[T] De voyageuse à voyageuses [pv]
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 [T] De voyageuse à voyageuses [pv]

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MessageSujet: [T] De voyageuse à voyageuses [pv]   Jeu 25 Nov - 16:27

[HJ : Je tiens simplement à préciser que ce Rp ce déroule, par chronologie, après les évènements de l’Intrigue. S’il y a un problème décelé par les bons soins de l’administrateur, j’apprécierais qu’il m’en fasse par MP afin que je puisse rectifier les détails.
@Artemás, si quelque chose venait à te déranger ou un élément que tu n’aurais pas compris, n’hésite pas à me MP afin que je puisse t’expliquer.
Voilà. Sur ce, bonne lecture à tous.]


De voyageuse
à voyageuses



« Cassandre & Artemás »

BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA


__________________________


Le vent frais porté par les océans était le premier signe de l’approche du solstice d’hiver. Sans oublier la terre qui gelait tranquillement, les récoltes des champs qui étaient toutes cultivées et les toges légères qui s’échangeaient pour des robes plus longues et des manteaux chauds. L’Hiver allait s’installer sur la Grèce et les Athéniens n’échappaient pas à cet acte naturel. Ce devait être un coup dur sur le moral en plus du port détruit et des précédents évènements qui avaient secoué Athènes les précédents jours…
En ce jour, Cassandre avait troqué son armure de cuire habituelle par un épais et long manteau bleu marin et des longues bottes. De plus, elle s’était vêtue d’une robe plus ou moins ample et des pantalons (très peu commun pour les femmes) afin de ne pas être trop gênée dans ses mouvements. Bien qu’elle était vêtue plus chaudement, Cassandre restait tout de même une mercenaire qui devait défendre et honorer ses engagements.

Déjà, l’ancienne esclave s’était engagée auprès d’une dizaine d’hommes et de femmes. Elle leur avait offert ses services, c’est-à-dire c’est talent de mercenaire, de protectrice et de forgeron en échange de dinar et de visite. Ses frères ayant le statu d’esclaves ne pouvaient pas être libérer. Toutefois, Cassandre obtenait le droit de leur voir dès qu’elle le voulait. Une chose bien…
Installée sur une colline près de la cité, la guerrière était déjà levée et brossait paisiblement sa fidèle monture avant d’aller rencontrer quelques-uns de ses engagements.
Lentement, concentré sur sa tâche, elle brossait les poils d’Argos. C’est alors qu’elle entendu les pas de deux ou trois personnages. Sachant qu’elle n’avait pas très bonne réputation à Athènes, il était probable que ce soit des soldats.

« Cassandre ? »
Elle reconnue cette voix et se tourna brusquement. Il s’agissait de son frère, Marcus, en compagnie d’une autre esclave qui tenait entre ses bras, un jeune bébé. Cassandre leur souria amicalement, ne connaissant pas l’identité de la jeune adolescente.

« Marcus ! dit-elle avec surprise. Que fais-tu ici, loin de tes maîtres ? As-tu leur permission ? »
« Ils nous croient en ville, mais nous devions venir te voir avant. »
« Nous ? demanda Cassandre en regardant la fille et l’enfant. »
« Cassandre, je te présente Megane. Et voici Ephiny, notre… notre fille. »

Abasourdi, Cassandre laissa la brosse tomber et elle les regarda d’un air presque choqué. Elle mesurait toute l’étendu la gravité de la situation avec fatalité.
La mercenaire leur offrit une grimace et s’exprima finalement, presque sans mots :

« Vo… vo-votre fille ? »

Tel un père fier, Marcus encadra les épaules frêles de Meg avec sourire et il répondit avec dignité :

« Oui »

Cette attitude la choqua. Elle était à une bonne distance d’eux, cependant, ils parvenaient presque à ressentir le semblant de fureur qui l’envahissait. Meg recula et Marcus s’avança et son visage si confiant devint inquiet.

« Est-ce que vous réalisez le danger qui vous menace vous… et votre fille ?! »
« Oui, nous en sommes parfaitement confiant, dit le jeune esclave, c’est pour cela que nous sommes venu te voir, avoua le jeune frère à contrecœur. »
« Laisse-moi deviner, commença Cassandre qui s’avançait vers eux d’un air exaspéré, tu es venu, ce matin, conscient que cette nouvelle me mettrait dans une situation délicate, pour me demander de veiller sur ta « femme », ta fille et toi. Tu étais persuadé que ta chère, grande, courageuse et surtout protectrice sœur accepterait cette requête… elle s’arrêta face à lui. Puis, balançant une main vers le ciel, elle poursuivit : Sauf que ce que tu ignore, Marcus c’est que j’ai déjà 3 personnes à surveiller, quatre hommes à défendre deux commerces à services et tout ça, en échange de quelques miséreux dinars ! s’écria la mercenaire en colère. Cette colère inquiéta le bébé qui commença à pleurer. On connaissait déjà le très peu de patience qu’avait la jeune femme, alors autant dire que le regard que jeta Cassandre à Meg la fit rougir de peur. »
« … Marcus souria nerveusement et expliqua : Non, en fait, je pensais que l’on pourrait… te… te confier Ephiny. »

Cassandre le regarda et secouant négativement la tête, souriant bêtement. Elle regardait le paquet rose que portait Meg dans ses bras avec panique. Non non non, pas question de s’encombrer d’un bébé en plus.

« Ohhh non non non, commença Cassandre. Il n’est pas question que je m’encombre d’un enfant… Marcus lui jeta un regard attendrissant et Cassandre tenta de se justifier. Mais tu sais très bien la vie que je mène Marcus ! Ce bébé serait en danger. Il… pardon elle serait toujours confrontée à de la violence… et… je ne sais pas du tout comment m’y prendre avec les enfants ! »
« Cassandre… »
« Non. Il n’en est pas question. »

*

Cassandre se promenait dans les rues d’Athènes. Attachée à son bras, il y avait la bride de son fidèle Argos qui la suivait docilement tandis que ses bras tenaient un petit paquet vivant… Elle n’avait pas été en mesure de leur refusé cette faveur. Mais ça ne lui fessait pas plaisir du tout. Elle avait maintenant une fillette pour compagne de voyage… Marcus et Meg lui avaient donnés quelques dinars pour qu’elle puisse acheter des vêtements plus chauds à Ephiny en plus de quelques accessoires qui faciliterait la vie de Cassandre.
Elles étaient donc au marché afin de trouver de quoi habiller l’enfant qui pour l’instant n’avait qu’une épaisse douillette de fourrure pour la recouvrir.
Il y avait plusieurs petits commerces pour vêtements, mais l’ancienne esclave n’avait pas envie de sa casser la tête, elle entra donc dans la première boutique qu’elle eut aperçu laissant Argos derrière elle.
Jetant un coup d’œil aux vêtements, Cassandre grimaça :

« Ils sont affreux ses vêtements. Même un âne ne voudrait pas les porter. »

La petite fille s’esclaffa et Cassandre laissa un sourire un coin la prendre :

« Drôle d’image n’est-ce pas ? »

C’est là que la guerrière prit le temps d’observer la gamine qu’elle tenait dans ses bras.
Elle avait deux yeux d’un bleu éclatant, tout comme son frère. Cependant, elle avait un nez plus rond, tout comme Meg. Et des petites touffes de cheveux brunes poussaient ça et là. Ephiny semblait déjà âgée de quelques mois… comment l’avaient –ils cachés tout ce temps ? Perplexe, la jeune femme sortit du magasin puis attrapa la bride de son cheval.
Elle continua sa marche et quelques heures plus tard, Ephiny était enveloppée dans un sac rattaché au cou de Cassandre, et elle avait de nouveaux vêtements chauds sur le dos.
Elles déambulaient désormais dans le marché, mais cette fois-ci, en quête de nourriture. La petite gamine commençait à chialer, signe de sa faim qui commençait à la tenailler. De son côté, Cassandre aussi commençait à mourir de faim.

« Et de la viande, tu aimerais ? »

Le bébé chiala, Cassandra grimaça

« C’est vrai… tu n’as pas de dent. »
Elle aperçu alors un marchand de fruit.

« Ohhh et… et des fruits ? Ça te plairait Ephiny ? »

Elle chiala encore. Un peu trop pour les nerfs de Cassandre :

« Mais que tu veux manger alors ?! »

L’enfant qui chialait toujours déposa sa main sur l’un des seins de Cassandre. Fort malheureusement, elle comprit. Cette fillette ne mangeait pas encore et était toujours au stade du lait. Pourtant, il était impossible pour Cassandre de lui en donner et ce, malgré toute les bonnes volontés du monde. Il lui fallait être mère pour ça, et malheureusement, elle ne l’était pas…

« D’accord… cherchons du lait. »
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Invité.
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MessageSujet: Re: [T] De voyageuse à voyageuses [pv]   Jeu 25 Nov - 21:10

Hj: Et bien voilà! Si quelques choses ne te plaît pas, je changerai! =)
___________________________________

-Artemás, vas faire les courses!
- Pas tout de suite maman, je m’entraîne!
- Tu le feras plus tard car sinon, nous ne pourront pas manger ce soir!
-…. Bon d’accord…
- Viens, je vais te donner quelques dinars.

Je n’avais pas du tout envie d’y aller. Je préférais de loin m’entraîner au combat que d’aller faire les courses. Habituellement, c’était Oloros qui y allait, mais ou il était aujourd’hui, c’était impossible… Je continuai à frapper sur le bout de bois que mon père avait planté au sol pour m’exercer avant de rentrer chercher les dinars. J’y pris aussi mon petit poignard que je dissimulai sous mon long manteau qui recouvrait ma robe blanche. Puis, je partis faire les courses.

**

Une fois arrivé, je me dirigeai vers la nourriture. Gaea m’avait très bien dit ce qu’elle avait de besoin pour le repas de ce soir. J’avais déjà tout les aliments, excepté un : la courgette. Cependant, je ne la trouvais nulle part. C’était impossible qu’il n’en reste plus! Je cherchai encore un peu mais quelque chose me dérangea un peu, et je ne croyais pas être la seule. Au loin, je voyais une femme qui tenait un bébé en pleurs dans ses bras. Je m’approchai d’elle pour m’assurer qu’elle était correcte. Je l’entendu dire qu’elle avait besoin de lait pour nourrir l’enfant. Mais c’est alors que je la reconnue. C’était Cassandre Pryus! Ma mère m’avait beaucoup parlé d’elle. C’était l’esclave qui avait réussit à s’enfuir et à tuer plein de gens ici, à Athènes! J’avais peur d’elle mais j’exprimais une grande admiration envers elle. J’aimerais tant que ma mère biologique puisse pouvoir faire comme elle… Hé! Mais j’ai une idée en tête moi!


Elle ne devait probablement pas savoir ou était le lait car elle était du côté des légumes et fruits. Je savais très bien qu’elle savait ou se trouvait Rome et qu’elle y restait pour la plus part du temps car ici elle n’était pas la bienvenue. Je pourrais donc faire une pierre deux coups!!



-Eum, excuse-moi, dis-je en lui tapotant l’épaule pour qu’elle se retourne vers moi.

Elle le fit. Mon cœur cessa de battre. Cette femme, celle en qui j’avais tant d’admiration, qu’on m’avais souvent parlé et dit de craindre, était face à moi et me regardait. Je la regardai droit dans les yeux. J’étais si intimidé par son regard que j’avais peine à parler. Je respirai profondément et après quelques instants, je dis :


- Tu es belle et bien Cassandre Pryus, je me trompe?
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MessageSujet: Re: [T] De voyageuse à voyageuses [pv]   Ven 26 Nov - 15:28

[HJ : Puisque tu sembles avoir choisit de rédiger tes réponses à la première personne du singulier, je tente aussi. Ça rendra une lecture plus uniforme et ça facilitera la lecture pour toutes les deux ou tout autre membre qui suit nos aventures. J’espère donc m’adapter rapidement et surtout que ma réponse te plaira.]



___________


Très honnêtement, je n’étais pas la femme faite pour avoir des enfants. D’abord, je n’avais aucune patiente. Et avoir ce petit paquet attaché à mon cou, s’agitant, réclament de la nourriture, ça m’exaspérait. Je n’étais pas une vache, je ne produisais pas du lait à volonté. Ensuite, je possédais toute les caractéristiques imaginables, excepté de la douceur. Non mais c’est vrai, je n’étais pas habitué à témoigner un semblant de maternité envers un enfant, qui plus est, n’était pas le mien. Certes, lorsque mes frères et moi avions vécu dans notre village, je m’’étais montrer plus douce. Mais c’était bien avant toutes les épreuves que j’avais vécu.
Ephiny continuait de se plaindre, ne me laissant pas d’autre choix que de la bercer un peu afin de la calmer. Sauf que mon visage ne devait pas être des plus rassurants, car un marchand nous jeta, à Ephiny et moi, un regard inquiet. Impatiente, tiens pour changer, je l’ai dévisagé avant de lui lancé :

« Qu’est-ce que tu regarde toi ? »

Intimidé, il a baissé les yeux et à continuer à couper ses fruits avec empressement. J’ai soupiré tout en regardant Ephiny qui avait cessé de chialé un instant pour me regarder. Franchement, elle aurait très bien pu m’attendrir un instant avec un regard tel que celui-là. Cependant, je ne pouvais pas m’avouer vaincu par le regard d’un enfant. Ah ça, non, jamais ! J’étais Cassandre Pryus quand même.
C’est alors que j’ai sentit quelqu’un me tapoter l’épaule. J’ai froncé les sourcils tout en me tournant, cherchant à savoir qui pouvait bien vouloir s’adresser à moi. Il s’agissait peut-être de Thyra, si tel était le cas, elle pourrait sûrement m’apporter de l’aide.
Mais c’est une tout autre personne que j’aperçu. Il s’agissait d’une jeune fille, peut-être même d’une adolescente. Elle avait de long cheveux blonds et des habits tout aussi chauds que les miens. Je ne sais pas pourquoi, mais je la comparais déjà à un ange. N’était-ce par la couleur de ses cheveux ou sa robe blanche; elle ne paraissait pas dangereuse. Je lui ai adressé le même regard hautain qu’on me connaissait.

« Tu es belle et bien Cassandre Pryus, je me trompe? »
« Hmmm, dis-je tout en la regardant de la tête au pied. Ce devait être une jeune femme en quête d’aventure peut-être, ou alors une autre personne désireuse d’obtenir mes services. Je ne pouvais pas me permettre de révéler mon identité maintenant. Tout prêt de nous, il y avait des gardes. Jusqu’à présent, on ne m’avait pas reconnu, du moins, on n’avait pas osé m’attaquer à cause de l’enfant que je portais à mon cou. Ephiny me servait de protection et je le réalisais presque trop tard. Je fis une moue hautaine et puis je répondis à la jeune femme : Peut-être. Qu’attends-tu d’elle ? »

Cependant, voilà que les oreilles de certains gardes curieux nous avaient entendus. Derrière le dos de la gamine, j’apercevais quelques gardes qui pointaient en ma direction. Ahhh, génial. Voilà que cette petite idiote attirait les gardes sur moi. Décidément, les dieux de l’Olympe étaient tous contre moi.
Sans prétende que j’avais remarqué les gardes qui s’élançaient dans notre direction, j’ai souri à la gamine.
Je devais faire vite puisqu’ils approchaient rapidement. Argos l’avait remarqué car il commençait à taper du pied. Malheureusement, le marché était beaucoup trop étroit pour qu’Argos puisse se mouvoir avec toute sa grâce naturelle…
Je détachais l’enfant de mon cou puis, je tendis le paquet vivant à cette fille et lui dis :

« Tu veux bien prendre ça s’il-te-plaît ? Lorsqu’elle lui prit, je lui ai tapoté l’épaule et puis un sourire agacé se dessina sur mes lèvres. Ce ne sera pas long, lui dis-je tout en lui tournant le dos. »

J’avais juré à mon frère que je protégerais sa fille. Mais je défends aussi me défendre et maintenant, veiller à ce que cette blonde n’aie rien, car il y avait Ephiny dans ses bras. D’un bond, je grimpai sur Agros qui, se cabrant, s’en alla vers les clairières. Les gardes nous avaient vus et ils montaient sur leur monture pour me rattraper. En fessant cela, je leur disais clairement qui j’étais ou que j’avais probablement quelques choses à me reprocher. Ce qui n’était pas faut, j’avais du sang d’innocents sur mes mains. J’avais tué beaucoup de soldat, privé des tas de femme et d’enfant d’un mari et d’un père. J’avais commis des crimes contre la loi. J’étais une tueuse, une mercenaire. Je n’étais pas quelqu’un de bien…
Argos courrait aussi vite qu’il le pouvait, nous devions nous cacher. Je ne voulais pas tuer, je ne voulais plus tuer. Je devais donc me cacher pour ne pas à combattre.

J’ai laissé Argos en lisière de la forêt afin qu’il puisse s’en aller. Il s’agissait d’une fidèle monture, je savais que je le retrouverais plus tard. Quant à Ephiny, elle ne pouvait pas être mieux qu’avec cette enfant. Avec de la chance, elle ne m’aurait pas suivis, elles ne risquaient rien.
J’avais provoqué ouvertement les hauts placés d’Athènes. C’est-à-dire plusieurs membres de la justice, des hauts gradés de guerre, de riches marchands… Malgré les quelques amis que je possède dans la Cité, jamais ils ne pourraient me protéger de tous ses gardes, ils étaient beaucoup trop nombreux. Surtout depuis les événements du Port. Tout le monde avait les sentiments à fleur de peau. Peut-être même qu’ils me pensaient capable de défier les dieux. Cependant, jamais je n’oserais les défier ouvertement. Je les craignais, car ils étaient en mesure de m’enlever tout les biens qui étaient les plus chers à mes yeux…

C’est alors que j’ai entendu les pleures d’un bébé. J’ai levé les yeux, cherchant à voir ce que cela pouvait être, et lorsque j’ai aperçu cette crinière blonde, j’ai maudit les dieux et je suis sortie d’un buisson pour bondir vers eux. Cette gamine était déjà invivable et je ne la connaissais même pas ! Elle avait le don de se mettre dans des situations gênantes. Les gardes n’étaient pas loin et serraient attiré par les cries d’Ephiny. Soit je me fessais vieille… soit ces situations devenaient de plus en plus difficile à gérer. J’ai tiré la gamine vers moi par les cheveux et je l’ai amené dans les buissons avec moi. Puis, tandis qu’Ephiny chialait encore, j’ai attrapé un fruit ou un légume – peu importe- qui provenait de la bourse de cette adolescente pour le donner à Ephiny. Ça lui fessait quelque chose à mâcher ou à téter, mais tant qu’elle avait la bouche occupée, on ne l’entendait pas…

Les gardes passèrent tout près de nous, et par miracle, ils s’en allèrent sans s’arrêter. Lorsque je n’entendis plus leur bruit de pas, j’ai lâché un grognement mauvais puis j’ai jeté un œil à la jeune fille :

« Je ne te connais pas, dis-je en la regardant, mais tu as une fâcheuse habitude de me mettre dans une situation embarrassante ! Entendant le ton de ma voix qui montait, j’ai respiré profondément pour la regarder et lui demander plus calmement : Comment t’appelles-tu ? »
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MessageSujet: Re: [T] De voyageuse à voyageuses [pv]   Ven 26 Nov - 17:22

HJ: Non c'est parfais! =)
______________________________


-Peut-être. Qu’attends-tu d’elle?

M’avait-elle répondu d’un ton un peu, arrogant. Je la regardai un peu étonnée mais je gardai sourire. Je ne voulais surtout pas la fâchée. Je voulais parler, mais c’est alors que je la vis regarder derrière moi, comme si quelque chose clochait. Mes traits ses froncèrent à mon tour et je me retournai pour voir ce qui se passait. Deux gardes regardaient par ici et nous pointaient. Je me retournai vers elle pour lui demander ce qui se passait, mais elle prit la parole :

-Tu veux bien prendre ça s’il-te-plaît ?

Elle me dona le bébé, non correction, elle me lança presque le bébé pour que je l’attrape de force. J’entrouvris la bouche en fronçant mes yeux, complètement surprise par ce comportement : Ce ne sera pas long, me dit-elle en partant. Je me retournai rapidement vers et dit d’Un ton très peu rassurant : Mais, je fais quoi avec ce bébé?

Je ne crois pas qu’elle eut entendu ma réponse, puisqu’elle est partie sur son cheval avec des gardes qui la poursuivait. Je regardai le bébé qui se mit à pleurer. Je le berça nerveusement en disant :

-S’il-te-plaît! Tout le monde nous regarde! Dis-je en jetant des coups d’œil nerveux aux alentours.

Effectivement, les passagers se retournaient et me dévisageait en me voyant avec ce bébé. Ils devaient probablement être tanné de l’entendre pleurer. Je soupirai et je regardai le bébé à nouveau :


-Si elle croit se débarrassé de toi ainsi, elle se trompe!

Je pris mon panier que j’attachai à mon dos, je pris mon bâton et serra le bébé contre moi puis, je suivis les gardes…

Je tentais de courir le plus rapidement possible pour rejoindre Cassandre. J’ignorais ou elle allait et si elle allait revenir, je ne pouvais donc pas rester là sans rien faire avec un bébé inconnu! Je couru le plus vite que je pus, mais j’avais perdu les gardes. Je cessa de courir pour reprendre des forces et tenter de les apercevoir, mais en vain. Le bébé se remit à pleurer et je dis :


-Ah non pas encore!

Je voulu le percer, mais je vis Cassandre sortir d’un buisson. Fâché, je lui dis :

-Mais qu’est-ce qui….

Je ne pus finir ma question qu’elle m’empoigna par les cheveux et de m’Amener derrière un buisson. Je restai silencieuse jusqu’à ce que les bruits des gardes disparaissent. Une fois les gardes partis, Cassandre relâcha un grognement qui m’inquiéta. Je retournai ma tête vers elle et la regardai, mes yeux remplis d’inquiétude. Je connaissais sa réputation. Je savais qu’il ne fallait pas la contrariée, car sinon, seul les dieux savaient ce qu’elle pourrait me faire…

-Je ne te connais pas mais tu as une fâcheuse habitude de me mettre dans une situation embarrassante !


Je lui lançai un regard de pitié. Elle faisait beaucoup plus peur en vrai qu’en histoire lorsqu’elle était en colère! Je tentai de dire sur un ton avec très peu d’assurance :

-Je s…suis vr…vraiment désolée! Je ne voulais pas!

Elle sembla s’être calmé, du moins, un peu et me demanda :

-Comment t’appelles-tu ?

J’hésitai un peu avant de lui répondre. Mais je le fis :

-Je suis Artemás, Artemás Oloros.

Je la regardai un instant, puis, j’ajoutai sur un ton qui pouvait être comparable à de la frustration :

- Peux-tu me dire pourquoi m’as-tu donné ce bébé? Nous sommes complètement inconnues, et tu me donnes ton bébé? J’aurais bien pu le tué! Tu imagines?
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MessageSujet: Re: [T] De voyageuse à voyageuses [pv]   Ven 26 Nov - 23:29




___________

« Ce bébé ?! Mais… je me suis arrêtée brusquement. Une idée me traversait l’esprit… ainsi que des doutes. Si je révélais la réelle identité de ce bébé, cette adolescente gaffeuse pourrait le révéler aux autres. Les gens auraient des doutes et ses doutes se porteraient sur mes frères… Je ne pouvais pas prendre ce risque. D’un air faussement assuré, je pris, ou j’ai plutôt arraché Ephiny des bras de la dite Artémàs pour lui répondre : Eh oui, c’est bien mon bébé… à mon contact, Ephiny cessa de chialer ce qui m’étonnais presque… Mais je ne pouvais pas laisser cette gamine sans réponse. Du moins, elle ne semblait pas être le genre de personne qui se contenterait d’un emblant d’explication. Toutefois, je ne lui fessais pas assez confiance pour lui dire quoi que ce soit… j’ai donc maugrée un semblant d’explication : Merci toi, euh, pour avoir veillé sur mon… m-mon bébé. »

Je ne lui ai adressé aucun regard. J’étais embrassée, parce qu’elle avait raison. J’ai alors imaginé la réaction d’une vraie mère en temps normal. Et je pense que pour avoir plus de crédibilité, j’aurais dû l’amener avec moi… Seulement, sa vie aurait été en danger. Et si ses gardes avaient eu des arbalètes ? Et s’ils avaient été plus rapides ? Ephiny aurait put être blessée gravement… Argggg je ne suis pas faite pour être mère !
J’ai pincé les lèvres puis j’ai tendu l’oreille afin de m’assurer que les gardes n’étaient plus dans les parages… Chose faite, je me suis levée doucement, l’enfant dans mes bras.
Sans prêtée la moindre attention à la jeune fille derrière moi, je me suis dégagée de ses buissons et j’ai retiré les quelques brindilles encore accrochés aux nouveaux vêtements d’Ephiny. Elle m’adressa même un sourire. J’étais pourtant une parfaite inconnue et elle me souriait. J’ai eu un pincement au cœur, je commençais déjà à m’y attacher…

J’ai amené mes doigts à mes lèvres puis j’ai sifflé afin d’appeler ma fidèle monture qui viendrait nous rejoindre. Il n’était pas question de retourner dans la Cité, à moins bien sûr de vouloir me suicider. Hmmm, très sarcastique comme idée.
Argos ne tarderait pas à nous rejoindre, je devais donc penser à un endroit où aller nous réfugier. Il n’était pas question de passé la nuit dans la clairière, le terrain était trop dégagé et les gardes me démasqueraient aisément. Non, je devrais retourner dans la forêt, c’était le seul endroit où je pourrais facilement me cacher en cas de nécessité. Tandis que je me préparais, je me suis tournée et j’ai de nouveau aperçu cette gamine derrière moi. Elle me regardait avec un semblant d’admiration, de frustration, de peur peut-être ? J’ai grimacé et j’ai haussé un sourcil et demandant :

« Tu es encore là, toi ? Je l’ai dévisagé de la tête au pied à nouveau. Ses habits n’étaient pas ceux des riches de la cité, mais ils n’étaient pas non plus les toges sales habituelles des esclaves. Elle devait donc faire partie de ce que j’appelais la classe moyenne. Dans le juste milieu (bah juste était un grand mot…). J’ai grimacé de nouveau tout en tapotant les fesses de la petite Ephiny qui gazouillait par-dessus mon épaule. Au marché, elle m’avait demandé mon nom. Je n’avais pas voulu lui répondre, et malgré l’absence d’une démonstration de combat, il m’apparaissait clair qu’elle connaissait bien mon identité. Agacé, je lui ai dis sur le même ton brusque qu’on me connaissait, quoi que bas pour ne pas affolée Ephiny et attirée les gardes : Bon très bien tu avais raison, je n’aurais pas du dû te confier ainsi mon bébé parce qu’on ne se connaissait pas, c’est vrai. Mais tu auras sans doute remarqué que je suis un peu occupée et que je ne devais pas risquée la vie de mon bébé. À chaque fois que je prétendais être la mère d’Ephiny, mon ventre se nouait. Quelle sensation étrange. Je n’ai rien laissé paraître, j’ai continué : Mais je savais que tu n’avais rien de menaçant pour l’enfant alors je te l’ai confié. Mais n’imagines pas que cela fait de moi une mauvaise mère, car si je t’avais surprise à lui faire le moindre mal, tu n’aurais plus été en mesure de tenir la moindre chose entre tes bras. Imagines-tu cette image ? J’étais satisfaite sa réaction, car sa peau avait blanchit. J’ai souri et je lui ai tapoté l’épaule : Tu t’en remettras, lui ai-je assurée tout en la laissant derrière moi. »

Argos approchait, j’entendais ses pas sur le sol. Je ne pouvais me tromper. Les gardes étaient plusieurs alors qu’Argos était seul. Le son concordait. Tout les effets nécessaires pour ma survie, c’est-à-dire couverture, quelques instruments de cuisine (je n’aimais pas cuisiner pourtant), et surtout des armes étaient attachés à la selle de ma monture qui les soutenait fièrement. J’ai installé la petite Ephiny dans son sac que j’ai placé sur mon dos puis je lui ai dis :

« Tu es prête pour une petite ballade, Ephiny ? »

Ses petits gazouillements suffirent à me répondre. Lors que j’aperçus Argos, je l’ai monté puis j’ai regardé la jeune fille avec indifférence puis je lui ai dis :

« Que les dieux veillent sur toi et bla bla bla…»

D’un geste négligeant de la main je l’ai salué puis Argos fit demi-tour. Nous fûmes malheureusement contraints de n’utiliser que la marche parce que je craignais beaucoup trop pour la sécurité d’Ephiny. Mais bon… ça occuperait notre journée…
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MessageSujet: Re: [T] De voyageuse à voyageuses [pv]   Sam 27 Nov - 17:16

Hj: Désolée si c'est court :S. Je vais essayer de me reprendre pour ma prochaine réponse!
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-Bon très bien tu avais raison, je n’aurais pas du dû te confier ainsi mon bébé parce qu’on ne se connaissait pas, c’est vrai. Mais tu auras sans doute remarqué que je suis un peu occupée et que je ne devais pas risquée la vie de mon bébé.

D’accord, je pouvais comprendre qu’elle voulait sauver son bébé, certes. Mais de là à le confier à une étrangère, ça jamais! J’aurais très bien pu en faire ce que je voulais de ce bébé! J’aurais voulu lui répliquer, mais en constatent le ton qu’elle avait utilisé pour me répondre, je préférai me taire.

-Mais je savais que tu n’avais rien de menaçant pour l’enfant alors je te l’ai confié. Mais n’imagines pas que cela fait de moi une mauvaise mère, car si je t’avais surprise à lui faire le moindre mal, tu n’aurais plus été en mesure de tenir la moindre chose entre tes bras. Imagines-tu cette image ?

J’avalai ma salive, la regardant avec des yeux énormes et traumatisés et j’hochai rapidement la tête pour lui faire comprendre que j’avais imaginé cette image. Puis, je repensai à cette phrase : Mais je savais que tu n’avais rien de menaçant. Je la suivis et dit :

-Tu sauras que je peux être très dangereuse quand je le veux!

Cela m’avait un peu insultée, je dois l’avouer. Mon but était de me rendre à Rome pour tuer Avérkios, mon père biologique. Je ne voulais pas manquer de crédibilité en disant que je ne venais régler quelques comptes avec lui! Je voulais avoir l’air… menaçante!

Cassandre semblait m’Ignorer. Elle continuait de marcher sans me regarder ni même me prêter attention. Ça ne fessait rien, j’étais habituée! Je me tu et continuai de la suivre.


- Tu es prête pour une petite ballade, Ephiny ?
- Moi je le suis! Répliquai-je en la regardant de haut sur son cheval.

Elle me dévisagea et dit :


-Que les dieux veillent sur toi et bla bla bla…

Elle fît demi-tour et continua son chemin sur son cheval en marchant, probablement du à son bébé. Je la suivais et dit :

-Mais ou vas-tu comme ça?

Peut être que par chance, elle se dirigeai vers Rome et qu’elle pourrait me montrer le chemin?
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Invité.
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MessageSujet: Re: [T] De voyageuse à voyageuses [pv]   Dim 28 Nov - 18:57


[HJ : Désolée mais j’ai décidé d’avancer un peu le RP afin qu’il y ait plus d’action tel que prévu. Si jamais ça ne te plaît pas dit-le moi et je change tout.]



___________


« Moi je le suis ! Avait-elle annoncé lorsque je m’étais adressée à l’enfant. »

Très franchement, cette gamine me faisait rire. Même si je me l’interdisais, j’avais un sourire moqueur dessiné sur mes lèvres tandis qu’Agros, embêté par la lenteur de ses pas, s’avançait tranquillement parmi les arbres et les herbes hautes. J’étais attentive aux bruits de la nature, car je craignais toujours que les gardes qui m’avaient poursuivi auparavant ne reviennent par ici, insatisfaits par leur recherche. À mon plus grand désespoir, cette gamine, comment s’appelait-elle déjà, ah oui, Artemás, me suivait. Je l’aurais devancé si ce n’avait été de la petite Ephiny. J’allais donc devoir me débarrasser d’elle d’une autre manière…

« Mais ou vas-tu comme ça ? »

Même si Argos continuait de marcher, je me suis légèrement penchée la tête pour la regarder… Cette petite idiote était beaucoup plus déterminée que je ne le pensais… j’aime bien. Je ne lui aie toutefois témoigné aucun signe d’attachement, mon air froid et distant était la seule chose qu’elle connaissait de moi jusque là. Je lui ai simplement demandé :

« Et toi… hmmm, Artémás, ou vas-tu ? »

Je ne tenais pas à ce qu’elle me suivre, mais je connaissais déjà sa réponse, malheureusement. Je savais qu’elle me ne me laisserait plus seule bien longtemps. Peut-être allait-elle même me suivre jusqu’à ce que je ne la tue moi-même. Toutefois, cela m’était impossible puisque je m’étais promis de ne tuer aucun innocent…
J’ai pris le temps de l’observer un instant. Mieux que je ne l’aie fait auparavant.
Elle avait de longs et beaux cheveux blonds, ainsi qu’un doux visage. Elle sortait tout juste de l’adolescence selon mes connaissances et son accent prouvait bien qu’elle était une grecque. Ses vêtements étaient légers quoi que chauds pour l’Hiver qui s’annonçait dur. Ses yeux étaient grands et d’une couleur verte, pour ne pas dire bleu.
Cette enfant était plutôt jolie et je ne doutais pas qu’elle eu déjà de nombreux amants. Alors qu’est-ce qui pouvait la pousser à suivre une femme telle que moi ?
Je n’avais pas bonne réputation. On racontait de nombreuses histoires à mon sujet; nombreuses étaient vraies. J’étais cette ancienne forgeron d’origine romaine, aidant son père malade, qui a ensuite élevée ses trois frères à la mort de celui-ci. Puis j’étais devenue l’esclave d’un célèbre seigneur de guerre. Je l’avais rendu aveugle d’un œil et j’avais tué des gardes à la suite de la mort d’Ariane. J’avais été relâché et je fessais mon possible pour survivre.
C’était-là, la vérité. Mais les comptes étaient différents d’une personne à l’autre. J’étais une mercenaire, une meurtrière. Ça aussi, malheureusement, c’était vrai.

Nous continuions d’avancer et Artemás nous suivait toujours. À contre cœur, j’ai grogné puis je lui ai tendu la main. Je fis une moue boudeuse puis je lui ai lancé :

« Très bien, je t’amène avec moi jusqu’à la forêt. Ensuite je te laisserai là… si s’était ce qu’elle désirait, faire un peu de route avec moi, alors autant s’en débarrasser au plus vite. »

Argos tenta à s’y opposer, mais j’ai tiré sur la bride pour lui faire comprendre qu’il n’avait aucun mot à dire. La jeune blonde monta avec moi, et je l’ai sentit s’accrocher à moi.

« Hey, attention au bébé. Lui ai-je dit. »

Nous avons ensuite fait une partie de route ensemble, sans bruit. Je tendais toujours l’oreille à l’écoute du moindre bruit suspect alors que la sentais s’amuser avec Ephiny derrière mon dos. Tant que ça l’occupait et qu’elle ne fessait pas le moindre bruit, ça me convenait.

* * *

Nous nous étions arrêtés. La nuit commençait déjà a tombé et Ephiny était épuisée. Je n’avais pas de lait pour elle et elle mourrait de faim. Elle chialait si fort que les oiseaux s’envolaient dès qu’elle ouvrait la bouche. J’étais à bout de nerfs et je ne savais plus quoi faire. J’essayais tant bien que mal à la faire rire, mais ça ressemble plutôt à une mère impatiente face à un enfant trop exigeant. Décidément je n’étais pas faite pour être mère.
Nous avions établit notre campement entre les arbres, enfoncé dans la forêt. Je ne pensais pas être retrouvée par les gardes. J’avais étendu plusieurs couvertures chaudes, des fourrures et de la laine, sur le sol afin que le tout soit assez confortable pour Ephiny et moi. J’avais retiré la selle d’Argos et je retrouvais tout mes instruments de cuisine devant moi. Un feu de camps avait été allumé et je faisais griller un peu de viande que j’avais chassée la veille. Ce n’était pas digne des grandes tavernes qu’on retrouvait à Athènes, mais ça me convenait.

Artemás s’était installée aussi. Je ne lui avais pas refusé, car la nuit était déjà tombée et je préférais l’avoir près de moi. Je ne voulais pas qu’elle se fasse attrapée, ou attaquer pour qu’ensuite, je sois forcer d’aller la chercher. Elle avait beau prétendre être courageuse et dangereuse, je doutais qu’elle puisse être capable de sortir un chat d’un sac…
L’odeur de la viande cuite me torturait l’estomac tout comme Ephiny avait le sien complètement vide. Je devais trouver quelque chose pour la satisfaire sans quoi elle ne cesserait jamais de pleuré. Jouer à la mère devenait de plus en plus difficile.
Lorsqu’elle commença a pleuré plus fort, j’ai perdu patiente :

« Bon très bien ! »

J’ai commencé à retiré mon manteau, du moins de ne retiré qu’une manche. Je savais bien que techniquement, je ne pouvais pas donner de lait. Mais j’allais quand même essayé. J’ai donc libéré l’un de mes seins puis je l’ai présenté à la petite enfant qui, instinctivement l’attrapa.
Ce fut… intéressant.
Ephiny s’abreuvait d’un lait que je n’étais pas sensé avoir. Elle avalait tout comme si elle n’avait pas mangé depuis des jours. Je me suis surprise à sourire. Doucement j’ai commencé à la bercer.
Tandis que je la nourrissais, un sentiment indescriptible m’a envahit. J’avais le regard baisé sur cette petite créature et un sentiment maternel me poussait même à lui chantonner quelques chansons de mon enfance.
Je savais que la jeune blonde nous regardait probablement. Et je n’aimais pas être regardé. J’avais l’impression d’être dans une position fâcheuse et faible…
Je devais me débarrasser de cette attitude… ce n’était pas bon, ce n’était pas moi. Je me coupais ainsi de beaucoup de relation…
J’ai levé les yeux pour finalement lui sourire.
Oui, je lui avais sourit.
Étonnant presque.
Mais s’était sincère. N’était-ce parce qu’Ephiny m’apportait un grand sentiment de bonheur et d’importance ou le soulagement de finalement ne plus l’entendre pleurer. Je ne sais pas, je ne saurais comment l’expliquer…

« Pourquoi veux-tu m’accompagner, Artemá ? Lui ai-je demandé d’une voix plutôt douce et basse. Bien que je ne veuille toujours pas attirer un curieux vers nous, je ne voulais surtout pas dérange Ephiny qui, tandis qu’elle s’abreuvait, s’endormait tout doucement. Je ne pense pas être la personne idéale. Tu connais ma réputation après tout… »
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MessageSujet: Re: [T] De voyageuse à voyageuses [pv]   Dim 28 Nov - 21:36

Hj: Non c'est parfais ^^
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-Et toi… hmmm, Artémás, ou vas-tu ? m’avait-elle répondu.

En continuant de marcher à côté de son cheval, je lui répondis :

-Moi je me rends à Rome. Je dois aller régler quelques petits problèmes là-bas….

Je ne voulais pas en dire en plus. Après tout, je la connaissais très peu. Et bien, honnêtement, ma mère m’avait beaucoup parlé d’elle. En mal, bien sur, mais j’ai toujours eu de l’admiration envers elle. Lui faire confiance viendrait probablement plus tard… Je continuais de marcher à ses côtés et lui disant tout et rien. Je lui parler un peu de moi, de l’admiration que j’avais pour elle, mais elle ne semblait pas m’écouter. C’est alors qu’elle me coupa alors que je lui racontais une histoire pour me dire :

-Très bien, je t’amène avec moi jusqu’à la forêt. Ensuite je te laisserai là.

Je levai les yeux et lui sourit en attrapant sa main. J’ignorais ou se trouvais la forêt, mais elle allait m’y amener. De là, je continuerai ma route, du moins, j’essayerai… Je pourrais toujours la suivre? Je glissai mes bras autour de sa taille pour ne pas tomber.
-Hey, attention au bébé
- Désolé
, répliquai-je timidement.

Je desserrai légèrement mes bras. Assez pour ne plus étouffer le bébé mais pas assez pour pouvoir tomber. Je baissai les yeux et sourit au bébé. Elle me regarda avec ses grands yeux et me sourit. C’est alors que je me mis à lui faire quelques grimaces et elle se mit à rire. J’ai toujours adoré joué ou m’occuper des enfants.

***

Nous nous sommes promenées ainsi pendant toute la journée avant que la nuit tombe. Je suis descendu du cheval et Cassandre a installé pleins de couverture chaudes au sol. Elle s’est assises et j’ai fais de même. Puis, la petite se remit à pleurer. La pauvre, elle devait être morte de fatigue ou bien de faim… J’ignorais quelle âge avait cet enfant, mais je savais qu’elle n’était pas assez âgée pour manger des aliments solides. Cassandre lui donna alors le sein. Pendant qu’elle lui chantait des chansons, moi, je mangeais un peu de légumes que j’avais dans mon sac. Je n’osais pas touché à la viande que Cassandre s’était faite… Puis, je détournai mon regard vers Cassandre et la petite. Celle-ci leva les yeux vers moi et me sourit pour la première fois depuis notre rencontre. Je lui souris à mon tour et elle commença la conversation :


-Pourquoi veux-tu m’accompagner, Artemás ?

Je cessai de manger et baissai les yeux.

-Je ne pense pas être la personne idéale. Tu connais ma réputation après tout…
-Justement, lui répliquai-je. C’est pour ça que je veux t’accompagner. Contrairement à ce que les gens peuvent ressentir envers toi, moi j’exprime une grande admiration envers toi.

Je baissai les yeux et soupirai. Puis, j’ajoutai sur un ton plus calme et sérieux :

-Ma mère était une esclave si on peut dire…

Ce n’était pas le genre de sujet dont j’aimai parler, mais si je n’en disais pas plus, cela pouvait porter à confusion. Mais bon, cela faisait trop longtemps que je gardais ça en moi, que j’en parlais pas, que je devais le faire. Seulement en croisant son regard, je savais que je pouvais faire confiance à Cassandre. Même si à Athènes, on la connaissait comme étant une meurtrière, une cruelle, j’Étais convaincue qu’elle ne l’était pas, ou du moins, qu’elle ne l’était plus. Après un moment de silence ou j’hésitai, les mots finissent par sortir :

- Elle avait le même prénom que moi. Elle s’est mariée à un inconnu beaucoup plus âgé qu’elle. Je levai les yeux vers elle et poursuivit : Mais cet homme n’était pas un homme honnête. Il était méchant et particulièrement avec ma mère. Il s’est marié uniquement avec elle dans l’espoir qu’elle lui donne un fils et ainsi qu’il puisse hériter de l’énorme fortune de ses parents. Mais tu vois, quand ma mère m’as donné naissance, il m’a abandonné, sans même en parler avec ma mère. Par chance Oloros et Gaea, mes parents adoptifs, m’ont trouvé. Mais à ce qu’ils me disaient, ma mère Artemás se faisait battre par lui, mal traité et tout ce que tu peux imaginer.

Je baisai la tête. Elle ne devait surement pas comprendre pourquoi je lui expliquai ça. C’est pourquoi je poursuis, sauf que cette fois-ci, mon tond e voix était plus fragile :

-Tu dois surement te demander ou je veux en venir avec ça, dis-je en levant la tête vers elle et en lui souriant, les yeux humides : J’aimerais tant que ma mère soit comme toi. Qu’elle se révolte, qu’elle trouve le courage de dire que c’est assez, de pouvoir dire non comme toi tu as su faire!

Je détournai les yeux et plaçai mon menton sur mon poing joint. Les larmes coulèrent à grandes quantités. Depuis des années, c’Était la première fois que je confiais cette histoire à quelqu’un. Je la connaissais très peu, mais j’avais déjà beaucoup confiance en Cassandre.

Je pleurais de colère, de soulagement, de tristesse tout en sanglotant… Je ne disais plus un mot, de toute façon, j’en avais déjà assez dit…
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MessageSujet: Re: [T] De voyageuse à voyageuses [pv]   Lun 29 Nov - 13:58





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Artemás m’avait confié pendant notre petite ballade qu’elle devait se rendre à Rome. Mais je doutais que ses affaires personnelles ne soient pacifistes. Surtout à Rome qui connaissait une période de décadence, de guerre et de souffrance. Mon village avait été détruit, ma maison n’était plus qu’un tas de terre, de bois et de paille incendiée et les souvenirs que j’en gardais étaient amers. J’avais ma propre petite idée quant à sa véritable « mission ». Cependant, je ne pouvais m’y opposé. J’avais moi-même cherché à venger Ariane, mes frères et tous les hommes et les femmes qui avaient été tués injustement…
Nous étions toutes les deux assises auprès du petit feu afin de ne réchauffer, les couvertures que j’avais étendues étaient plutôt utiles. La jeune blonde semble éviter la viande que j’avais mise sur le feu. Pourtant, elle ne devait pas. Même si je ne paraissais pas enchantée par sa présence, je n’étais pas égoïste.
Lorsque j’ai vu ses yeux se baisser lorsque je lui ai posé une question, j’ai froncé les sourcils. Mais ce n’était pas méchant, ce n’était pas hostile. Cependant, j’étais préoccupée par ce changement d’attitude. Artemás ne semblait plus du tout « enchantée » par ce petit voyage. J’avais peut-être, malgré moi, réveiller de vieux démons qu’elle aurait voulu garder cacher. Et ce n’était pas mon intention…
Je continuais de bercer la petite Ephiny qui s’abreuvait toujours du lait miraculeux que je possédais en mon sein. D’ailleurs, j’éclaircirais ce mystère plus tard. La nouvelle sympathie que m’inspirait ma nouvelle amie m’incitait à l’écouter avec attention. Peut-être allais-je pouvoir aider ? Elle répondis d’abord à ma première remarque, à ma première question. Une question qui m’intriguait beaucoup d’ailleurs

« Justement, c’est pour ça que je veux t’accompagner. Contrairement à ce que les gens peuvent ressentir envers toi, moi j’exprime une grande admiration envers toi. »

J’étais touchée par cette confession. Mais ça confirmait mes craintes; j’avais une mauvaise réputation qui s’attachait à mon nom. Je salissais la réputation de mon vieux père décédé et j’attirais surtout de mauvais regards sur mes trois jeunes frères. J’ai adopté une attitude plus douce, moins sévère toujours en écoutant les paroles de ma nouvelle amie :

« Ma mère était une esclave si on peut dire… »

Cette histoire n’allait pas être joyeuse. Et je savais très bien de quoi je parle, j’avais été moi-même une esclave. Pas la meilleure, certes, mais une esclave tout de même. J’avais été battu à de nombreuses reprises, j’avais encore des marques dans le dos. Des lacérations faites par les coups de fouets et les coups de poing des gardes qui n’avaient apprécié mes airs farouches. Les petits yeux verts d’Artemás fixèrent mes yeux et je fus bien obliger d’avouer que cette gamine s’attirait déjà toute ma sympathie malgré tout. Mais qu’est-ce qui m’arrivait ?!

« Elle avait le même prénom que moi. Elle s’est mariée à un inconnu beaucoup plus âgé qu’elle. Mais cet homme n’était pas un homme honnête. Il était méchant et particulièrement avec ma mère. Il s’est marié uniquement avec elle dans l’espoir qu’elle lui donne un fils et ainsi qu’il puisse hériter de l’énorme fortune de ses parents. Mais tu vois, quand ma mère m’as donné naissance, il m’a abandonné, sans même en parler avec ma mère. Par chance Oloros et Gaea, mes parents adoptifs, m’ont trouvé. Mais à ce qu’ils me disaient, ma mère Artemás se faisait battre par lui, mal traité et tout ce que tu peux imaginer. »

Elle avait baissé les yeux et je sentais mon cœur ce serré. Tel que je l’avais prévu, cette histoire n’avait rien de joyeuse. J’imaginais facilement tout ce que sa mère avait put endurer. C’était assez simple, je changeais son visage à la place du sien dans tous mes douloureux souvenirs. Sa souffrance avait été la même que la mienne. Peut-être plus même, car elle avait perdu sa fille alors que moi je n’avais rien perdu sauf mon honneur. Sa voix était tremblante, je savais qu’elle allait pleurer. Tandis qu’Ephiny s’était endormit dans mes bras, je l’ai déposé dans le petit lit que je lui avais fait, fait de fourrure, de tous les tissus que j’avais jugé assez chaud pour la protéger. Et ce, même si je la garderais contre moi cette nuit, je tenais à ce qu’elle plus chaud que froid. Elle baissa la tête et je me suis approchée d’elle, sachant qu’elle n’avait pas totalement terminée.

« Tu dois surement te demander ou je veux en venir avec ça. Elle m’avait dis cela, la voix secouée par les sanglots. Puis, les larmes sillonnant ses petites joues, elle leva les yeux pour me percuter le regard… J’aimerais tant que ma mère soit comme toi. Qu’elle se révolte, qu’elle trouve le courage de dire que c’est assez, de pouvoir dire non comme toi tu as su faire! »

Elle me toucha. Par sincérité et son innocence. Elle pleurait à chaudes larmes alors je me suis approchée d’elle et j’ai doucement levé sa tête à l’aide de mes doigts sous son menton. J’ai baissé mes yeux vers les siens et je lui ai adressé un petit sourire. À la fois navré, à la fois sincère, à la réconfortant. Elle pouvait l’interpréter comme elle le voulait. Je lui alors dis, aussi sincèrement :

« Ta confiance me touche beaucoup, Artemás… Et ton histoire m’attriste beaucoup. C’est malheureusement la réalité pour plus d’une femme dans le monde. Nombreuses sont les esclaves qui ne connaîtront jamais la chance de pouvoir serrer leur enfant dans leur bras… lui ai-je dis. Je me suis approchée d’elle et j’ai continué de lui sourire tout en poursuivant : Et sache que si j’aurais été ta mère, j’aurais été fière de la femme que tu es devenue. »

J’étais sincère encore une fois… Cependant, je devais en venir à ma propre histoire, à me justifier sur mes actes. Je suis donc devenue plus sérieux, mais mes traits étaient toujours aussi doux :

« Sauf que je ne suis pas fière de ce que j’ai accomplie, Artemás. J’ai su dire non, c’est vrai. Mais je n’ai pas su m’arrêter lorsque j’en avais la chance. Mes mains sont couvertes du sang d’une centaine d’innocents. J’ai privé de nombreuses famille d’un fils, d’un père, d’un frère, d’un cousin… j’ai tué des hommes qui, malgré la fureur que j’alimentais envers eux, ne fessait que leur travail, aussi sinistre soit-il. Le meurtre n’est pas la solution, car elle n’apaise pas la colère ou la douleur. J’étais convaincue des paroles que j’avançais car je n’étais pas satisfaite. Tuer tout ses hommes ne m’a pas ramener mes amis, ça ne m’a pas rendu mon honneur et ça n’a qu’augmenter cette colère en moi. »

Elle pleurait toujours. J’ai passé mes bras autour de son cou alors qu’elle s’écroulait contre moi. Je lui ai donné un baiser sur la tête dans un élan de tendresse. J’étais complètement en admiration face à l’innocence de cette enfant. J’étais fascinée par sa pureté. Elle était si petite et au combien si forte. Elle avait probablement gardé cette confession pour elle depuis sa naissance. Elle s’était montrée forte depuis des mois, des années et elle ne flanchait qu’aujourd’hui. J’étais… touchée. J’étais sans mots face à cette situation. Je n’ai que continué de la bercer, et de lui frotter ses longs cheveux d’or afin de la réconforter du mieux que je pouvais…

Les minutes s’écoulèrent, et lorsque je sentie sa peine moins présente, du moins, ses larmes cessaient tranquillement, je lui ai pris la tête entre mes mains et je lui ai souris. Puis, je lui ai dis :

« Mange-donc un peu de viande. Il ne faut pas laisser cette peine envahir ton cœur, il ne faut pas laisser ton corps mourir de faim. »
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MessageSujet: Re: [T] De voyageuse à voyageuses [pv]   Lun 29 Nov - 22:52

Elle s’approcha alors de moi et leva ma tête avec ses doigts. Je la fixai dans ses yeux. D’un bleu clair, si beau qu’il était rare de voir des gens avoir cette couleur d’yeux.

-Ta confiance me touche beaucoup, Artemás… Et ton histoire m’attriste beaucoup. C’est malheureusement la réalité pour plus d’une femme dans le monde. Nombreuses sont les esclaves qui ne connaîtront jamais la chance de pouvoir serrer leur enfant dans leur bras…

C’était malheureusement vrai. Il n’y avait pas seulement ma mère qui vivait ce genre de situation. Les femmes traités ainsi et vivant dans l’inquiétude de savoir ou sont leurs enfants sont nombreuses, et pourtant, personne ne semblent leur porté la moindre attention. Tous semblent ignorer cela, sans vouloir changer quoi que ce soit sauf si cela leur arrive à eux ou à un proche.

-Et sache que si j’aurais été ta mère, j’aurais été fière de la femme que tu es devenue.

Une fois de plus, les larmes coulèrent le long de mes joues. Je tentais de cacher les sanglots, mais en vain, je pleurais de nouveau… J’étais touchée par ce qu’elle venait de dire. Savoir que cette femme était fière de ce que j’étais, malgré le peu de chose qu’elle savait sur moi, me touchait énormément. Aussi, le fait de savoir que ma mère, cette femme dont je rêve de rencontrer, dont j’admire, dont j’ai tant de chose à dire, pourrait être fière de moi me comblerait énormément.

-Sauf que je ne suis pas fière de ce que j’ai accompli, Artemás. J’ai su dire non, c’est vrai. Mais je n’ai pas su m’arrêter lorsque j’en avais la chance. Mes mains sont couvertes du sang d’une centaine d’innocents. J’ai privé de nombreuses famille d’un fils, d’un père, d’un frère, d’un cousin… j’ai tué des hommes qui, malgré la fureur que j’alimentais envers eux, ne fessait que leur travail, aussi sinistre soit-il. Le meurtre n’est pas la solution, car elle n’apaise pas la colère ou la douleur.. Tuer tout ses hommes ne m’a pas ramener mes amis, ça ne m’a pas rendu mon honneur et ça n’a qu’augmenter cette colère en moi.

Je plongeai mon regard dans le sien. Elle avait entièrement raison. Le fait de tuer quelqu’un, qu’il soit mal honnête ou d’une cruauté inhumaine, ne feras pas en sorte de calmer notre colère, au contraire. Et le pire, c’est que le fait d’avoir tué cette personne ne nous amènera rien. Ni notre honneur, ni les gens qu’on aime… Ce qui est fait est fait, et les erreurs commises par de tels hommes ne méritent pas d’être répéter. Il ne fallait pas s’abaisser à ce niveau…. Et c’était maintenant que je comprenais. C’Était suite à ses paroles que je le réalisais que de tuer mon père ne répareras les erreurs commises…

Je continuai toujours de pleurer. Par le fais de m’être confier, d’avoir réalisé que ce que je voulais faire ne servirait à rien, qui sait? J’avais réalisé une leçon bien importante par une femme dont on n’aurait jamais cru. Cassandre Pryus. Cette femme ne semblait pas être celle dont in me parlait. Celle avec qui je discutais n’était pas la femme qui avait tué des innocents.

Je m’approchai alors d’elle pour m’écrouler. Le visage caché dans son épaule, je continuai de pleurer. Elle me donna un baiser sur la tête qui me fît sourire et qui calma ma peine. Je restai dans ses bras ainsi pendant qu’elle me réconfortait durant plusieurs minutes.

Un peu plus tard, elle me dit :


-Mange-donc un peu de viande. Il ne faut pas laisser cette peine envahir ton cœur, il ne faut pas laisser ton corps mourir de faim.

Je lui souris et prit un morceau de viande. Juste avant de le déguster, je dis :

-Merci!

Tous ses sentiments m’avaient donné faim, il fallait l’avouer. Puis, pou changer de sujet, je demandai :

- Quelle âge a-t-elle? Dis-je en regardant le bébé.
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MessageSujet: Re: [T] De voyageuse à voyageuses [pv]   Jeu 2 Déc - 1:20





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« Ahhhh euhh… son âge ? Ai-je demandée tout en regardant en alternance le corps de la petite Ephiny et les yeux clairs de ma nouvelle amie. Je n’avais jamais pensé à l’âge qu’avait véritablement la fille de mon frère. Cette question m’était embêtante, car je ne devais pas me tromper dans mon mensonge. Par chance, j’ai vite su improviser un âge qui conviendrait à cette petite fille et qui concorderait avec moi. Je lui ai donc souri, fessant mine de ne pas avoir eu cette hésitation et j’ai répondu d’un ton fière : Ma fille est âgée de deux mois. Elle grandit si vite… mentis-je. Je ne l’avais jamais vu grandir en faite. Je venais tout juste de la connaître ce matin même. Pourtant, elle s’adaptait très rapidement aux changements puisqu’elle n’avait pas encore réclamé ses véritables parents biologiques et avait bu à mon sein sans hésiter… d’ailleurs ce mystère était toujours à résoudre… Oui… elle grandit vite….»

L’âge pouvait très bien berner même le roi des voleurs. Puisque cela faisait déjà deux mois que le temps s’étai refroidit, et donc que je portais l’épais manteau qui couvrait mes épaules. Il était si ample qu’il cachait mes formes féminines et donc, il aurait très bien pu cacher mon ventre. De plus, imaginant que j’aurais été enceinte deux mois plutôt, suite à tous les bouleversements qu’avaient connu Athènes ainsi que les problèmes qui avaient secouée ma vie, cacher la maternité qui m’aurait gagné ce serait tout aussi bien expliquer.
J’ai regardé la jeune fille quelques instants. Elle m’inspirait toujours cette même sympathie. Et je ne savais pas pourquoi. Décidément, plusieurs mystères se révélaient à moi et je ne parvenais pas à les résoudre. Cela m’agaçait même.
Voir Artemás dévorer quelques morceaux de viande m’a affamé. J’ai donc tendu le bras pour en prendre une tranche. Puis une autre. J’avais très faim. Et cette faim était probablement en lien avec le lait que ma nièce avait bu à mon sein. Ou alors était-ce les éléments naturels des choses.

Le ciel s’était assombri. Les étoiles étaient maintenant hautes dans le ciel. Cette image me rappela une histoire que mon père m’avait racontée. Je me suis étendu sur les peaux de bêtes, Ephiny couchée dans son petit lit de fourrure. Je l’ai même serré contre mon corps, sans lui faire mal. Mais j’ai sentit sa main s’enrouler dans mes cheveux et son petit nez s’enfouir dans le creux de mes côtes. J’ai souri. C’était un moment que je ne pensais pas vivre un jour. Je ne pensais pas être faite pour ce genre de chose. J’avais toujours mené une vie dure et sans chaleur. Et voilà qu’Ephiny et Artemás m’apportait un sentiment de… de bonheur ? Était-ce possible ? J’avais eu ce même sentiment il y a des années lorsque j’avais vécu en campagne en compagnie de mon père et de mes frères.
J’ai passé un bras sous ma tête et j’ai continué de regarder le ciel. Mon sourire en coin se dessina de nouveau et j’ai laissé un petit rire franc s’échapper. Artemás s’était elle aussi couchée. J’ai lui ai pointé le ciel et je lui ai raconté :

« Mon père m’a déjà raconté une histoire sur les étoiles. Habituellement, je ne suis pas très portée à raconté des histoires, mes les éléments étaient rassemblés. J’avais un drôle de sentiment féerique qui m’envahissait l’esprit, le ciel était clair, le feu nos réchauffait agréablement et Ephiny dormait paisiblement contre moi. J’étais jeune à l’époque et cette histoire m’a fascinée… J’ai laissé un petit silence nous entouré. Artemas pouvait m’écouter ou s’endormir, s’était à sa guise. Mais me rappelé cette histoire m’amusait et me peinait à la fois. Car mon père était mort il y a de cela plusieurs années déjà. J’avais pourtant l’impression qu’il avait veillé sur moi pendant toutes ses années. Car cela était un miracle pour moi d’être toujours vivante suite à toutes les épreuves que j’avais surmonté. La pire de toutes avait été la période ou je n’étais plus Cassandre, fille de Pryus. Mais Cassandre, esclave d’Octavius… Des images peu plaisantes me revinrent à l’esprit mais je l’ai chassé en pensant au visage bienfaisant de mon père. On dit que, commençais-je les histoires sont écrites avec les étoiles. Elles illustrent des années et des années d’histoires façonnées et imaginées par les hommes. Les étoiles sont là pour veiller sur les hommes afin qu’ils ne puissent jamais oublier le passé. C’est un châtiment de Zeus qui pense que les souvenirs des hommes sont douloureux… ce n’est pourtant pas ce que je pense. Il y a des souvenirs heureux aussi… J’ai souri et j’ai tourné la tête vers Artemas. Je suis désolée de t’ennuyer avec ça. Je suis d’humeur mélancolique... »
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MessageSujet: Re: [T] De voyageuse à voyageuses [pv]   Ven 3 Déc - 20:56

-Ma fille est âgée de deux mois. Elle grandit si vite…
- Elle te ressemble! Dis-je en souriant avant d’avaler mon morceau de viande.

Je continuais de manger tout en repensant à ma journée. C’était bizarre, j’étais partie seulement chercher à manger et voilà que j’étais avec la célèbre Cassandre Pryus. Certes, sa réputation ne s’était pas faite de façon positive. Tout le monde à Athènes la connaissait comme étant une sauvage. Tous la craignaient. Une esclave qui s’était rebellée et qui avait tué pouvait très bien donner des idées aux autres esclaves, ce qui fessait que les riches n’appréciaient guerre Cassandre. On racontait des histoires sur elle, expliquant seulement qu’elle avait tué des gens, qu’elle s’Était rebellée sans raison, ce qui était faux. Personne ne voulait en savoir davantage sur son histoire, excepté moi. Car moi, malgré tout ce qu’on pouvait me dire, je savais qu’au fond d’elle, Cassandre n’était pas entièrement la femme de comment on m’avait raconté. J’en avais la preuve, aujourd’hui même. À la place de tuer les gardes qui la poursuivaient, comme elle aurait du faire selon le peuple d’Athènes, elle les avait fuient, sans se battre. Je l’ai suivie sans qu’elle ne le veuille et pourtant je suis toujours en vie! Bon bien sur, la nuit n’était pas finie… Mais je lui fessais confiance. Oui, je fessais confiance à Cassandre Pryus. Moi je rêvais de la voir et mon rêve s’était exaucé. Je rêvais de connaître la vraie histoire. L’histoire qui allait sortir de la bouche du personnage principale, et non de tous les autres auteurs qui peut être, s’amusaient à la modifier avant de la présenter aux lecteurs?

Mais moi, une fois le voyage terminé, j’allais revenir à Athènes et j’allai dire à tout le monde que Cassandre n’était plus celle qu’on croyait avant. Elle avait changé, et j’en avais la preuve! Elle avait eut la chance de tuer à plusieurs reprises ce soir et elle ne l’avait pas fait…

Je terminai de manger, Cassandre de même, et elle se coucha sur les couvertures avec sa fille qui ‘Était déjà endormie. Je me couchai non loin d’elle et regardai le ciel. Puis, elle dit :


-Mon père m’a déjà raconté une histoire sur les étoiles

Je tournai la tête vers elle pour la regarder. Elle poursuivit :

-J’étais jeune à l’époque et cette histoire m’a fascinée…

Elle eut un silence et moi je continuai de la regarder. Je fini enfin par détourner mes yeux de son visage pour fixer le ciel étoilé.

-On dit que, les histoires sont écrites avec les étoiles. Elles illustrent des années et des années d’histoires façonnées et imaginées par les hommes. Les étoiles sont là pour veiller sur les hommes afin qu’ils ne puissent jamais oublier le passé. C’est un châtiment de Zeus qui pense que les souvenirs des hommes sont douloureux… ce n’est pourtant pas ce que je pense. Il y a des souvenirs heureux aussi… Je suis désolée de t’ennuyer avec ça. Je suis d’humeur mélancolique...

Je détournai mon regard de sur le ciel pour la regarder. Je lui souris et répondit :

-Non au contraire, j’ai toujours aimé les histoires… Je regardai le ciel à nouveau et j’enchaînai : Lorsque j’étais petite, je croyais que c’était des lucioles qui étaient collé sur le ciel. Je disais souvent à mon père que je voulais aller les chercher mais je n’ai jamais réussit. À chaque soir, j’essayais de nouveau, et encore et encore…. Et je me souviens avoir pleuré des jours lorsque mon père m’avait dit que ce n’était pas des lucioles.

Je ria un peu, me souvenant de ce souvenir amusant. Mais je cessai de rire après quelques instants, me souvenant qu’à cette époque, mon père était là…

Il eut un court silence que je brisai en demandant :


-Cassandre, j’aimerai savoir… Je me redressai et poursuivis : Qu’est-ce que ça te fait que le peuple d’Athènes pensent que tu es une sauvage? Ça ne te dérange pas de savoir qu’ils ignorent complètement les difficultés que tu as vécu, qu’ils se fient seulement sur le fait que tu ai tué pour te juger?

J’ai toujours été intrigué par cette réponse. Moi, si ça serait mon cas, je ne crois que je l’accepterais… C’était surement le cas de Cassandre, mais pourquoi ne réagissait-elle pas?
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MessageSujet: Re: [T] De voyageuse à voyageuses [pv]   Mar 7 Déc - 0:12





___________

« Elle te ressemble ! »

Ces mots me renversaient presque. Au sens figuré, bien sûr. Ils avaient été pour moi aussi percutant que ne l’aurait été un charriot sur un vieil homme. Je me connaissais; je n’avais rien de maternel. Je n’aimais pas les enfants, c’est toutefois ce que j’avais cru avant aujourd’hui. Ephiny avait éveillée en moi des sentiments que je ne connaissais plus depuis longtemps et que j’avais cru enterré.
Nous nous étions couchés sur les couvertures et les fourrures chaudes. J’avais raconté ma petite histoire à Artemás. Je ne sais pas pourquoi. Mais je m’étais sentit d’humeur mélancolique. À son tour, elle m’avait raconté une anecdote. J’ai souri, amusée par ses souvenirs qui éveillaient les miens. Je me rappelais de ces jours heureux, bien avant que mon père ne meurt, bien avant l’arrivée de cette légion romaine dans mon village… J’avais eu beaucoup de plaisir. J’avais eu une enfance heureuse…
Un petit silence s’installa entre nous deux. Je pensais qu’elle s’endormait tout doucement, tandis qu’Ephiny enroulait mes cheveux avec ses petits doigts. Je ne sais pas si cela la rassurait tandis qu’elle rêvait, mais ça me fessait sourire et je me sentais presque la mère de cette enfant…

« Cassandre, j’aimerai savoir…avait-elle alors dit afin de briser le silence. Artemás se redressait et j’ai tourné la tête afin de la regarder puisque je ne pouvais risquer de me redresser aussi sans réveillée la petite qui dormait déjà. Qu’est-ce que ça te fait que le peuple d’Athènes pense que tu es une sauvage? Ça ne te dérange pas de savoir qu’ils ignorent complètement les difficultés que tu as vécu, qu’ils se fient seulement sur le fait que tu aie tué pour te juger ? »

C’était une bonne question… j’y avais si souvent pensée. À vrai dire, je préférais posséder cette réputation. Je m’étais fait à l’idée…. Mais il était tout à fait normal que ma jeune amie s’interroge. Je n’étais pas très bavarde. J’étais une femme d’action…
J’ai fait mine de réfléchir. Cependant, je savais très bien ce que je devais lui répondre…

« Ce que ça me fait ? Dis-je en laissant un petit sourire moqueur et mesquin s’échapper de ma bouche, Je suis indifférente à leurs idées et à leurs opinion. Ils peuvent me juger comme je peux les juger. Et malheureusement, puisque mon image n’a rien de conventionnel aux idées qu’ils se font des hommes de bonne conduite, et bien, je suis étrange et sauvage à leurs yeux. Ils me jugent au premier regard, et je ne peux pas les blâmer puisque c’est ce qu’on leur apprend dès leur naissance… Ça les tiens à l’écart…. Je n’ai donc aucun amant qui m’approche ou d’autres personnes qui me seraient désagréables. Tu sais, dis-je en la regardant, je ne suis pas une personne sociable en temps normal. Te parler comme je le fais n’est pas dans mes habitudes et pourtant j’arrive à te parler plus humainement qu’à toute autre personne dans la Cité. Et je ne sais pas pourquoi… J’arrive à savoir que tu ne me juge pas comme les autres… et je pense que si ils peuvent tous avoir un ennemi commun, alors cela les rapprochera peut-être… »

J’ai tourné la tête vers la jeune adolescente puis je lui ai demandé :

« Étais-tu de ceux qui me pensait sauvage ? »
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MessageSujet: Re: [T] De voyageuse à voyageuses [pv]   Sam 11 Déc - 23:14

J’avais un peu regretté d’avoir poser cette question. Oui car en effet, j’ignorais si cette question allait la perturbée ou si elle allait la dévastée… Ou si tout simplement, elle allait la choquée… Peut être allait-elle-même pas réagir? Possible…

Cependant, elle prit un moment pour me répondre et elle le fit, sur un ton plutôt calme et… normal :


- Ce que ça me fait ? Je suis indifférente à leurs idées et à leurs opinions. Ils peuvent me juger comme je peux les juger. Et malheureusement, puisque mon image n’a rien de conventionnel aux idées qu’ils se font des hommes de bonne conduite, et bien, je suis étrange et sauvage à leurs yeux. Ils me jugent au premier regard, et je ne peux pas les blâmer puisque c’est ce qu’on leur apprend dès leur naissance… Ça les tiens à l’écart…. Je n’ai donc aucun amant qui m’approche ou d’autres personnes qui me seraient désagréables. Tu sais, je ne suis pas une personne sociable en temps normal. Te parler comme je le fais n’est pas dans mes habitudes et pourtant j’arrive à te parler plus humainement qu’à toute autre personne dans la Cité. Et je ne sais pas pourquoi… J’arrive à savoir que tu ne me juge pas comme les autres… et je pense que si ils peuvent tous avoir un ennemi commun, alors cela les rapprochera peut-être…

« J’arrive à te parler plus humainement qu’à toute autre personne dans la Cité. Et je ne sais pas pourquoi… Wow… Ça m’avait touchée je l’avoue. J’ignore pourquoi, mais de savoir que Cassandre Pryus était capable de me parler ouvertement, de se confier et ce sans être obligé, me touchait beaucoup… C’Était comme un rêve devenu réalité. Honnêtement, depuis qu’on me racontait des histoires à propos de la dangereuse Cassandre ne fessait qu’augmenter mon envie de la rencontré et de pouvoir connaître l’histoire de a à z. Je rêvais de pouvoir lui parler et de pouvoir écrire ce qu’elle pensait, ce qu’elle avait vécu, son histoire et ainsi pouvoir montrer à tout le peuple d’Athènes la vraie identité de cette courageuse femme.

Du coin de l’œil, je remarquai qu’elle tourna la tête pour me regarder et me dit :


- Étais-tu de ceux qui me pensaient sauvage ?

J’ai tourné la tête rapidement vers elle et je la regardai en fronçant des yeux. J’étais presque insultée par cette question Si ça aurait le cas, je ne serais pas resté avec elle, non? Mais bon, je pouvais comprendre son doute, après tout, avec tout ce qui s’Était passé au courant de ces derniers jours, rien n’était plus sur…

- Non, dis-je après quelques moments de silence en détournant mon regard vers le ciel, C’est ce que les gens tentaient de me faire croire, mais ils n’ont jamais réussit… Je faisais semblant d’être d’accord avec eux pour éviter toute la conversation dramatique qui allait suivre… Je pris un moment de pause et je soupirai avant de poursuivre : Moi j’ai toujours cru que tu n’étais pas comme ça, que de la manière qu’ils te décrivaient, ils exagéraient. De toute façon, comment connaître la vraie histoire à propos de quelqu’un si c’est une autre personne qui nous la dit?

En disant cette dernière phrase, je la poussais un peu à me raconter son histoire, la vraie histoire. Je ne voulais pas la forcer non plus, si elle voulait répondre, qu’elle le fasse. Mais si elle ne voulait pas, ça ne changerait tout de même pas mon opinion que j’avais sur elle, c’est-à-dire, une femme courageuse qui a su faire taire des hommes malhonnêtes.
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MessageSujet: Re: [T] De voyageuse à voyageuses [pv]   Sam 18 Déc - 1:46



___________

Son explication m’a fait sourire. Il était subtil, mais il y avait un léger sous-entendu dans la dernière supposition qu’Artemás m’avait soufflé à l’oreille. À l’instant, mon regard de glace s’est plongé dans son regard azuré. Il était confiant, déterminé, illuminé d’une lueur d’espoir. Je n’avais jamais connu pareil regard. Il me glaçait le sang, me faisait frissonner, m’empêchait de quitter l’emprise de ses yeux. C’est à cet instant que j’ai su que cette adolescente allait changer ma vie. Peut-être allait-elle me permettre de paraître plus humaine aux yeux des populations grecques ? Peut-être qu’Artemás saurait me guider sur la voie d’une rédemption ?
Cette lueur d’innocence dans son regard m’a malheureusement ramené à me souvenir de son sous-entendu. Ma nouvelle amie désirait connaître la véritable histoire de la redoutable guerrière que j’étais. Cependant, était-ce une chose à lui faire subir ?
Je redoutais cette histoire moi-même. Je savais que les images qui me reviendraient en tête ne seraient pas agréables pour personne…
Son regard m’avait presque fait rougir ; je ne pouvais pas lui refuser cette vérité après tout. Je lui ai sourit de nouveau, cependant, mes lèvres s’étaient étirées en une moue presque désolée :

« Tu as raison, Artemás. On ne peut pas connaître la véritable histoire de la bouche d’un autre… cependant, il arrive qu’à l’occasion, ces histoires conviennent à tous le monde… Je ne suis arrêtée un instant. J’appréhendais déjà la douleur de ce qui allait suivre… car ce ne pourrait être la vérité absolue. Je devais intégrée Ephiny à mon histoire… J’allais donc inventé quelque chose en plus…Je suis née dans un petit village de Rome. Mon père m’a élevé seul, puisque ma mère n’a jamais voulu restée auprès de nous. Son sang amazone lui empêchait de conserver une vie paisible et ordonnée… elle préférait les combats et l’aventure. Je ne lui en veux pas, mais j’aurais aimée la connaître davantage, sinon connaître son nom… Mais je n’ai aucun souvenir d’elle. Même pas une berceuse… C’est donc mon père qui m’a élevé. Peu de temps après, il s’est remariée. Cependant, sa nouvelle femme est morte en donnant naissance à mon petit frère, Servius. Il a de nouveau affronté la vie de famille seule. Mais j’étais là, à ces côtés pour l’aider. Mon père tenait un atelier d’arme. Il concevait des armes pour les légions romaines, mais en plus, il fabriquait des outils pour les autres villageois. Lorsque j’ai atteint ma septième année, je suis allée l’aider dans l’atelier en plus de servir de mère à mes trois frères… Des images me revenaient en tête, me rendait à la fois heureuse et mélancolique. J’étais peinée que ce temps ne soit que du passé, car cela avait été les meilleures années de ma vie. Puis, tragédie, mon père est décédé d’une maladie. Il nous a tous laissé, son atelier, la maison, les quelques pièces de monnaie ainsi qu’Argos, mon fidèle compagnon.[/] le cheval laissant un rire baveux s’échapper, celui-ci étant tout près derrière moi. J’ai souri puis j’ai continué : [b]Étant l’aînée de la famille, j’ai prit l’éducation de mes frères en main en plus de m’occuper de l’atelier et de notre terre. Autant dire que je n’ai pas perdu mon temps toute ses années. Toutefois, mes frères étaient aussi dévoués que moi à honorer la mémoire de leur père ; ils m’ont donc aidé fortement. Puisqu’il m’était impensable de laisser seuls mes trois frères, j’ai repoussé les avances de tous les hommes du village désirant m’épouser. Bien qu’ils m’offraient tous de m’aider à l’éducation de mes frères, je leur répondais qu’il s’agissait de mon fardeau. De plus, je ne voulais pas m’unir à vie et dépendre de quelqu’un jusqu’à la fin de mes jours. Je suis indépendante. J’ai mené une autre tranche de vie relativement calme… j’étais âgée de dix-huit ans peut-être, je ne me rappelle plus. Mais tout à relativement changé un jour d’été… mon visage paraissait moins amusé, beaucoup plus sévère. Je me rappelais de ce jour trop bien… Une légion romaine avait été annoncé dans le village. Je pensais que, comme à leur habitude, ils venaient se ravitaillés et se reposés dans notre auberge. Mais je m’étais trompée. Ils sont venus piller le village ce jour-là. Ils sont venus chez moi. J’ai tenté de me sauver, de défendre ma vie et celle de mes frères, mais un lâche m’a frappé par derrière. J’ai sombré dans l’inconscience alors qu’ils s’emparaient d’Argos et qu’ils saccageaient ma maison. Ils ont ensuite enlevés mes frères pour les vendre en tant qu’esclave à Athènes. Lors que je suis réveillée, on me transportait dans une cage, tel un animal. Je n’avais aucun idée de l’endroit où je me trouvais, ni ce qu’on allait faire de moi. Je me suis comportée comme une véritable bête. J’étais hostile, violente, j’injuriais les gardes autour de moi. Menaçant leur vie, critiquant leur femme, me moquant même de leurs dieux. On a voyagé ainsi pendant quelques jours. Le soir, les hommes me sortaient de la cage, ligotée telle que je l’étais, je ne pouvais pas me défendre. Ils me faisaient danser pour les distraire. Je passais la nuit dans leur camp, parfois, hors de ma cage, et dans leur hutte. Je te laisse comprendre le reste ai-je dit en grimaçant. Je me rappelais de ces moments avec fureur, avec dégoût. Bien qu’Ephiny se trouvait collée contre mon flanc, elle ne parvenaient pas à me calmer. Cependant, je me métrisais pour n’effrayer personne… j’étais décidé à raconter toute l’histoire à mon amie. Personne ne la connaissait entièrement, certains mystères étaient restés volés. Mais j’avais confiance en elle.Nous sommes finalement parvenu à l’endroit qui m’étais destiné. Il s’agissait d’un camp d’esclave, organisé par les romains. Ils y gardaient leur gladiateur afin de distraire le haut peuple de Rome. Généralement réservé aux hommes, ils m’y avaient emporté pour distraire les gardes, les gladiateurs ainsi que pour pratiquer les tâches les moins intéressantes pour un être humain. Je cuisinais, je lavais, je nettoyais, je tissais. De plus, j’étais là pour être la possession d’Octavius. Cet homme était le général en charge du domaine. Il veillait sur le bien être de l’endroit, gérait les combats. Il n’était pas redoutable, c’était sa puissance de pouvoir qui intimidait. Octavius avait un fils, Brutus. Ce fils, dis-je avec dédain, m’aimait beaucoup. Je les fascinais, mais j’étais la préférée de son fils. Il me regardait avec le désir d’un explorateur face à un trésor. Il m’adorait comme l’aurait fait un prêtre. J’occupais son esprit, je l’obsédais… probablement jaloux de l’adoration qu’il me témoignait, son père voulait se venger. Un jour, Octavius m’a fait lavé, habillé et coiffé. On m’amena à sa suite nuptiale. J’ai repoussé ses avances avec une telle fureur que je l’ai aveuglé d’un œil. Ses hurlements ont alertés les gardes et son fils qui m’ont fait enfermés dans les cachots… Je me rappelais de tout ce qu’ils m’avaient fait subir. Mes sourcils se sont froncés On m’a suspendu par les pieds, et j’ai du endurer pendant deux jours leur terrible châtiment. Ça m’a enragé, j’étais folle de rage. Pourtant, ils avaient prit plus de précaution à mon égard. Mes poignets étaient constamment liés et je ne pouvais plus me défendre… J’agissais comme un vrai animal. Hostile même envers les autres esclaves, je les effrayais tous. La rumeur selon laquelle j’avais tué le maître courrait sur leurs lèvres. Ce n’était pas le cas, bien sûr, mais je ne démentais pas cette rumeur. Puisque s’était ce à quoi j’aspirais. Je désirais sa mort, je priais sa mort. L’inquiétude me rongeait l’esprit lorsque je voyais de nouveaux esclaves entrer. Je pensais à mes frères, songeant à la vie misérable qu’ils devaient mener.»

J’ai baissé les yeux et mes lèvres se sont pincées en une moue froide. J’ai prit la petite Ephiny puis je l’ai couché dans son berceau fait de peau de bête. J’ai ensuite prit un bâton pour secouer le feu qui s’éteignait malgré tout. Je suis restée assise, mon regard fixant les flammes qui ne dansaient plus aussi joyeusement. Tout comme moi, elles semblaient fatiguées. Mon histoire n’était même pas terminée et pourtant. Je souffrais toujours autant. Mais me confier à cette adolescente me soulageais… du moins, je me sentais plus apaisée :

« Mes ses années n’ont pas été aussi noires. J’aurais pu sombrer dans la folie, ça n’a pourtant pas été le cas. Malgré tout ce que l’on raconte à mon sujet, j’ai toujours conservé ma lucidité, je ne me suis jamais laissée emportée par le tartare de la démence. J’étais simplement torturée. Autant sur le point physique que psychologique. Je ne comprenais pas comment j’avais pu en arriver là. Autrefois libre, on m’enfermait maintenant, on m’avait passé les fers et je ne pouvais plus m’en défaire. J’étais condamnée à une vie de servitude… Je me sentais seule parmi tous, différente… mais une jeune fille m’a approchée. Douce, sereine et timide, elle m’a soigné. Elle a prit soin de moi et a veillé à ce que les autres esclaves ne me craignent plus. Je me suis rapprochée des autres, et des gladiateurs. Notamment de Spartacus, un grand et valeureux gladiateur. Ariane m’a apprit à pardonner… à aimer peut-être… Je continuais de regarder les flammes, admirant les images fantômes qui s’affichaient dans mon esprit… Cependant, ce ne fut que de courte durée. Un matin, lorsque j’allais laver les tissus qu’on m’avait confiés, j’ai retrouvé le corps de la pauvre Ariane. Elle avait été battu, son corps était couvert de sang et mutilé par les coups. On l’avait sauvagement battu à mort. À mon sens, elle n’avait jamais rien fait qui méritait une pareille brutalité. Ce matin-là, j’ai radicalement changé… J’ai d’abord attaquée l’un des gardes. Je l’ai sauvagement tué. Mes vêtements se sont souillés de son sang. Mais ce n’était pas assez, je devais venger la mort injuste de mon amie. J’ai donc tué un autre garde, puis un autre… Il a fallu plus de quatre gardes pour m’arrêter… On m’a conduit devant Octavius et son fils. Les gardes ont avoués mes crimes, Octavius voulait ma mort. Mais Brutus s’y est opposé. Malgré tout, je l’obsédais toujours autant. Il assura à on père qu’il me dompterait et ferrait de moi l’esclave la plus soumise de tout Rome… je l’ai détestée à ces mots. Mais je ne pouvais rien faire… Le lendemain, on me conduisait à ses cartiers. Il était aussi grand que celui de son père, il possédait ses propres esclaves… Il m’a fait attacher dans ses cachots, puis m’y a laissé… Je ne sais pas combien de temps je suis restée là, à attendre. Bien qu’il ne m’ait jamais témoigné clairement le moindre attachement, il ne me traitait pas comme l’avait fait son père. On était venu m’apporter à manger, à boire. On m’avait même témoignée un semblant de respect… Finalement, en fin de journée, il est venu. Il m’a fait préparer un bain. J’y suis entrée. Il me massa les épaules et m’a confié qu’il me connaissait très bien. Il m’a alors raconté des passages de ma vie que j’étais la seule à connaître. Il m’a ensuite dit qu’il ne voulait pas faire de moi son esclave. Il disait avoir vu la manière dont je me battais. Il trouvait ça brillant. J’étais âgée de dix-neuf ans. Il a commencé à m’apprendre à me battre. À manier les épées et toutes les autres armes qu’il avait en sa possession. J’étais âgée de vingt et un ans lorsqu’il y eu un rapprochement entre-nous. J’ai commencé à partager son lit. J’ai même commencé, malgré moi, à aimer cet homme cruel et mauvais. Je n’aimais pas avouée cela, mais c’était vrai. Je n’avais jamais voulu m’attacher, jamais voulu connaître l’amour d’un homme. Mais Brutus avait… était… compliqué… Il me plaisait, mais je refusais de l’avouer.Toutefois, tout s’est gâché lorsque Brutus me demanda ma main. Moi, l’esclave, allait devenir la femme de ce mercenaire. Je ne pouvais pas. Je me rappelais devoir le haïr. Mais n’y parvenait pas. J’ai refusé sa demande. Il était fou de rage et il m’a ramené à son père. Lorsqu’Octavius a vu ce que j’étais devenu, il a été effrayé. Il a ensuite connu l’origine de mon sang ; il m’a fait jeter hors de ses murs rapidement. C’est Brutus qui m’a raccompagné hors des murs. Il me jura que si je ne pouvais lui appartenir, personne ne me posséderait. Et il jura ensuite de me retrouver… Mon visage froid changea. J’ai souri, ce n’était plus malheureux. J’ai enfin vu la lumière extérieur. C’était bon. Je sentais le vent fou me frapper le visage, balayer mes longs cheveux noirs. Mais je me suis rapidement aperçu que retrouver ma route ne serait pas facile. Le domaine d’Octavius était entouré de sable, de désert. Je ne savais pas dans quel direction allée. J’ai suivi mon instinct et j’ai suivis le Nord. Mais la soif et ka faim ont eu raison de moi ; je me suis évanouie. »

Je me suis allongée de nouveau, les bras sous ma tête. J.ai regard. Les étoiles un instant.


« Je me suis réveillée dans la demeure de deux vieillards. Une vieille femme et son époux. Le temps et le hasard avait voulu qu’ils me retrouvent alors qu’ils revenaient d’un village voisin. Ils m’ont amené chez eux. Je ne le savais pas, je ne m’en étais jamais aperçu, mais de nombreuses blessures aurait put mettre fatale. Ils m’ont hébergée pendant deux ans. Le temps nécessaire pour retrouver toute mes forces. Je suis ensuite retournée à mon village, pour retrouver mes frères. Faute de ne pas les retrouvé, j’ai retrouvé Agros. Puis nous sommes tous les deux partit pour Athènes. En route, je me suis arrêtée dans un auberge… je ne sais pas comment cela a été possible, mais Brutus y était. Nous avons passé la nuit ensemble, j’avais été incapable de lui résister. Au petit matin, je l’ai abandonné endormit pour reprendre ma route. Neuf mois plus tard, Ephiny était née… Et me voilà à Athènes. J’ai retrouvé Marcus et Servius. Je cherche toujours Lucius… mais je sais qu’il n’est pas loin…»
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MessageSujet: Re: [T] De voyageuse à voyageuses [pv]   Sam 18 Déc - 21:47

J’étais à la fois contente, énervée et excitée de connaître son histoire bien que cela m’inquiétais un peu. Bien que j’étais ravie de connaître enfin son histoire et de prouver au peuple d’Athènes que Cassandre avait vécu tant de choses, je me doutais bien que si elle s’était rebellée, ce n’était pas pour une raison stupide. Cela devait être beaucoup plus grave… Je ne voulais pas lui refaire vivre ces douleurs, mais si elle voulait me le dire, elle le ferra. Rien ne l’empêchera de cesser de parler.

Je me couchai et tournai la tête vers elle pour l’écouter sérieusement. Puis, elle débuta. Elle me raconta son enfance. Cela commençait déjà tristement par la mort de sa mère, mais la suite fut pire. Son père décéda d’une maladie. Je pouvais donc comprendre la douleur de perdre un père, cet homme qui pour moi fût un vrai guide, qui m’avait enseigné tant de choses. Toutes mes connaissances, ou la plupart, était du grâce à lui. Mais la suite fut moins plaisante. Elle du s’occuper de ses frères, de sa terre et de son atelier. C’était beaucoup demander pour une jeune fille de son âge…

Je détournai mes yeux vers le ciel et continuai de l’écouter. Mon cœur se serra lorsqu’elle dit : « Mais tout à relativement changé un jour d’été ». Je retournai ma tête vers elle et mes yeux se posèrent sur elle. Je restai ainsi, silencieuse, à attendre la suite.


- Une légion romaine avait été annoncé dans le village. Je pensais que, comme à leur habitude, ils venaient se ravitaillés et se reposés dans notre auberge. Mais je m’étais trompée. Ils sont venus piller le village ce jour-là. Ils sont venus chez moi. J’ai tenté de me sauver, de défendre ma vie et celle de mes frères, mais un lâche m’a frappé par derrière. J’ai sombré dans l’inconscience alors qu’ils s’emparaient d’Argos et qu’ils saccageaient ma maison. Ils ont ensuite enlevés mes frères pour les vendre en tant qu’esclave à Athènes. Lors que je suis réveillée, on me transportait dans une cage, tel un animal. Je n’avais aucun idée de l’endroit où je me trouvais, ni ce qu’on allait faire de moi. Je me suis comportée comme une véritable bête. J’étais hostile, violente, j’injuriais les gardes autour de moi. Menaçant leur vie, critiquant leur femme, me moquant même de leurs dieux. On a voyagé ainsi pendant quelques jours. Le soir, les hommes me sortaient de la cage, ligotée telle que je l’étais, je ne pouvais pas me défendre. Ils me faisaient danser pour les distraire. Je passais la nuit dans leur camp, parfois, hors de ma cage, et dans leur hutte. Je te laisse comprendre le reste…

Mes yeux devinrent complètement humides. Bien que ce ne soit pas à moi que cela est arrivé, je comprenais entièrement sa douleur. J’étais outré de savoir que des hommes aient agit ainsi. J’étais dégoutée même. Jamais on ne m’avait raconté quelque chose d’aussi horrible. Mon cœur était encore plus serré et mon ventre se noua. Après cela, le peuple d’Athènes OSAIT la juger? Il osait dire qu’elle était une sauvage après ça? Et les pourritures qui lui avaient fait vivre d’atroces souffrances physiques et mentales n’étaient pas des sauvages? Des mercenaires? Ils n’étaient rien dans son histoire? Même pas présent!? Ils avaient pourtant occupé une place importante, bien qu'elle soit malheureuse, dans son histoire. J’étais fâchée… Fâchée contre ces hommes qui m’étaient complètement inconnus, fâchée contre le peuple d’Athènes, fâché contre Averkios, mon père… Bien qu’il n’est aucun rapport dans son histoire, je me demandais s’il n’avait pas fait ceci à ma mère…

Je détournai mes yeux une nouvelle fois. Mais cette fois-ci, je ne regardais pas le ciel. Je regardais un point fixe et continuai de l’écouté :


- Nous sommes finalement parvenu à l’endroit qui m’étais destiné. Il s’agissait d’un camp d’esclave, organisé par les romains. Ils y gardaient leur gladiateur afin de distraire le haut peuple de Rome. Généralement réservé aux hommes, ils m’y avaient emporté pour distraire les gardes, les gladiateurs ainsi que pour pratiquer les tâches les moins intéressantes pour un être humain. Je cuisinais, je lavais, je nettoyais, je tissais. De plus, j’étais là pour être la possession d’Octavius. Cet homme était le général en charge du domaine. Il veillait sur le bien être de l’endroit, gérait les combats. Il n’était pas redoutable, c’était sa puissance de pouvoir qui intimidait. Octavius avait un fils, Brutus. Ce fils m’aimait beaucoup. Je les fascinais, mais j’étais la préférée de son fils. Il me regardait avec le désir d’un explorateur face à un trésor. Il m’adorait comme l’aurait fait un prêtre. J’occupais son esprit, je l’obsédais… probablement jaloux de l’adoration qu’il me témoignait, son père voulait se venger. Un jour, Octavius m’a fait lavé, habillé et coiffé. On m’amena à sa suite nuptiale. J’ai repoussé ses avances avec une telle fureur que je l’ai aveuglé d’un œil. Ses hurlements ont alertés les gardes et son fils qui m’ont fait enfermés dans les cachots…On m’a suspendu par les pieds, et j’ai du endurer pendant deux jours leur terrible châtiment. Ça m’a enragé, j’étais folle de rage. Pourtant, ils avaient prit plus de précaution à mon égard. Mes poignets étaient constamment liés et je ne pouvais plus me défendre… J’agissais comme un vrai animal. Hostile même envers les autres esclaves, je les effrayais tous. La rumeur selon laquelle j’avais tué le maître courrait sur leurs lèvres. Ce n’était pas le cas, bien sûr, mais je ne démentais pas cette rumeur. Puisque s’était ce à quoi j’aspirais. Je désirais sa mort, je priais sa mort. L’inquiétude me rongeait l’esprit lorsque je voyais de nouveaux esclaves entrer. Je pensais à mes frères, songeant à la vie misérable qu’ils devaient mener…

Je connaissais le châtiment qu’elle avait du vivre. C’était celui qu’on réservait, habituellement, aux pires des hommes ayant commis d’horribles crimes. Jamais je n’aurais cru que le fait d’avoir repousser des avances pourrait pousser cet homme à lui faire ce châtiment…

Je me retenais depuis déjà un bon moment, mais là je n’en pouvais plus. Je pleurai. En silence, bien évidement, pour ne pas la déranger, mais je pleurais. Parfois, je relâchai quelques sanglots, mais je tentais de les dissimuler en toussant.

Elle poursuivit son histoire et raconta un passage heureux. Au moins, il eut une personne qui fut là pour la soignée… Mais une fois de plus, cela tourna en tragédie. Elle se fit assassinée… Elle parla alors de Brutus et témoigna d'un sentiment d’amour envers lui. Je fus, une fois de plus, choquée. Seulement de la manière qu’elle l'avait décrit me suffit pour détester cet homme. Je ne pouvais pas comprendre comment elle pouvait avoir des sentiments envers lui…


- Je me suis réveillée dans la demeure de deux vieillards. Une vieille femme et son époux. Le temps et le hasard avait voulu qu’ils me retrouvent alors qu’ils revenaient d’un village voisin. Ils m’ont amené chez eux. Je ne le savais pas, je ne m’en étais jamais aperçu, mais de nombreuses blessures aurait put mettre fatale. Ils m’ont hébergée pendant deux ans. Le temps nécessaire pour retrouver toute mes forces. Je suis ensuite retournée à mon village, pour retrouver mes frères. Faute de ne pas les retrouvé, j’ai retrouvé Agros. Puis nous sommes tous les deux partit pour Athènes. En route, je me suis arrêtée dans une auberge… je ne sais pas comment cela a été possible, mais Brutus y était. Nous avons passé la nuit ensemble, j’avais été incapable de lui résister. Au petit matin, je l’ai abandonné endormit pour reprendre ma route. Neuf mois plus tard, Ephiny était née… Et me voilà à Athènes. J’ai retrouvé Marcus et Servius. Je cherche toujours Lucius… mais je sais qu’il n’est pas loin…

Je pleurais toujours, mais cette fois-ci, je grugeais mes ongles afin de ne pas éclater. Je détournai mon regard vers elle, qui était maintenant assise, et je me redressai. J’approchai tranquillement et silencieusement vers elle. J’étais à présent à ses côtés et je déposai ma tête doucement sur son épaule. Je frissonnai légèrement. Le contact de ma peau froide sur sa peau chaude m'apportait déjà un peu de réconfort. Je fermai les yeux et dit entre deux sanglots :

- Je suis vraiment désolé… Je respirais profondément avant de poursuivre sur un ton plus calme : Je n’arrive toujours pas à croire qu’Athènes te traite ainsi… Et je te promet que je ferais en sorte qu’ils se taisent, qu’on arrête de faire peur aux enfants avec toi et de raconter toutes ses sottises sur toi car je n’accepterais pas qu’on traite mon amie comme cela…

Je levai les yeux pour la regarder dans ses yeux bleus. Jamais je n’avais vu de pareil yeux. Malgré tout le sang et toutes les souffrances qu’ils avaient vu, ils gardaient un réconfort et même beaucoup de beauté, tout comme le reste de ce magnifique visage.

Je redéposai ma tête sur son épaule et fermai les yeux. Je repensai à tout ce qu’elle m’avait dit… Puis, un nom me fit ouvrir les yeux… Lucius…

Je me raidis et la regardai une fois de plus dans ses yeux pour lui dire :


- Tu es la sœur de Lucius, Lucius Pryus?
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MessageSujet: Re: [T] De voyageuse à voyageuses [pv]   Lun 20 Déc - 17:41



___________

J’ai entendu ses vêtements s’agiter, puis ses pas la guider jusqu’à moi. Puis, la caresse de sa peau froide contre mon épaule chaude m’a doucement fait sourire tandis que je fermais les paupières. La noirceur me berçait tranquillement l’esprit tandis que le crépitement du feu animait le silence que j’avais laissé naître. J’ai sentit mon amie frissonner à mes côtés. Mon bras ses courbés puis j’ai doucement flattée le sommet de sa tête, caressant ses longues boucles blondes, tandis que j’appuyais doucement ma tête sur la sienne. J’ai sentit un chagrin l’inonder. Ce devait pourtant être à moi de verser toute ces larmes ; elle partageait ma peine. C’était un signe de la grande bonté qui l’habitait. Une qualité très rare chez les hommes et les femmes.

Ce moment ne m’était pas habituelle. Je n’étais pas du genre a partagée ma vie. De toue façon, j’avais, et ce depuis longtemps, abandonnée l’espoir qu’un jour je puisse pouvoir paraître bonne aux yeux de quelqu’un. Je me considérais moi-même comme une ennemie à abattre. Vivre avec ma conscience devenait lourd et oppressant…
J’ai alors laissé une larme s’échapper. Une seule et unique larme. Qui coulait le long de ma joue. Je l’ai laissé aller mourir sur mes lèvres, alors que j’ouvrais doucement les yeux pour regarder les images de mon passé s’imager dans les flammes dansantes du feu.

« Je suis vraiment désolé… Je n’arrive toujours pas à croire qu’Athènes te traite ainsi… Et je te promets que je ferais en sorte qu’ils se taisent, qu’on arrête de faire peur aux enfants avec toi et de raconter toutes ses sottises sur toi car je n’accepterais pas qu’on traite mon amie comme cela… »

Puis mon visage s’est crispé. J’ai laissé mon visage grimacé. J’ai porté ma main jusqu’à ma bouche, tandis que les larmes s’échappaient maintenant en paire. Mais je n’aimais pas paraître si faible, j’ai tenté de reprendre mon expression de glace, mais je n’arrivais pas à calmer les flots de mon chagrin glissé sur mes joues comme l’aurait fait les eaux d’une rivière déchaînée percutant les pierres d’une chute.
J’ai sentit sa joue quitté mon épaule. J’ai tourné mon visage vers le sien. Ses yeux ont plongés dans mon regard et je me suis sentie soulagée. Son regard m’apaisait, sa présence calmait ma douleur, sa voix me rassurait. Je lui ai adressé un petit sourire en coin et j,ai laissé le feu parler à ma place.

Finalement, elle a redéposé sa tête contre mon épaule. J’ai déposé la mienne sur le sommet de son crâne. J’ai continué de flatter ses cheveux avec attention et j’ai continué de regarder le feu…

« Tu es la sœur de Lucius, Lucius Pryus? »

Elle m’a étonnée, je l’ai donc regardé avec surprise. J’ai froncé les sourcils, intriguée, puis je lui ai répondis d’un ton a demi-détachée :

« Tu connais mon frère ? »
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MessageSujet: Re: [T] De voyageuse à voyageuses [pv]   Mar 21 Déc - 23:00

-Tu connais mon frère ?

J’eus un pincement au cœur en pensant à lui. Je déviai mes yeux vers le feu ou je vis son visage apparaître, ainsi que pleins de souvenirs que moi et Lucius avons vécus. Je souriais en repensant à lui…

-C’était un bon ami…

J’ai regardé Cassandre et lui sourit avant de poursuivre :

-Étant donné que j’étais l’enfant unique de Gaea et Oloros, Lucius, qui était l’esclave de mon oncle, venait nous aider. Il nous aidait à tisser, à cultiver… Il a été très utile… Je m’empressai alors d’ajouter : Mais ne t’en fais pas, mon oncle l’a toujours bien traité! Je ne voulais pas qu’elle s’inquiète pour lui…

Je pris une petite pause. Repenser à lui me mettait toute à l’envers… Je baissai une nouvelle fois mes yeux afin d’admirer le feu et dit :


-Mes parents me fessaient l’école à la maison, j’étais donc très coupé des gens. Je n’avais que des connaissances et c’est encore le cas aujourd’hui. Mais Lucius venait toujours jouer avec moi. Il est un peu plus âgé que moi, mais nous nous apprécions… beaucoup même…

Je laissai un petit rire timide sortir en souriant. J’étais complètement amoureuse de ce jeune garçon. Nous aimions bien jouer ensemble, à se battre, à discuter… Je crois même qu’il m’aimait bien, lui aussi. Au début, il était comme un frère pour moi. Mais plus les années ont passés et plus sa place dans mon cœur augmentait. Lui et Oloros ont été les seuls hommes dans ma vie, et les deux m’apprirent beaucoup sur toutes les connaissances que j’avais aujourd’hui. Je leurs dois ma vie.

Je relevai ma tête vers Cassandre et je souriais encore. Je ricanais encore un peu et lui expliquai la cause de ce rire :


-Je me souviens que je fessais souvent des mauvais tours à mes parents et à mon oncle avec lui. Nous nous déguisions à l’aide de paille et de tissu et nous nous cachions dans la maison. Lorsque mes parents entraient, nous sortions de nos cachettes et on se mettait à crier. Gaea et Oloros avaient une peur bleue avant d’éclater de rire… Lucius et moi nous nous amusions bien, dis-je en regardant le ciel.

J’aimerais tellement le revoir. Je ne l’ai pas vu depuis la mort d’Oloros. Mon oncle, Alix, voulait nous laisser seules moi et Gaea un peu de temps pour nous remettre de tout cela… Il avait probablement demandé à Lucius de rester…. Pourtant, j’aurais aimé le voir. Son visage, sa voix, sa présence m’aurait réconforté beaucoup plus que la solitude…

Arf… Je repensai à cela… Oloros était mort depuis que quelques jours… Et pourtant, j’avais l’impression que cela s’était passé hier, tellement la douleur était présente. Mais lorsque je plongeai mon regard dans celui de Cassandre, dans ses yeux bleus clair comme ceux de Lucius, ma douleur disparaissait tranquillement. Chaque caresse qu’elle me fessait refermait doucement l’énorme cicatrice sur mon cœur. Je ne savais pas pourquoi, mais Cassandre, cette femme que j’avais rencontré aujourd’hui, m’apportait autant de réconfort, de plaisir et de chaleur qu’apporte le soleil après la pluie. Elle était venu percer les nuages de peine que j’avais afin d’illuminé mon chemin pour m’aider à marcher vers la bonne direction… Et ce, seulement depuis ce matin. C’était cette rencontre qui m’avait faite réaliser plusieurs choses, c’était cette rencontre qui m’avait le plus apporté depuis la mort d’Oloros…

Je la regardai et m’approchai d’elle pour redéposer ma tête sur son épaule et fermai mes yeux. J’étais bien ainsi…

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MessageSujet: Re: [T] De voyageuse à voyageuses [pv]   Mer 29 Déc - 21:53



___________

Alors donc, mon amie m’avouait finalement qu’elle connaissait mon frère. Mais selon le ton de voix qu’elle employait, ainsi que certain geste qui la faisait paraître mal alaise, j’ai rapidement deviné qu’il n’y avait pas que de l’amitié entre ses deux là. Je n’ai pas put m’empêcher de sourire. Par la suite, Artemás me raconta rapidement le contexte dans lequel il s’était rencontré J’ai été rassuré d’entendre de la bouche de la jolie blonde qu’ils avaient toujours bien traité mon frère. Le contraire m’aurait paru étonnent, Artemás semblait être la bonté même, sa famille devait l’être tout autant.
Elle me racontait de nouvelle anecdote sur mon frère et elle. Je souriais toujours tout en m’étant armée d’un bâton de bois afin de gratter les cendres du feu. J’étais heureuse de savoir, qu’un de mes frère parmi les deux autres avaient au moins connu une tranche de vie plus ou moins acceptable. Qu’il avait été heureux même…
Lorsque la jeune fille déposa sa tête contre mon épaule, je lui ai jeté un regard attentionné, puis je lui ai conseillé :

« Tu devrais aller dormir… » lui avais-je dis, « Tu tombes de fatigue et combattre le sommeil ne t’aiderais en rien… »

Tandis qu’elle allait s’étendre sur une peau de bête plus loin, je me suis attardée un peu devant le feu… j’ai pensé, j’ai réfléchit.
Cette adolescente venait tout juste de faire éruption dans ma vie. Je ne la connaissais pas, pourtant elle semblait me connaître, Probablement plus que moi. Artemás savait des détails de ma vie que d’autres ne savaient même pas. Elle connaissait l’histoire de mon calvaire en détail puisque je lui faisais confiance…
Mais cette fillette avait une étincelle dans les yeux. Quelque chose de bon, quelque chose de pur. Pouvait-elle simplement passé le reste de sa vie à mes côtés, moi, qui suis une guerrière ? Une meurtrière ?
Je n’étais pas digne de confiance ; je m’effrayais moi-même.
Je n’ai pas passé plus de temps à y réfléchir, je me suis couchée au côté de ma « fille », laissant le feu mourir tranquillement à nos pieds…

* * *

« C’est elle »
« Mais que fait-elle en compagnie de cette femme ? »
« Peut importe »
« Et ce bébé ? »
« Emporte-le aussi, mais d’abord… »

Je dormais, je n’étais en fait pas conscience de ce qui m’entourait. Pourtant, j’ai ressentit l’affreuse douleur du coup que l’un des hommes me donna. Je suis alors tombée dans l’inconscience…

Lorsque je me suis réveillée, je partageais une pièce avec plusieurs autres femmes. Elles étaient effrayées, quelques unes étaient même atrocement blessées. On m’avait vêtue, en faite, je n’avais presque plus rien sur le dos. Et on avait voilé mon visage. J’ai paniqué lorsque je me suis aperçu qu’Ephiny n’était plus là. Furieuse je me suis alors écriée :

« OU SUIS-JE ET OU EST MA FILLE ?! »

[HJ : Fin pour moi ;-)]
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