Suis moi... Que je te fuis ♦♦ Jason
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 Suis moi... Que je te fuis ♦♦ Jason

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MessageSujet: Suis moi... Que je te fuis ♦♦ Jason   Jeu 7 Avr - 14:12

Suis moi...

Que je te fuis


Olympe & Jason


    Les mains d'Olympe étaient agitées d'un infime tremblement alors qu'elle rangeait les derniers fruits et sacs de céréales qui lui restaient dans une caisse de bois. Pourtant tout allait pour le mieux, toute sa famille se portait bien et elle avait eu un nombre respectable de clients en ce jour de marché, ce qui lui avait apporté beaucoup de drachmes. Avec les évènements qui s'étaient passés sur le port et la place du marché faire autant de vente était une véritable chance la jeune femme se montrait parfaitement lucide sur ce point. Sa famille n'aura pas à souffrir de la faim et c'était là le plus important pour elle, car elle était bien consciente que depuis les incidents du port et du marché les jours étaient difficiles pour de nombreuses familles du peuple. Athènes avait beau être la ville de la démocratie ce n'était pas pour autant que toutes les familles étaient placées sur un pied d'égalité. Un long soupir s'échappa de ses lèvres à cette pensée, elle n'aimait pas savoir que dans les rues des Athéniens mouraient et elle maudissait encore plus le fait de ne rien pouvoir faire pour les aider. Mentalement elle adressa une prière aux Dieux pour les remercier de soustraire sa famille à ces temps si durs et leur demander qu'ils fassent preuve de bonté envers le peuple. Ceci fait elle cacha sa bourse dans les pans de son peplos et cala la caisse de bois contre sa hanche avant de reprendre le chemin qui menait chez elle. Elle ne s'attarda pas chez elle, déposant la caisse dans un coin et repartant aussitôt un sourire énigmatique aux lèvres

    Seule une pensée permettait à son sourire de rester graver sur son visage alors qu'elle parcourait les rues d'Athènes pour rejoindre sa petit demeure, elle avait décider d'aller au delà de sa timidité naturelle et d'aller à la rencontre du jeune homme avec qui elle avait discuté sur le marché, Jason Eraste. Lors de cette discussion elle avait osée avouer au jeune marchand qu'elle aimerait le revoir et aujourd'hui ce jour était arrivé, elle allait honorer son invitation à le rejoindre sur ses terres pour flâner à cheval. Là était la raison du tremblement qui s'était emparé de ses mains quelques instants plus tôt, différents sentiments se mêlaient en elle à l'idée de revoir le jeune homme. Elle en était tout d'abord hésitante et anxieuse, ne sachant pas si sa venue serait la bienvenue ou non mais au fond d'elle même, elle le savait, elle était heureuse et impatiente. C'était un bien étrange sentiment qui se créait en elle, comme si elle s'apprêtait à faire un pas en avant, un pas difficile mais qui une fois fait l'emplirait de joie. C'était effrayant et exaltant. Elle redoutait cet instant tout autant qu'elle l'attendait avec l'impatience d'une jeune enfant, au fond d'elle se cachait l'irrésistible envie de revoir le marchand équin, même si elle appréhendait ce moment, elle en avait terriblement envie. Au souvenir des traits de son visage et de ses yeux chaleureux Olympe ne pouvait empêcher un sourire de venir se glisser sur ses lèvres. Elle voulait le revoir et il lui avait fait cette invitation, là était le plus important.

    Les pas de la jeune femme l'avaient menée devant une belle demeure légèrement à l'écart de la ville, selon les passants qu'elle avait interroger c'était dans cet endroit que vivait le marchand. C'était maintenant que Olympe se rendait compte de la différence de classe sociale qui les séparait, elle se sentait petite et perdue devant cette bâtisse qui ne ressemblait en rien à la sienne. Deux chevaux se trouvaient sur le terrain devant la demeure, broutant paisiblement, cette image étonna d'abord la jeune femme avant qu'elle ne se rappelle que Jason s'occupait de chevaux, il était donc normal qu'il en possède chez lui. Au fur et à mesure qu'elle avançait vers la porte d'entrée de la maison l'appréhension d'Olympe augmentait, de nombreuses questions s'insinuaient dans son esprit, faisant flancher peu à peu sa volonté. Et si le jeune homme était occupé? Et si cette proposition n'avait finalement été que simple politesse de sa part? Peut être n'avait-il pas envie de la voir aujourd'hui? Peut être se trouvait-il déjà avec quelqu'un... Rongée par ses interrogations Olympe se stoppa au milieu du chemin, elle ne savait ce qu'elle devait faire, son cœur la poussait vers cette demeure et vers le jeune homme qui hantait ses pensées mais son esprit la priait de ne pas agir impulsivement pour ne pas être blessée.
    Un instant elle resta là, perdue, jusqu'à ce qu'elle sente un souffle lourd et chaud dans ses cheveux. Elle poussa une exclamation de surprise et se retourna vivement pour se rendre compte que son visiteur n'était autre qu'un des chevaux de Jason. Un bel animal à la robe blanche et à la curiosité manifeste. Un sourire espiègle vînt prendre place sur les lèvres d'Olympe, lentement elle leva une main et la posa sur le doux museau du cheval lui offrant une caresse. Comme hypnotisée par la beauté de l'animal Olympe ne remarqua même pas que la porte de la demeure s'était ouverte.


Dernière édition par Olympe Lénor le Dim 8 Mai - 16:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Suis moi... Que je te fuis ♦♦ Jason   Ven 8 Avr - 18:55

Sa matinée ne lui n’avait guère donné de répits. Sa sœur partie au marchand, il lui avait demandé fermement de faire attention, méfiant suite aux malheurs qui s’étaient abattue sur la ville. Un peu inquiet de savoir sa jeune sœur seul dans les rues, il avait prié Eole de la suivre discrètement. Ainsi, en plus de son travail habituel, il avait en charge celui de son jeune palefrenier, mais tout cela était de sa faute, il le savait. Alors sans attendre, l’homme s’était mit au travail. Nettoyant les quelques boxes libres de fond en comble et nourrissant les cinq chevaux qu’il avait en garde. Part ces temps malheureux, les clients n’étaient pas très nombreux, l’argent ne tombant pas du ciel, même les plus riches gardaient quelques une de leur fortune dans leur demeure. C’était compréhensible, bien que sa fortune à lui fût en danger. Les dresseurs et soigneurs équins étant rare à Athènes, il avait la chance d’avoir la maison royale dans son carnet d’adresse. C’est d’ailleurs l’un de leur équidé blesser qu’il dû aller soigner en tout hâte. Sans plus attendre, il sauta sur le dos d’Othello, son plus fidèle équidé qui broutait paisible dehors et suivit le garde de la cour venu le chercher. Près d’une dizaine de minutes après, c’est devant un effroyable spectacle qu’il mit pied à terre. Là, en contrebas d’une vaste colline recouverte de pin, se trouvait un cheval d’une blancheur tachée de rouge. L’un des gardes lui expliqua brièvement que, l’animal et son cavalier se sont faits attaqué par des brigands. Le cavalier n’avait pas survécu et Jason comprit bien vite que l’équidé allait suivre celui-ci. Arrivé près de lui, bien que cela soit dangereux, le dresseur regarda brièvement ses blessures. Une flèche plantée dans l’encolure, ainsi qu’un membre arrière cassé. Il n’avait aucune chance de le soigner, surtout dans de telles circonstances. Soupirant, il caressa doucement le chanfrein blanc de l’équidé et lui fit boire une fiole dans laquelle il avait lui-même préparé un poison qui allait abréger ses souffrances. Remontant avec un peu de difficulté, il demanda au garde d’enlever selle et bride du corps encore chaud de la bête et de revenir le voir si ils avaient besoins d’un nouveau cheval tandis qu’il remontait lui-même sur son fidèle alezan. C’était toujours quelque chose de difficile pour lui, mais il n’avait guère le choix à chaque fois. Se tenant fermement aux crins d’Othello, il s’élança au galop pour rejoindre sa demeure et continuer ses tâches.

Il s’était absenter un peu moins d’une heure et sa sœur n’était toujours pas rentré. Pourquoi avait-il envoyé Eole ? Sortant ses chevaux, il enferma ceux de ses clients dans un pré délimité par des barrières de bois qu’il avait lui-même construit avec son père et laissa les deux équidés qui lui appartenaient brouter tranquillement devant sa demeure. Eux, il ne savait, ne partiraient pas. Il les avait lui-même éduqué depuis leur naissance, il y avait comme une relation père/enfant entre eux. En y repensant, cela le fit sourire, comme-ci il pouvait être le père de deux bourrins. Tout en balayant l’écurie, il repensa à sa dernière rencontre au marchée, celle avec cette femme qui, rien qu’en y repensant, lui faisait tambouriner le cœur. Bien vite les trais de son visage se dessina et un sourire se traça sur ses lèvres. Il ne l’avait pas encore revu et espérait la revoir bientôt, priant pour qu’elle vienne à lui. Il avait crut comprendre qu’elle voulait le revoir, pouvoir échanger de nouveau quelques paroles avec lui, mais s’il avait tout simplement mal comprit ? Si, en fin de compte, elle ne voulait plus jamais recroiser son regard ? Doucement son sourire s’effaça de ses lèvres. Pauvre idiot ! Comme-ci une femme aussi belle et douce qu’elle voulait fréquenter qu’un dresseur de chevaux ? Se raclant la gorge, il reprit son travail en arrêtant de penser.

Sa sœur rentra quelques temps après suivies d’Eole que Jason envoya vite continuer ce qu’il avait commencé le matin même. Il aida sa sœur à ranger les fruits et les légumes qu’elle avait acheté tout en lui narrant sa matinée. Jetant un coup d’œil par la fenêtre pour surveiller les chevaux, il fut alors surpris quand son regard se posa sur une jeune femme. La jeune femme qui avait hanté ses pensées quelques minutes auparavant. Un sourire se traçant sur ses lèvres, il abandonna sa sœur et alla ouvrir en toute hâte la porte. Elle était là, caressant l’hongre blanc, lui tournant le dos. Elle était là, dans sa demeure, acceptant visiblement sa proposition. Allant à sa rencontre, il s’arrêta à quelques mètres d’elle.

« Je crois qu’il vous apprécie... Vous avez de la chance, d’habitude, c’est une vraie tête de mule. »


Il n’avait guère dans l'idée de lui faire peur et si tel fut le cas, alors il s’en excusa rapidement. Son sourire réapparut quand son regard croisa le sien. Étonner par sa beauté, sa mémoire lui jouait des tours, ou alors était-elle bien radine quand elle créait son image. Son regard pétillait, comme la première fois qu’il l’avait vu et cela le fit un peu plus sourire.
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MessageSujet: Re: Suis moi... Que je te fuis ♦♦ Jason   Dim 22 Mai - 18:24

    Olympe ne saurait dire combien de temps elle avait passée devant la demeure de Jason sans toutefois oser y entrer ou même s'en approcher. Toute son attention avait été accaparée par le cheval qui s'était approché d'elle. Elle était comme hypnotisée par la beauté de l'animal, par sa robe d'un blanc éclatant et ses yeux d'un noir si profond qu'ils en étaient expressifs. Elle était restée là tout simplement, devant la porte de celui qu'elle espérait tant revoir, à flatter doucement l'encolure de ce cheval qui était certainement le sien. Comme si Chronos avait décidé de n'en faire qu'à sa tête la jeune femme ne se rendait pas compte du temps qui passait, peut être cela ne faisait qu'un instant qu'elle avait stopper ses pas ou peut être cela faisait plusieurs minutes, elle n'aurait su le dire. Mais elle retrouva soudainement toute notion du temps lorsqu'elle sentit une présence à ses côtés et qu'elle entendit une voix briser le silence.

    Jason - Je crois qu’il vous apprécie... Vous avez de la chance, d’habitude, c’est une vraie tête de mule.

    Le cœur de la jeune femme manqua un battement lorsqu'elle se rendit compte que la voix qui venait de l'interpellée n'était autre que la voix de Jason, celui qu'elle désirait revoir depuis leur dernière rencontre. Elle était surprise de sa soudaine apparition près d'elle, agréablement surprise à vrai dire. Machinalement Olympe se mordit la lèvre inférieure, elle avait l'impression d'être redevenue une enfant prise en train de faire une faute, elle se sentait gênée que Jason l'aie surprise ainsi. Elle connaissait plusieurs éleveurs qui refusaient que l'on touche à leurs animaux sans leur consentement mais cela ne paraissait pas être le cas du jeune homme et elle en était heureuse. Elle n'aurait jamais pu se le pardonner si elle avait provoquer sa colère. La main toujours posée sur l'encolure de l'animal elle se tourna vers le jeune homme, sans qu'elle ne pu l'empêcher elle sentit un sourire se former sur ses lèvres.

    Olympe - Dans ce cas c'est un vrai compliment que cette... tête de mule me fait là.

    Alors qu'elle reprenait les mots de l'éleveur son sourire se fit un peu plus taquin. Elle ne connaissait pas l'animal, contrairement à Jason qui devait certainement l'avoir élevé depuis sa naissance pour qu'il le laisse sans attaches devant sa demeure, mais elle se sentait flatté d'apprendre que ce cheval qui se montrait réticent avec son propre maître ne l'était pas envers elle. Cela ne prouvait pas grand chose, certes, mais c'était agréable. Olympe avait toujours aimé les animaux et elle était heureuse de pouvoir montrer ce côté de sa personnalité à l'Athénien.

    Olympe - Oserais-je espérer que vous vous fiez un tant soit peu aux jugements de vos animaux pour vous forger votre propre opinion?

    La jeune femme détourna le regard, quelque peu surprise et gênée de sa propre audace, elle n'avait pas l'habitude d'agir de la sorte à cause de sa réserve naturelle, mais ses paroles étaient pourtant bien sincères. Elle osait espérer que Jason aussi l'apprécie, elle aimerait que cela soit le cas. Elle ne savait pas vraiment pourquoi mais l'opinion du jeune homme lui était importante. Peut être était-ce parce que durant plusieurs semaine ils avaient échangés des sourires complices. Peut être parce que quand elle se trouvait près de lui son cœur semblait s'affoler. Ou parce que depuis qu'il s'était enfin présenté à elle il venait souvent habiter ses pensées et ses songes. C'était comme si son image s'était gravée dans son esprit, lorsque Olympe fermait les paupière il lui suffisait d'un instant pour que les traits de son visage apparaissent. Il avait fallut d'un rien, quelques sourires, regards et paroles échangées pourtant elle se sentait étonnement bien aux côtés du jeune homme. Jamais une de ses relations ne l'avait rendue à la fois si heureuse et confuse, pourtant lorsque Jason lui avait proposer de se rendre à sa demeure elle n'avait pas hésité un instant, prenant cette invitation comme une occasion d'apprendre à davantage le connaître mais aussi à se rapprocher un peu de lui.

    Olympe espérait que son soudain élan d'audace ne choquerait pas l'éleveur, cela faisait partie de sa personnalité, lorsqu'elle ne connaissait pas son interlocuteur elle se montrait douce et réservée mais lorsqu'elle en était plus proche elle pouvait se montrer complice et taquine. Mais en ce jour elle se surprenait elle même, premièrement elle se rendait devant la demeure de Jason, répondant à son invitation de manière inopinée et maintenant elle osait lui avouer à demi mot qu'elle espérait avoir une place dans son esprit. Mais soudainement une pensée vient à elle, peut être le dérangeait-elle? Soucieuse de ne pas s'imposer et de ne pas paraitre malpolie elle s'empressa de reprendre la parole, confuse.

    Olympe - Oh... Je me montre impolie aujourd'hui excusez moi. J'espère que je ne vous importune pas...

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MessageSujet: Re: Suis moi... Que je te fuis ♦♦ Jason   Lun 6 Juin - 17:44

Il ne saurait dire combien de temps qu’il avait mit avant de l’interpeller. Ce dont il était certain c’était le fait qu’il aurait pu l’observer encore un long moment avant de dire un mot. Resté derrière sa fenêtre ou tout simplement à quelques mètres d’elle. Fixer ses courbes et son sourire cristallin dessiné à la commissure de ses lèvres. N’aurait-elle surement pas apprécié d’être ainsi l’objet d’observation de l’homme. Il fut toute fois honteux de l’avoir prit par surprise. Cela n’était jamais guère plaisant d’être prit pas surprise. Lui-même n’aimait pas cela. Loin d’être de ce qui n’apprécie pas qu’on admire ses bêtes, il s’avança vers l’équidé d’une blancheur presque parfaite, mais surtout de la jeune femme, gardant tout de même une distance respectable. Elle lui répondit assez rapidement et cela ne le fit que plus sourire. Connu pour être un bon éleveur, il l’était aussi pour connaître les moindres défauts de ses bêtes. Bien que ce cheval blanc était l’un de ses plus beau, il n’en restait pas moins remplie de malice et de gaminerie. Il lui avait causé bien des problèmes avec certains de ses clients masculins. En effet, ce cheval devenait un vrai petit ange avec la gente féminin et c’est grâce à sa sœur que Jason comprit cela. Content de voir que cela était aussi valable pour l’athénienne qui se tenait à ses côtés. Celle-ci reprit la parole. Ses mots surprirent Jason. Tout d’abord un peu désorienté, il tourna son regard vers elle. Peu habitué à ce qu’elle lui adresse la parole sans timidité apparente. Ils n’avaient réellement parlé que la dernière fois, sur le marché et pourtant, il avait l’impression de la connaître. Pourtant, elle lui cachait encore bien des surprises. Sans plus attendre, il reposa son intention sur le cheval dont il flatta l’encolure.

« Leur jugement met très important. Toutefois, je n’ai guère besoins d’eux pour savoir qui je dois ou non côtoyer. »

Il accentua sa phrase par un regard et un sourire qui en disait long sur le plaisir qu’il avait à la voir près de lui. Il est vrai que son audace auprès de lui l’avait désarmé, mais il ne le prenait pas mal. Chacun son caractère, et en quelques secondes, l’homme avait comprit qu’il avait encore beaucoup de chose à apprendre sur elle. Le peu qu’il connaissait le comblait déjà. Il ne serait exactement mettre un mot sur ce qu’il pouvait ressentir quand elle était à ses côtés, mais il aimait beaucoup ça. Mais il était conscient que cela n’était peut-être pas réciproque. Dans sa tête, une voix ne pouvait s’empêcher de lui montrer les plus sombres côtés de cette relation qui pouvait naitre entre eux. Quelle relation ? Lui-même n’était sûr de rien. Tiré de ses pensées par ses paroles, il se précipita pour lui montrer qu’elle ne l’importuna point. Il était plus qu’heureux de la voir. Pas une seule de ses nuits n’avait pas été hantée par son visage. Pas une seule fois il n’avait perdu espoir d’entendre de nouveau sa voix. Bien sur, il ne l’avouera pas ou du moins, pas pour le moment. N’ayant jamais eut de sentiment pour une femme, Jason n’était vraiment pas sûr de lui face à elle. Si sa sœur pouvait le voir, elle ne se gênerait pas pour se moquer de lui.

Arrêtant de caresser le poil blanc de l’équidé, il se tourna pleinement vers Olympe. Pendant un instant, il se perdit à contempler les trais de son visage. Espérant peut-être que cette image ne reste à tout jamais gravée dans sa tête. Le beau blanc s’éloigna du couple, se sentant peut-être de trop. L’homme inspira doucement.

« Si cela ne vous déplait pas, ma proposition tiens toujours. M’accompagnerez-vous pour une ballade à cheval ? »

Il espérait que oui. Dans un tel endroit, bien qu’il soit sur ses terres, il savait que les murs avaient des oreilles. Même si sa sœur ne l’avait pas encore vu au côté d’une charmante demoiselle, il savait que cela n’allait plus tarder. D’un geste de la main, il invita Olympe à le suivre. Même si elle ne trouvait pas cette idée à son gout, il tenait à lui montrer sa demeure. Non pas pour montrer au combien il avait de l’argent, mais tout simplement pour qu’elle se sente un peu plus à l’aise. Traversant la cour qui dominait l’avant de sa maison, ils se dirigèrent vers l’écurie. Les lieux n’avaient guère changé depuis que Jason avait reprit la petite entreprise. La bâtisse était faite de pierre blanche et de bois. Construit en u, les écuries et la maison était lié par une simple porte. Bien que l’on se retrouve dans un endroit que l’on partage avec des animaux, le lieu était propre. Il y tenait. Non pas parce qu’il était maniaque, mais tout simplement parce que les clients étaient toujours plus attiré par un lieu bien soigné que par une porcherie. Il se tourna vers la demoiselle, lui sourit tout en lui présentant d’un revers de main les lieux.

« Je vous souhaite la bienvenue dans mon monde.. »
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MessageSujet: Re: Suis moi... Que je te fuis ♦♦ Jason   Mer 6 Juil - 17:51

    Jason - Leur jugement met très important. Toutefois, je n’ai guère besoins d’eux pour savoir qui je dois ou non côtoyer.

    Un sourire à la fois gêné et heureux s'installa de nouveau sur les lèvres d'Olympe, elle avait craint la réaction du jeune homme face à sa question mais là il lui prouvait qu'elle s'était posé des questions pour rien. Elle l'avait déstabilisé elle l'avait bien vu dans son regard, la surprise s'était peinte sur son visage durant un instant avant qu'il ne lui réponde. Mais bien vite sa réponse avait rassurée la jeune femme, elle s'en serait voulu d'avoir été trop loin dans ses paroles. Ils ne se connaissaient que peu et elle ne voulait pas le faire fuir avec des paroles trop audacieuses. A dire vrai elle ignorait elle même ce qui l'avait poussé à proférer de telles paroles. Elle désirait connaitre l'opinion du jeune dresseur envers elle mais tout était encore flou en elle, son cœur lui conseillait de se laisser aller, de se relâcher à ses côté mais sa raison lui intimait de se montrer davantage réserver. Comment pouvait-elle savoir qu'elle était la meilleure manière d'agir dans ces conditions, quand ses propres sensations étaient si contradictoires? Mais Jason c'était approché d'elle, avait accepté sa soudaine audace et lui avait répondu avec un sourire sincère et un regard qui lui prouvait qu'il appréciait sa présence. Alors Olympe décida que pour aujourd'hui elle allait suivre son cœur, apprendre à mieux connaitre ce jeune homme qui avait déjà une place particulière pour elle. Peut être s'en mordrait-elle les doigts plus tard, mais cela, elle en doutait fortement.

    Le silence s'était installé entre les deux athéniens, bien vite la jeune capeloï se rendit compte qu'elle faisait l'objet de toute l'attention du dresseur équin. En tant que vendeuse sur le marché elle avait souvent à faire à des hommes, qu'ils soient athéniens ou étrangers, de son âge ou plus âgés, elle était plus ou moins habitué aux regards que les hommes pouvaient lui porter. De nombreuses fois on l'avait fixée sans gêne, la jaugeant littéralement du regard, comme un simple objet que l'on juge. Chaque fois elle avait maudit ces regards qui ne lui témoignaient aucun respect, elle était une femme du peuple certes mais ce n'était pas une raison pour croire que l'on pouvait la posséder à sa guise. Elle avait peut être les mains pleines de terre et le front recouvert de sueur mais elle n'était pas sans caractère, c'était par le travail manuel qu'elle continuait à vivre, elle était fière de ce qu'elle était et elle entendait ne jamais se laisser trainer dans la boue. Que ce soit par des paroles venimeuses que des regards immoraux.
    Mais le regard que lui portait Jason en ce jour était loin de ceux qu'elle avait dû maintes fois supporter en silence. Le dresseur lui adressait un regard calme et respectueux, peut être même un peu affectueux. Pendant un court instant Olympe soutint son regard avant de baisser les yeux vers le sol, elle pouvait sentir que ses joues prenaient une jolie couleur rosée. Le cheval blanc qui avait attiré son attention plus tôt s'en alla et elle laissa retomber son bras le long de son corps.

    Jason - Si cela ne vous déplait pas, ma proposition tiens toujours. M’accompagnerez-vous pour une ballade à cheval ?

    Olympe sentit une bouffée de contentement s'emparer de son être à l'entente de ces paroles. Ainsi il n'avait pas oublier sa proposition et comptait toujours l’honorer en sa compagnie. Sincèrement heureuse elle se hâta de lui répondre.

    Olympe - Ce serait avec plaisir...

    D'un geste de la main il lui présenta sa demeure et l'invita à le suivre, avec un simple hochement de tête poli elle lui emboita le pas pour découvrir ce qui était son chez-lui. Le regard curieux de la jeune vendeuse se porta tout d'abord sur la cour qui devançait la demeure, annonçait à qui y tournait son regard qu'ici vivait une famille aisée, avant qu'il ne la mène devant les écurie. Faite de pierre blanche et de bois l'endroit respirait la simplicité et le calme, une atmosphère qui plût beaucoup à la jeune femme. La demeure de Jason était belle et riche, cela se voyait, mais elle avait un côté modeste dans sa construction qui montrait que la famille du jeune homme vivait dans un endroit aisé sans pour autant étaler ses richesses.

    Jason - Je vous souhaite la bienvenue dans mon monde...

    Olympe eut un pincement au cœur à ces pensées, tout ceci lui rappelait qu'un monde entier les séparait, elle appartenait au peuple et à côté de celle-ci sa petite demeure faisait bien pâle figure. Elle ne vivait pas mal, mais sa maison était petite et sombre en hiver, rien à voir avec le superbe endroit où Jason vivait. Elle était bien loin de toutes les richesses que devait contenir cette demeure et jamais elle ne pourrait rivaliser contre cela, mais elle ne le désirait pas non plus. Elle n'avait pas honte d'elle et des conditions de vie de sa famille, elle était consciente que la richesse ne pouvait pas être donnée à tous, elle ne faisait pas partie de ces gens là c'était tout et elle vivait avec même si parfois les hivers étaient difficiles. Néanmoins elle garda son regard curieux et son sourire sur son visage, elle savait que l'intention de Jason n'était pas de pointer leurs différences de classe sociale. Tout ceci ne la rendait pas malheureuse, elle n'avait jamais été du genre à s'apitoyer sur sa vie, bien au contraire elle ne baissait jamais les bras. Elle était au contraire heureuse que Jason décide de partager son univers avec elle, cela lui permettait d'en apprendre plus sur lui à chaque seconde. En voyant sa demeure elle pouvait aisément deviner sa classe sociale mais elle voyait aussi qu'il ne recherchait pas de reconnaissance en étalant ses richesses, l'endroit était lumineux et propre il devait donc en prendre soin ou tout du moins faire en sorte que quelqu'un s'en occupe. Il ne lui présentait pas non plus les lieux de manière condescendante et fière mais en simplicité, comme si cet endroit était des plus classiques.
    Arrivés prêt de l'entrée des écuries Olympe ralentit le pas et se tourna vers le dresseur.

    Olympe - Vous vivez dans un monde très beau...

    C'était parfaitement vrai, il vivait dans un beau monde réservé au beau peuple. Olympe n'avait pas sa place dans un tel endroit, elle le savait, elle était plutôt la jeune femme qui travaillait la terre de ses mains plutôt que celle qui caressait les pierres blanches d'une telle maison. Elle avait conscience de tout cela mais là dans l'instant présent elle se sentait à l'aise dans cette maison aux côtés de Jason, cela lui paraissait presque normal. Elle était bien.
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MessageSujet: Re: Suis moi... Que je te fuis ♦♦ Jason   Dim 25 Sep - 14:11

Elle ne prit guère de temps pour répondre à sa demande. Cela lui fit plaisir, peut-être un peu trop pour une simple balade en sa compagnie. En général, il préférait partir seul avec son cheval. Il n’était pas de ces hommes qui vivaient dans la solitude, mais par moment, cela ne faisait qu’un grand bien de se perdre dans les collines non-lointaines, seul avec sa monture. Toute fois, c’est avec un grand plaisir qu’il lui avait demandé de venir avec lui. Il ressentait cette envie de partager du temps avec elle. Cette envie d’apprendre la connaître, même si cela devait durer des saisons. De drôle d’envies qu’il n’éprouvait pour personne d’autre qu’elle. Souriant, il l’invita dans sa demeure, voulant lui montrer ainsi sa propriété sans jamais sans vanter. Après tout, le mérite revient plus à son père qu’à lui-même. A chaque fois qu’il s’approchait de ces murs d’un blanc presque parfait, il ressentait un pincement au cœur. Il se revoyait, lui et son père, bâtir ces bâtiments de leurs mains et de la sueur de leur front. De merveilleux souvenir qu’il espérait, un jour, faire partager lui-même à ses enfants. Cette partie de la maison était surement celle qu’il préférait. Cette grande allée entourée de boxes où plusieurs équidés se reposaient sans même un bruit. Petit, il faisait souvent des courses de brouette avec sa sœur ou encore des batailles de paille sous le regard protecteur de leur mère. Il se revoyait encore à six ans, essayant de porter des fourches de pailles beaucoup trop lourdes pour lui. Des moments qu’il ne cessera jamais de ce remémoré temps que ces murs seront encore débout.

« Vous vivez dans un monde très beau... » la regardant, il haussa les épaules, ne voulant pas paraître prétentieux. Oui, son monde était très beau, il s’y plaisait. Par moment, il regrettait de trop se tuer à la tâche et de ne plus avoir le temps pour admirer ce qui lui appartenait. Heureusement, il était un homme très terre à terre et n’en n’oubliait jamais la réalité. S’il était dans une telle situation, c’est grâce à tout ce dont son père lui avait légué : ses terres, sa famille, mais surtout sa passion pour le cheval. Le regard toujours viré vers Olympe, il était content de la voir à son aise et non gênée, comme elle l’aurait pu l’être. Peut-être l’était-elle, en tous cas, cela ne se ressentait guère. Entrant dans les écuries, il l’invita à la suivre. Il fallait qu’il lui trouve un cheval et dans sa tête, cela était une vraie hiérarchie. Il hésitait sur le choix de la monture qu’il allait lui donner. Il ne connaissait pas son niveau et il ne voulait pas non plus qu’elle se prenne la tête pendant la route. Passant devant plusieurs boxes, certains vides, d’autres occupés, il s’arrêta après de celui d’Othello, qui, la porte grande ouverte donnait sur un habitacle vide. Celui-ci donnait vu sur un immense près dans lequel chahutait les chevaux de quelques clients de Jason. Jetant un coup d’heure par la fenêtre du boxe, il s’assura que tout allait pour le mieux avant de se racler la gorge et de désigner un cheval d’un gris pommelé qui s’abreuvait dans le boxe d’en face.

« Je vous présente Iris, votre monture. »

S’approchant du boxe, il ouvrit la porte en bois en grand pour pouvoir accéder à l’équidé. Il n’était pas très grand, peut-être un mètre soixante au garrot. D’une robe d’un gris pommelé assez prononcé, il avait de longs crins fraichement démêlés et un physique robuste. Surnommer le poney des montagnes par quelques enfants qui venaient prendre des cours, Iris était âgée d’une quinzaine d’années et avait un mental d’acier. Lui flattant l’encolure, l’homme jeta un petit coup d’œil sur lui, s’assurant qu’il n’avait aucun bobo apparent. Rien à signaler. Se retournant vers la jeune femme, il lui sourit, posant un regard rassurant sur elle. Il voulait la mettre en confiance et c’est surement pour cela qu’il avait choisit Iris.

« Iris est un très bon compagnon. Il est gentil, dévoué et surtout, il est mignon.. »

C’était sa façon à lui de la détendre. Attrapant une corde avec laquelle il entoura l’encolure du cheval, il tendit la corde à Olympe, voulant que celle-ci le tienne pendant qu’il alla chercher l’harnachement. Croisant Eole, le garçon d’écurie, il le prévient de sa sortie et lui accorda son après-midi, mais avant, Jason lui demanda de rentrer tous les chevaux une fois qu’il serait partie. Acquiesçant, l’adolescent croqua dans sa pomme avant d’aller s’occuper. Prenant un tapis, une selle et un filet, il rejoignit la jeune femme et lui demanda de l’aide pour « habiller » le cheval. Peu importe qu’elle sache ou non faire, il allait l’aider et lui montrer les moindres gestes à faire. Posant tout d’abord l’épais tapis sur le dos de l’équidé, ils placèrent ensuite la selle et Jason demanda à la jeune femme de s’approcher. Se plaçant derrière elle, près du ventre d’Iris, il lui indiqua de prendre la sangle et de sangler. Habituer à aider, il posa sa main sur la sienne pour lui donner un coup de main et arrêta son geste peu après, un peu gêné. C’était étrange de toucher la peau de la jeune femme qui faisait emballer son cœur à chaque regard. Le regard ailleurs, il la laissa terminer tandis qu’il mit la bride au cheval.

« Voilà, il est près... Je vais aller chercher le mien. Si vous le voulez, vous pouvez le sortir à l’entrée de l’écurie. »

Son ton était un peu hésitant. Une main dans la nuque, il prit une bride et sortie cherché Othello. Celui-ci broutait tranquillement, en liberté, et à l’arrivé de son cavalier, hennit doucement. Jason ne pouvait s’empêcher de se traiter d’idiot. Il avait manqué de tact avec Olympe. Peut-être avait-elle mal prit le fait qu’il ait posé sa main sur la sienne. Peut-être était-elle aussi gêner que lui. Soupirant, il mit le filet à son destrier avant de l’amener près de celui de la jeune femme. Il lâcha les rênes et s’approcher de la jeune femme.

« Etes-vous prêtes ? »

Il ne voulait vraiment pas l’obliger à partir avec lui à dos de cheval. Si elle ne se sentait pas confiante, il ne lui en voudrait pas de rebrousser chemin. Même s’il était heureux de partager un tel moment avec elle.
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Suis moi... Que je te fuis ♦♦ Jason

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