucune nouvelle de l’un et de l’autre. Le pire n’avait pas été de devoir attendre aux yeux de la jeune femme … à vrai dire pendant l’absence de son meilleur ami, elle avait principalement souffert de l’ignorance. Ne pas savoir s’il allait bien, s’il était en bonne santé et s’il arrivait à garder un bon moral … ne pas savoir s’il était toujours en vie et si oui quand aurait-elle enfin la chance de le revoir ? Si Leandre avait souffert pendant les combats, à cause des multiples blessures sur son corps, nul doute que Circée n’avait pas été épargné mais contrairement à lui, elle avait été victime d’une autre forme de douleur … une douleur insoutenable qui ne dormait jamais et qui semblait ne pas se mourir, comme si au fur et à mesure des jours elle amplifiait jusqu’à ce qu’elle devienne terriblement destructrice pour la personne qui devait la supporter encore et toujours au point même qu’elle ait des répercutions physiques … c’était la douleur morale.

    Malgré toutes les fois où la jeune femme l’avait côtoyée, rien ni personne n’arrivait à l’adoucir car elle avait une force redoutable et bien trop sous-estimée par ceux qui ignoraient sa puissance. Alors si restez sagement à patienter dans l’ignorance vous semble facile à effectuer comme action, c’est que vous n’avez jamais aimé quelqu’un qui est parti à la guerre … certes Circée a toujours gardé la tête haute et le silence sur sa propre souffrance même lorsqu’on lui a proposé une épaule sur laquelle pleurer, une main pour la soutenir, une oreille pour l’écouter, mais c’était pour la simple et bonne raison qu’elle refusait de baisser les bras et qu’elle avait trop peur qu’en parlant de cette douleur qui la hantait comme un esprit, cette dernière ne lui volerait ses dernières lueurs d’espoir tapis au plus profond de son être. Vous imaginez ainsi le bonheur que pouvait ressentir à chaque fois la fille Paris lorsqu’elle voyait revenir du combat l’un des hommes qui comptaient le plus dans sa vie, mais vous imaginez aussi la colère qu’elle pouvait ressentir lorsque son meilleur ami ne courrait pas frapper à sa porte pour la prévenir qu’il était sain et sauf. Ce pourquoi la crise d’hystérie précédemment faîte par Circée elle-même démontrait de sa forte affection à l’égard de Leandre, et aussi moqueur pouvait-il se montrer par moment, il n’en restait pas moins son plus fidèle et grand ami.

    «Si c’était un cheval, il serait un étalon. Et si c’était une femme il serait Aphrodite» dit-elle en démontrant du charme évident que possédait la personne de sexe masculin dont elle parlait. Mais la fille Paris ne put s’empêcher d’éclater de rire à l’idée d’imaginer le vaillant et talentueux guerrier avec de longs cheveux et des manières propres à la magnifique déesse de l’amour. «Ou plutôt Athéna … oui elle reflète plus sa personnalité, enfin le peu que j’en connaisse sur lui». Evidemment elle se moquait ouvertement des questions de Leandre, puisqu’il en faisait de même. Comme si elle allait lui parler d’un cheval ! Ou même d’une femme alors qu’il savait pertinemment qu’elle était attirée par les hommes. De plus, si elle en venait à parler d’une de ses rencontres le jour de leur retrouvaille, c’était que cette nouvelle connaissance avait réellement eu un grand effet sur elle et quand bien même une femme pourrait la surprendre par un de ses talents surnaturels, son meilleur ami la connaissait assez bien pour savoir qu’elle était sensible aux charmes masculins. «C’est un indice ça … je ne l’ai jamais rencontrée avant, pourtant sa réputation le précède» répliqua t’elle en adressant à son ami un de ses sourires angéliques qui avait le don de frustrer son interlocuteur dans des moments pareils de devinette. «Roh que tu es mauvais joueur … je vais t’aider une dernière fois, il est dans le domaine des armes». Alors là elle lui avait dévoilé une information qui était aussi importante que si elle lui avait clairement dit de qui il s’agissait. En effet, grande réputation plus domaine des armes ne pouvaient donner qu’un unique résultat très évident, et nul doute que Leandre allait rapidement le trouver, ce n’était pas chose difficile étant donné que la ville d’Athènes ne regorgeait que d’une personne qui correspondait à ce qu’en disait Circée. Après il était possible que son meilleur ami n’ait jamais rencontré le guerrier dont elle essayait de lui faire deviner l’identité, mais elle avait l’intuition qu’au contraire, ils avaient eu l’occasion de faire connaissance ... ne serait-ce qu’une fois.
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MessageSujet: Re: Par Zeus tu as osé partir sans me prévenir ?! [Leandre]   Sam 29 Jan - 21:24

Les devinettes, une belle invention. Elles permettaient de faire travailler l'esprit et prouvaient de l'intelligence d'une personne. Dans un contexte propice, elles provoquaient des rires et des chamailleries. Mais à ce-moment là, Leandre aurait aimé que cette invention n'ait jamais été créée. Circée avait beau être gentille, cela n'empêchait pas que ça en devenait lourd. Malgré tout, il assumait. Il voyait là une conséquence de son absence. Si il avait été aux côtés de son amie ces derniers jours, aucun doute qu'il aurait rencontré la personne dont elle lui parlait. Cette devinette, il le prenait comme si il s'agissait d'une punition. Néanmoins, il était décidé à embêter lui aussi Circée. Partant d'une mauvaise volonté, le capitaine poursuivit dans son hypothèse. Pour lui, la personne dont lui parlait l'athénienne ne pouvait être qu'un cheval. Tous les indices qu'elle donnait concordaient. Elle le définissait comme un étalon, le comparait à une déesse ce qui voulait dire qu'il était beau, si sa réputation le précédait cela voulait dire qu'il avait déjà fait ses preuves et elle le disait dans le domaine des armes. Il était connu que les chevaux étaient utilisés par les plus riches lors des campagnes militaires. Elle était donc tombée amoureuse d'un cheval. Leandre fit une moue dubitative. Sa Circée s'était-elle transformée en amoureuse des bêtes depuis son départ ? Pourtant, il continua sur sa lancée. Il n'avait aucune envie de faire d'effort comme Circée n'en faisait pas. « N'est-ce pas ce je disais ? Il s'agit d'un cheval ! » Il croisa le regard brun de sa jeune amie. Bon d'accord, ce n'était pas ça. De toute manière, il y avait peu de risques pour qu'elle achète un cheval. Elle avait beau être riche, la richesse ne suffisait pas pour apprendre l'équitation et pour aimer monter sur un animal.

Prenant un air de réflexion. Une bonne réputation, travaille dans l'armée, un homme... tout ça lui disait une personne. Il se redressa soudainement. Il fit semblant d'être consterné puis répondit toujours en n'étant pas sérieux. « Hé ! N'essaierais-tu pas de me dire que tu m'aimes ! » Il est vrai qu'ainsi, on ne dirait pas que Leandre était à la tête de toute une équipe et qui devait leur assurer la survie. Il ne ressemblait pas du tout au capitaine qui veillait au bien-être et à la santé de tous ses hommes. En cela, il avait une double personnalité qui lui permettait de faire une séparation entre son travail et sa vie quotidienne à Athènes. Lorsqu'il remettait son plastron, il redevenait l'homme sérieux et responsable. Mais quand il était avec ses amis, il était libéré de ses responsabilités. Pour lui, c'était une manière de couper à la brutalité de son travail. De plus, il retrouvait sa jeunesse qu'il avait mis de côté en entrant dans l'armée, sans pour autant régresser dans le temps. Il devenait juste le jeune adulte qu'il devrait être. Il comprendrait si, un jour, on s'étonnait qu'il puisse être capitaine avec un caractère pareil. « Tu sais que je t'aime ma chère Circée, mais tout de même. » D'accord, il continuait à l'embêter, à ne pas être sérieux mais ça lui faisait toujours plaisir de l'embêter. Circée, il la voyait comme une sœur. Jamais il ne pourrait voir sa meilleure amie autrement que comme une amie. Ses sentiments pour elle ne dépassaient pas ceux qu'un ami pouvait avoir pour l'autre. Et ce, malgré les tentatives de leurs parents. Ceux-ci avaient longtemps nourri l'espoir que ces deux amis finissent ensembles. D'ailleurs, durant leur enfance, il y avait vraiment des espoirs. Sans le fort caractère de Circée et la détermination de Leandre, leurs parents seraient déjà entrain de préparer leur mariage. Ce qui explique pourquoi ils étaient encore célibataires, tout les deux. Un autre détail l'expliquait également. Quand l'un d'eux aura une personne dans sa vie, l'autre le jugera et donnera son avis. En tant que meilleur ami, Leandre s'assurera que l'homme de Circée soit une personne respectable et qui ne la fera jamais souffrir. Après tout, c'était son rôle. Néanmoins, il ne s'interposerait pas entre la relation de l'athénienne. Il se contenterait de donner un avis plus que raisonnable sur l'homme. Avec cette devinette, le moment de rendre son jugement approchait. Si Circée avait rencontré une personne qui lui plaisait, aucun doute que le hoplite ne tarderait pas le rencontrer.

(Désolé du retard et du peu )
(c) présentation du rp made in Orionlegarsquicrieaucopiageetquiembrassesonglaive
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MessageSujet: Re: Par Zeus tu as osé partir sans me prévenir ?! [Leandre]   Sam 21 Mai - 13:02

    Etait-il possible que la guerre abrutisse un homme ? Non, et certainement pas son meilleur ami qui avait prouvé à de multiples reprises, ô combien il était doté d’une intelligence à en faire pâlir plus d’un. Cependant il voilait son visage avec le masque d’un sombre abruti, pour parler franc. Certes il se voulait amusant pour l’heure, mais à vrai Circée commençait à le trouver lourd, et puis ne devait-il pas se faire pardonner ? Au lieu de cela, il la provoquait avec des remarques en tout genre qu’il choisissait subtilement en sachant qu’elle n’y serait guère indifférente, la connaissant extrêmement bien. De plus, le fait qu’il soit incapable de lui fournir la bonne réponse à sa devinette pourtant facile -si l’on comptait le nombre d’indices précieux qu’il possédait à son avantage- commençait à lui être fort désagréable. Faisait-il exprès ? Ou était-il devenu subitement stupide ? De toute évidence la première hypothèse était juste, d’où la mine contrariée de Circée. Quand est-ce qu’il allait enfin se décider à jouer véritablement ? Pas aujourd’hui en tout cas. Cette véritable déplaisante, la chiffonna quelque peu. Il n’avait certes guère perdu son humour, mais elle l’avait connu plus joueur que cela, tant pis elle ferait avec, après tout ce qui comptait à ses yeux était de pouvoir lui parler et surtout se confier quant à cet homme dont elle essayait de lui faire deviner l’identité. Et alors que la fille Paris s’apprêtait enfin à lui révéler le nom du si mystérieux inconnu, Leandre la coupa net dans son élan avec une remarque qui eut un effet imminent puisque Circée éclata de rire. Non pas qu’elle ne l’aimait guère, au contraire il occupait l’une des places les plus importantes dans sa vie, mais il serait complètement dérisoire que ce soit lui le fameux homme qui plaisait tant à la fille Paris. Certes son meilleur ami avait un physique des plus avantageux, il était musclé et possédait un très beau visage, mais jamais elle n’avait eu de sentiments à son égard et jamais elle n’en aurait. Ils entretenaient une relation purement amicale, qui se voulait magnifique dans la mesure où ils demeuraient amis après toutes les années écoulées et toutes les épreuves surmontées. Des sincères amis.

    «Voudrais-tu que je me moque aussi de toi quand tu voudras m’avouer ce que tu me caches ?» lui dit-elle finalement avec un sourire au coin des lèvres. Il ne fallait pas espérer qu’il puisse s’en sortir aussi facilement, elle avait bien décelé la façon dont il se comportement en dépit de son humour légèrement lourd. C'était son meilleur ami, elle savait tout ce qui se passait dans sa petite tête ou presque, et elle était certaine qu'il hésitait à lui dire quelque chose. Certes Circée ignorait quoi et surtout si elle était directement concernée par le fameux secret mais elle avait hâte de le connaitre. Bien entendu, la demoiselle se ferait une joie de se comporter exactement comme Leandre, il n’avait qu’à mieux se tenir ! «Il s’appelle Orion … Orion Attis». L’aveu venait finalement d’être fait. Et elle attendait avec impatiente la réaction de son meilleur ami. Si elle avait craché le morceau c’était pour l’inciter à faire de même quand il se sentirait prêt. Peut-être avait-il aussi rencontré une jolie jeune fille, lorsqu’il était sorti d’Athènes ? A moins qu’elle ne vive au sein de la ville, et que Circée ne la connaisse ? De nombreuses fois elle lui avait présenté ses chères amies, mais d’une façon inexplicable, ses fréquentations ne collaient jamais à la personnalité du guerrier, pourtant il n’avait pas mauvais caractère si l’on faisait abstraction du fait qu’il pouvait parfois se montrer chiant … mais c’était ce qui le rendait si charmant finalement, enfin quand on le connaissait. Peut-être n’était-elle pas la plus objective des personnes pour parler de lui, après tout elle l’appréciait bien trop pour être capable d’avouer qu’il avait de nombreux défauts. Certes elle les connaissait tous mais déjà que penser qu’il était parfois lourd et chiant quand il abusait de son humour lui déplaisait, dans la mesure où elle n’aimait pas critiquer les gens qu’elle aimait, elle n’était pas du tout prête à dire qu’ils n’avaient pas que des qualités. En effet, la demoiselle était l’une des personnes les plus subjectives avec ceux qu’elle aimait, autant vous dire que lorsqu’elle parlait aux autres de son meilleur ami et d’Olympe, on aurait dit qu’ils étaient parfaits

    [Désolé mon Lele d'amour de l'énorme retard.
    Je t'aiiimme fort]

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MessageSujet: Re: Par Zeus tu as osé partir sans me prévenir ?! [Leandre]   Dim 19 Juin - 8:03

Il le savait, il s'en doutait. Elle était amoureuse d'un homme mais de qui. Il n'allait pas pouvoir lui donner tous les noms des villageois qui correspondaient à sa description. D'ailleurs, il n'y en avait pas beaucoup. Enfin, qu'en savait-il ? Il n'avait pas l'esprit d'une femme ! Beau comme Aphrodite... qu'est-ce qui était beau pour elle ? En tout cas, il le savait, elle était amoureuse. C'était ce qu'elle essayait de lui dire. Si Leandre était devenu capitaine dans l'armée grecque, ce n'était pas seulement à cause de ses muscles et de ses résultats pendant la guerre. C'était également parce qu'il avait l'esprit vif et stratégique. Il savait anticiper les évènements et il était assez imaginatif pour pouvoir inventer plusieurs stratégies de combat. Même si il jouait les gros lourds en faisant semblant de ne pas trouver la personne dont lui parlait Circée, il se doutait que ce devait être une personne importante. Il la connaissait sa Circée, elle n'était pas facile à vivre et quand elle tombait sur quelque chose qui la transportait vraiment, elle avait ces petits yeux brillants. Cette personne, quelle qu'elle soit, avait fait du bien à sa meilleure amie. Elle était heureuse, cela se voyait ! Et puis, sans ce nouvel homme dans sa vie, Leandre était certain qu'elle aurait été deux fois plus en colère contre lui. Il était certain qu'une fois les présentations faites, il lui vouerait un culte et le remercierait à vie. Grâce à cet inconnu, il venait quand même d'échapper à la mort. « Voudrais-tu que je me moque aussi de toi quand tu voudras m’avouer ce que tu me caches ? » Elle avait raison, il n'était pas respectueux. Elle essayait de parler sérieusement et lui, il se moquait. Rien n'était plus dur que d'avouer que l'on était amoureux. Elle avait fait un pas important en le lui disant. Lui n'était même pas capable de respecter son annonce. Poussant un soupir, il hocha la tête. Elle pouvait être sûre qu'il ne recommencerait plus. Promis juré. Cependant, la fin de sa phrase prit tout son sens quelques secondes après. Comment ça, lui avouer ce qu'il lui cachait ? Qu'est-ce qu'il lui cachait ? Le visage de Pandora s'imposa dans son esprit. D'accord, peut-être lui cachait-il quelque chose mais il n'était encore certain de rien avec cette jolie athénienne. De plus, ils ne s'étaient pas revus depuis leur rencontre. Si cela se trouvait, il avait eu une hallucination. C'était tout à fait possible. « Mais que racontes-tu ?! Je n'ai rien à dire. Dis-moi plutôt comment s'appelle cet homme. » Il ne lui dirait rien aujourd'hui, rien demain et rien d'autre après-demain. Tant qu'il n'aurait pas recroiser la jeune femme, il ne serait sûr de rien. Si cela se trouvait, Circée allait le prendre pour un fou alors autant abandonner. De toute manière, que pouvait-il bien lui dire : ''J'ai rencontré une femme dans un champ''. On faisait mieux, tout de même. Il préférait encore que l'on parle de l'amour de sa meilleure amie. Leandre se concentra sur son visage. Après quelques secondes de suspens et une légère hésitation, l'identité sortit de sa bouche.

« Il s’appelle Orion … Orion Attis ». La bouche du soldat s'ouvrit sans qu'aucun son ne sorte. Attendez, elle venait bien de dire Orion Attis ? Le même homme qui s'occupait de la formation des futurs hoplites. Celui-la même qui le détestait ? Non, non, c'était impossible. Impossible. Qu'est-ce qu'il allait bien pouvoir répondre à son amie qui attendait une réaction ? Il ne pouvait pas pousser Circée dans les bras de cet homme alors qu'il était capable d'avoir de la rancune pour les autres. Mais en même temps, il ne pouvait pas l'empêcher de le fréquenter. Si il la rendait aussi heureuse, pourquoi Circée se priverait-elle de sa présence ? Oh et puis mince, pourquoi ils se sont rencontrés ces deux idiots ? Ils auraient très bien pu vivre toute leur vies sans se rencontrer, comme ça, aucun problème pour Leandre mais il a fallu qu'ils se voient pendant son absence. Parce qu'elle attendait une quelconque réaction, il laissa échapper un son. « Ah... » Ce n'était peut-être pas le genre de réaction qu'elle attendait de sa part. Après tout, il était son meilleur ami, il aurait dû se réjouir qu'elle ait rencontré un homme qui la rende heureuse ou qui l'ait à ce point marqué. Cependant, il n'arrivait pas à se réjouir. C'était d'Orion dont elle était amoureuse. Orion ! Le gars qui l'avait défié alors qu'il était blessé, celui qui le méprisait et le dénigrait sans cesse. Dire à Circée qu'elle pouvait se lancer dans une relation avec lui serait complètement impossible. Il ne pouvait pas donner sa bénédiction. A quoi ressemblerait la vie de la jeune femme avec un époux pareil ? Hé ! Mais il s'emballait. Si cela se trouvait, il avait fait une bourde devant elle et elle voulait simplement se moquer d'Orion. Mais oui, c'était ça, il se faisait des idées. Elle allait le rassurer, évidemment. Il n'y avait rien entre eux. Comme si il venait de se réveiller d'une longue nuit, Leandre eut une seconde réaction. « Euh... wow, Orion... Que ressens-tu pour lui, exactement ? » Ne pas s'avancer avant de connaître tous les détails.

[Presque un mois après, je te réponds enfin ! Désolé ma CC d'amùùr ]
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MessageSujet: Re: Par Zeus tu as osé partir sans me prévenir ?! [Leandre]   Mer 6 Juil - 15:06

    Waouh. Circée s’était attendue à toutes les réactions possibles de la part de son meilleur ami. Elle l’avait imaginé en colère, surpris, déçu, heureux, euphorique mais certainement pas … comme … ça. Si silencieux. Elle lui lança un regard empli de curiosité ; ne comprenant guère pourquoi aucun mot n’arrivait à sortir de sa bouche. Ce n’était pourtant pas compliqué de formuler sa pensée, surtout pour Leandre. Il n’avait pas à se sentir gêné avec elle. D’autant plus qu’il était dans son intérêt de s’empresser de dire quelque chose avant qu’elle ne prenne mal son silence et l’interprète d’une mauvaise façon. Finalement, il s’exprima. Et finalement, elle aurait peut-être préféré qu’il se taise. Le très clair «Ah» en disait trop à son goût : Ah lui ; Ah cet homme et pas un autre ; Ah tu apprécies ce genre d’athénien ; Ah c’est désolent ; Ah je m’en tape. Elle fut assez contrariée. N’était-il pas censé en tant que meilleur ami, avoir un peu plus de joie à exprimer face à la confidence qu’elle lui avait faîte ? A moins que Leandre ne lui cachait quelque chose de plus. Peut-être qu’il connaissait Orion ? Et surtout qu’il ne l’aimait pas ? Elle n’avait guère pensé à cette hypothèse en lui révélant l’identité du fameux inconnu. Mais maintenant qu’il réagissait ainsi, la fille Paris commençait sérieusement à se poser la question. Alors qu’elle allait répliquer, il la devança. « Euh... wow, Orion... Que ressens-tu pour lui, exactement ? ». Il ne lui en fallut guère plus pour être certaine qu’il y avait un souci entre les deux guerriers. Bien curieuse de savoir lequel et surtout la raison, elle allait essayer de le découvrir. Mais avant toute chose, il était nécessaire qu’elle mette les choses au clair concernant son aveu à Leandre. «Wow tu vas vite ! Je le trouve simplement attirant et … et j’ai passé un bon moment en sa compagnie». Sincèrement, Circée ignorait si elle ressentait quelque chose en dehors de cette attraction. Des sentiments à son égard, en avait-elle ? Bonne question. La demoiselle l’ignorait. Et puis elle avait à peine eut le temps de faire sa connaissance, pour ainsi discuter avec lui quelques heures et de le découvrir plus. Sans aucun doute, elle se voulait réceptive au charme du guerrier mais ils appartenaient à deux mondes qui ne se ressemblaient guère. Elle vivait dans un univers luxueux et superficiel, celui d’Orion était plus modeste et plus réel. Ils n’avaient même pas pu s’apprivoiser. Ils s’étaient contentés de parler ensemble pour la première fois, d’échanger des avis, de provoquer un peu l’autre et de se prouver qu’ils étaient différents.

    «Je ne sais même pas ce qu’il pense de moi. Enfin si, certainement me trouve t-il très enfantine. Mais pourquoi ai-je l’impression que cette révélation ne t’enchante guère mon cher ?» lui demanda t’elle. Son regard était tellement lourd de sens qu’il posait une pression supplémentaire à Leandre. Cette fois-ci pas d’échappatoire et d’un simple «Ah» ; elle voulait une réponse, une vraie, pas un son bateau ou un wow. «Tu ne l’aimes pas, je me trompe ?». Quelle belle question oratoire. Non seulement Circée n’était point habituée à avoir tort, mais de plus elle était certaine cette fois-ci d’avoir raison. Comme toutes les autres à vrai dire. Elle désirait une explication longue et détaillée, parce qu’elle avait horreur de devoir se contenter de quelques mots qui se succédaient dans une phrase quand elle attendait un roman. Tout du moins, façon de parler. Chiante, elle l’était. A certains moments, pour certaines choses avec certaines personnes. Son frère vous dirait plutôt non que oui, parce qu’il aimait énormément passer du temps en sa compagnie malgré la protection exagérée qu’elle portait à son égard. Sa sœur vous dirait plutôt oui que non parce qu’elle détestait les serments et remontrances que la cadette de la famille lui faisaient sans cesse, une vraie plaie. En présence de Calixte, Circée semblait beaucoup plus adulte et responsable qu’à n’importe quel instant du quotidien. Leandre lui-même le savait, combien de fois avait-il assisté aux disputes et aux débats mouvementés des deux jeunes femmes. Le palais entier en fut témoin à plusieurs reprises, malgré les efforts de Paris pour tempérer les différents de ses filles et pour donner une image majestueuse de leur relation. En vain, depuis tellement d’années la distance spirituelle les séparait. Il n’y avait plus rien à faire, elles avaient choisi des chemins différents à cause de leur personnalité et personne n’était en mesure de changer quoi que se soit à cela. Même son meilleur ami, qui arrivait à venir à bout de milliers d’adversaires lors des batailles, ne faisait pas le poids lorsque le ton s’élevait entre Calixte et Circée. Deux femmes qui ne s’entendent pas, qui vivent dans la même demeure et qui font parties d’une unique famille, est un tableau peu glorieux et redoutable. Parce que l’une comme l’autre était non seulement rancunière mais dotée d’un entêtement à vous décourager, à vous rendre fou, à vous irritez, à vous mettre en colère, à vous abattre. Ne jamais sous-estimer une femme. Première règle de vie.
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MessageSujet: Re: Par Zeus tu as osé partir sans me prévenir ?! [Leandre]   Mer 6 Juil - 19:20

Sa réponse n'avait pas été convaincante ? Et bien tant pis. Que pouvait-il lui dire ? ''Oublie Orion le plus vite possible, ça ne pourra jamais marcher'' ? Il y avait de fortes chances pour que ça ne plaise pas à Circée. Il préférait encore ne pas s'étendre sur le sujet plutôt que de lui dire le fond de sa pensée. Il ne souhaitait pas la faire souffrir ni s'attirer ses foudres. Alors avant de donner son opinion, il préférait encore l'interroger sur la nature de leur relation. Cependant, il aurait dû s'en douter que ça ne suffirait pas à satisfaire l'Athénienne. Circée n'aurait pas été Circée si elle n'avait pas été piquée par la curiosité suite à sa réponse. Apparemment, il en avait oublié des choses depuis son départ. La chaleur avait dû lui faire perdre la mémoire. L'expression qu'afficha la jeune femme lui mit la puce à l'oreille. Ses yeux. Ils montraient clairement qu'elle n'en avait toujours pas fini avec lui. A chaque fois qu'il ouvrait la bouche, il lui donnait une raison de le questionner et de l'embêter un peu plus. Il faudrait qu'il apprenne à se taire, un jour. Bien que l'inquiétude commençait à poindre, Leandre ne s'en préoccupa aucunement. De toute manière, il n'avait plus rien à craindre. Dans ses pensées, il se fichait pas mal de ce qu'elle pouvait penser à ce moment même. C'est sa voix qui le tira vers la réalité. «Wow tu vas vite ! Je le trouve simplement attirant et … et j’ai passé un bon moment en sa compagnie. » Les Dieux l'avaient-il entendu ? Avaient-ils eu pitié de Circée ? Il n'y avait encore rien de fait. Elle n'était pas encore amoureuse. Ce qui voulait dire qu'il ne servait à rien de s'emballer. Un immense poids s'envola. Leandre pouvait être tranquille. Rien à craindre. Orion ne deviendrait pas le mari de Circée dans les mois à venir. Non. Rien de tout cela. Il n'avait même pas à craindre de ce que la jeune femme penserait en écoutant les confidences de l'hoplite. Elle avait juste passé un bon moment avec lui. On pouvait passer un bon moment avec n'importe qui. Autant avec ses amis qu'avec ses parents. Ça ne voulait rien dire. Si seulement Circée savait combien sa réponse rendait heureux Leandre. Bon, il exagérait peut-être un peu dans sa réaction. Le maitre d'armes n'était pas un mauvais bougre. Il était juste jaloux et hautain. Il y avait pire. Non ? Sûrement qu'il était plus gentil avec les autres personnes, donc avec Circée. Ce qui expliquait pourquoi elle avait ce sourire idiot sur son visage. Enfin, visiblement, il n'y avait rien eu d'autre qu'un échange de formalités et d'opinions. Cependant, Orion pouvait se rapprocher de la jeune femme, intéressé par sa fortune et par son évolution dans l'échelle sociale. Si cela était le cas, Leandre allait devoir être vigilant. Étant donné que le maitre d'armes était jaloux, il pouvait être capable de faire cela, non ?

Bon au moins, Leandre pouvait être rassuré. Il ne s'agit juste que d'une rencontre. On ne pouvait pas encore parler de mariage ni d'enfants. Quoique, Circée avoir des enfants, c'était impossible. Elle n'était pas assez maternelle, pas assez mature. Et puis, elle était encore jeune ! Néanmoins, son engouement pouvait aussi cacher de réels sentiments. A la connaissance de l'Athénien, Circée n'était jamais tombée amoureuse alors comment savoir si elle l'était d'Orion ? Si cela se trouvait, elle était amoureuse de ce maitre d'armes et là, il y aurait bel et bien un mariage. Finalement, sa réponse n'était pas rassurante du tout. Elle soulevait même davantage d'inquiétude. « Je ne sais même pas ce qu’il pense de moi. Enfin si, certainement me trouve t-il très enfantine. » Il y avait de quoi s'inquiéter. Elle se faisait du soucis pour l'image qu'elle donnait à Orion. Ce qui signifiait que cela lui importait et donc qu'elle avait des sentiments pour lui. Leandre poussa un soupir. Il était dans le crottin de cheval jusqu'au cou. Sa meilleure amie était amoureuse de l'homme qui ne pouvait pas le supporter. Comment faire plus compliqué ? Et comment allait-il pouvoir être objectif ? Depuis toujours, Circée lui menait la vie dure mais là, encore plus aujourd'hui. Pourquoi avait-il fallu qu'elle choisisse Orion ? Il aurait été beaucoup plus simple qu'elle s'entiche d'un vendeur de chevaux ou d'un marchant de tapis plutôt que d'un maitre d'armes ! Mais que pouvait-on contre l'amour ? Si Apollon avait décidé que ces deux êtes devaient se rencontrer, c'était bien qu'il y avait une raison. Leandre était prêt à supporter l'humeur d'Orion si il était certain que celui-ci prendrait soin de son amie. D'ailleurs, il s'en assurerait la prochaine fois qu'il tomberait dessus. « Mais pourquoi ai-je l’impression que cette révélation ne t’enchante guère mon cher ? » Cela se voyait-il autant que cela ? Évidement, il n'avait rien fait pour cacher son manque d'enthousiasme. D'autant plus que, face à Circée, il ne pouvait rien cacher. Elle le connaissait autant que lui la connaissait. Elle savait reconnaître ses humeurs et aujourd'hui ne trompait pas à la règle. Il haussa les épaules, une manière pour lui de se défiler. Il n'avait pas envie de répondre. Il valait mieux qu'il ne réponde pas, en fait, parce qu'il lui répondrait risquerait de déplaire à la jeune femme.

« Tu ne l’aimes pas, je me trompe ? » Circée n'en démordait pas. Elle voulait savoir ! Si seulement elle savait ! D'ailleurs, elle allait le savoir. Il ne pourrait pas lui cacher la vérité bien longtemps. La connaissant, si il tournait autour du pot, soit elle le forçait à parler, soit elle allait directement voir Orion. Autant tout lui dire maintenant. Leur épargnant ainsi une dépense inutile d'énergie. Son regard se détourna de Circée. Comment lui dire gentiment ce qu'il pensait réellement de l'homme en question ? C'était tout un art qu'il ne maitrisait pas spécialement. Inspirant un grand coup, il débuta sa phrase maladroitement. « Oh si si, Orion doit être une gentille personne. Serviable, attentionné. Mais... » Il hésita quelques secondes. Lui dire la vérité ou mentir ? Finalement, il revint à la raison et décida de lui révéler la vérité tout en ne disant pas tout. Après tout, il s'agissait de sa relation avec le maitre d'armes, cela restait privé. Même si il doutait que cet argument ne suffirait pas à convaincre Circée. « Pas avec moi. » Voilà, c'était dit. Cela avait été plus simple qu'il le pensait. Il avait avoué ce qu'il avait à dire et avait répondu à sa question. Néanmoins, il ne voulut pas enfoncer le maitre d'armes qui semblait si gentil avec Circée. Il préférait ne pas arrêter sa bonne humeur avec une simple histoire de rivalité qui ne la concernait pas. « Je me doute qu'il est différent en ta présence. Il n'aurait pu autant te plaire si il en avait été autrement. »
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MessageSujet: Re: Par Zeus tu as osé partir sans me prévenir ?! [Leandre]   Mer 28 Sep - 0:05

Comment reconnaitre l'amour quand vous n'y avez jamais gouté ? Circée saurait aisément décrire l'affection sincère qu'elle éprouvait à l'égard de ses parents, de son frère et de sa sœur même si avec cette dernière, c'était une affection assez tumultueuse et volcanique, à l'image de Calixte. Il ne lui serait guère plus difficile d'exprimer l'amitié profonde qui la liait à Leandre et de la même manière à Olympe. A vrai dire, elle aurait pu expliquer verbalement la nature de toutes ses relations ... Jusqu'à le rencontrer. Il changeait complètement la donne. Sans le vouloir, il était entré dans sa vie en bouleversant son monde et tout ce qu'elle avait connu depuis sa naissance. La plupart des gens pensaient qu'il n'incarnait qu'une distraction aux yeux de Circée; ils ne considéraient pas qu'une simple promenade dans la colline puissent donner lieu à des sensations, des émotions, des impressions ou pire des sentiments. Et pourtant toute la question résultait en ce dernier mot. La plus concernée doutait souvent de l'exactitude de sa pensée à l'égard d'Orion. En effet, l'homme qui hantait son esprit se nommait Orion Attis, fils d'Icare, maître d'armes reconnu. Avant de le rencontrer, la fille Paris en avait vaguement entendu parler, par des soldats qui vantaient ses cours et son talent. Mais dès qu'elle croisa son regard pour la première fois, ce fut plus qu'un simple intérêt qu'elle eut pour lui. Immédiatement, quelque chose l'attira. Il l'attira. Il émanait de ce personnage une prestance et un charisme qui ne la laissaient pas indifférente. Elle ne mit guère longtemps à le chercher du regard quand elle le savait au palais, en train d'entrainer des hauts membres de l'Assemblée ou tout simplement en train de se chamailler avec Calixte.

Jalouse ? Non pas vraiment. Envieuse ? Oui tout à fait. Elle aurait désiré, à son tour, pouvoir lui parler. Mais préférant ne pas s'imposer à sa sœur et Orion quand ils n'étaient que tous les deux, elle avait choisi de rester discrète et en retrait. Heureusement, Calixte ne revint pas une seule fois attachée à son bras, et ne l'emmena pas dans sa chambre. Au plus grand bonheur de la cadette, qui aurait pu à ce moment-là mal le prendre. Bref, il lui fallut attendre un moment avant d'avoir l'occasion de lui parler. Enfin ! Et quelle rencontre. A la fois platonique, idéale, et audacieuse, impressionnante. Nul doute qu'il avait marqué l'esprit de la belle. Depuis cette ballade au travers de la végétation abondante d'Athènes, elle n'en finissait pas de penser à lui. D'une manière qui en disait long. Elle était désireuse de le retrouver mais son père veillait à ce que ça n'arrive plus ou moins pas. Au plus grand désarroi de Circée. Elle était réellement attirée par lui, l'appréciait et semblait même avoir des sentiments à son égard, mais dire qu'elle l'aimait serait s'empresser. Elle ne savait pas vraiment quoi en penser, ni même si cette affection était de l'amour ou simplement de l'amitié ? Comment faire la différence entre les deux ? Elle avait l'impression d'être une enfant qui découvrait quelque chose de tout à fait nouveau et inhabituel mais qui lui plaisait vraiment. Pas le moins du monde effrayée, elle n'avait certainement pas encore conscience de ce que tout cela impliquait. Souffrir à cause de l'amour ? Elle ignorait ce que c'était. Ses nombreuses relations charnelles -quoi que minimes comparées à celles de Calixte- ne lui avaient jamais causé du tort. Novice en amour, volontairement ou involontairement ? Un peu des deux. D'une certaine façon, Circée était responsable. Jamais elle n'avait éprouvé le besoin de s'attacher à l'une de ses relations nocturnes. De plus, elle n'en ressentit guère l'envie.

Son meilleur ami n'avait donc jamais eu l'occasion de rencontrer un amant de la fille Paris. Jusqu'à maintenant, il n'eut pas à s'inquieter de l'homme qui épouserait Circée. C'était la première fois qu'il se voyait confrontée à cette situation. Quoi que parler de mariage n'était pas approprié dans la mesure où elle ne voulait surtout pas y penser pour l'instant. Prendre une telle décision l'effrayer par moment. Elle savait qu'il fallait trouver le bon et le garder, cette obligation la gênait car elle avait l'impression que dès lors qu'elle épouserait un homme, elle se retrouverait prisonnière de lui. Cette idée la frustrait et lui déplaisait. Jamais son indépendance ne serait mise à mort. Mais ce n'était pas sa préoccupation actuelle. Leandre était sa préoccupation actuelle. Il semblait non seulement septique mais aussi contrarié et embarassé. Que se passait-il ? Porquoi ne répondait-il pas ? Il donnait l'impression de chercher ses mots ? Ce qui attisait la curiosité de la cadette. Depuis quand prenait-il des pincettes pour lui parler ? Les meilleurs amis se disaient tout sans crainte, alors pourquoi adoptait-il ce comportement inopportun ? Très vite, elle cerna où il voulait en venir. En grande partie lorsqu'il utilisa le terme 'mais' qui en disait vraiment très long. Et là, Circée chuta, tombant de son nuage. Comment ça ils ne s'aimaient pas ?

Le premier homme qui semblait gagner une importance sans équivoque à ses yeux ne s'entendait pas avec son seul et unique meilleur ami ? En effet, ce n'était pas pour plaire à la fille Paris mais à vrai dire, elle comprenait pourquoi. Deux hommes avec deux égos, qui travaillent tous les deux dans le domaine des armes et qui sont très doués. C'était évident que soit ils allaient s'apprécier ou soit se détester et non pas acquérir une relation qui stagnerait entre ces deux stades. Ce qui amusait Circée malgré cette révélation, ce fut les mots qu'utilisa Leandre pour qualifier Orion. Il avait omis de dire qu'il était taquin, provocant, audacieux, insolent, renfermé, et tellement imprévisible. Certainement n'avait-il pas voulu l'offenser. «Tu sais mon ami, il n'est pas différent en ma présence mais fidèle à lui-même. Certainement a t-il du faire un effort pour se maintenir, mais il s'est comporté de manière franche et osée, comme personne ne le fait avec moi, pas même toi. Tu es encore plus raffiné que lui. Je croyais que ce n'était pas possible. J'avais pourtant tort. Il a même failli me trancher la gorge. Mais c'était pour se prouver qu'il maitrisait la situation». Leandre était actuellement le seul au courant de cet 'incident'. Heureusement. Il ne fallait pas que ça tombe dans n'importe quelle oreille. Sinon Paris ferait immédiatement exécuter le maître d'armes. Et en voyant la tronche que tirait son meilleur ami, ni une ni deux, elle répliqua. «Je ne suis pas sérieuse. Il a simplement fait une démonstration avec son glaive. Du calme. Je plaisantais ! Si tu avais vu ta tête». Tant bien que mal, elle essayait de se rattraper. Ça avait l'air de marcher. De toute façon, ce qu'elle lui disait était secret. S'il venait à répéter ses dires, il ferait acte de trahison et c'était impardonnable pour Circée. Elle avait une confiance aveugle en son ami, il devait la préserver. «En faite Orion me plait parce qu'il n'est pas faux. Il ne cherche pas à m'impressionner pour ensuite me faire des avances. Je ne sais même pas si je lui plais». dit-elle sur un air pensif. Mais très vite le bruit de la ville la ramena à la réalité et elle décida de questionner Leandre. «Pourquoi ne vous entendez vous pas ? Est-ce qu'il t'a fait quelque chose ?»


HJ: Tu devrais porter plainte contre moi mon chou, pour cause de retard. Non sincèrement, désolée. Excuse moi pour l'attente monstre :s . Je t'aime
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