« Aphrodite... Montres-moi le chemin à prendre... Aides moi. » feat. Dorian Fabius ♥.
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 « Aphrodite... Montres-moi le chemin à prendre... Aides moi. » feat. Dorian Fabius ♥.

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MessageSujet: « Aphrodite... Montres-moi le chemin à prendre... Aides moi. » feat. Dorian Fabius ♥.   Mer 8 Juin - 12:57




Soupir. Tapotements. Bruissements. Frottements. Ces bruits étaient témoins d'une activité humaine. La mienne, en fait. Je m'ennuyais à mourir, dans cette cage dorée qui constituait ma demeure. Je rêvais de voir le monde. De voir Athènes, mais pas seulement. Je rêvais... De grandes découvertes. Allongée dans mes draps, froissés par tant d'activité en leur sein, je me construisais un avenir meilleur que celui qui se profilait pour moi. Qui étais-je donc ? Eh bien, c'est très simple : Je suis Nausicaa Io, fille de Thircis, et son plus grand trophée. J'avais l'impression de n'être bonne qu'à être montrée à ses amis. Il était bien trop occupé à être en leur compagnie ou à me trouver un potentiel mari pour passer du temps avec moi... Et j'en avais assez. L'air me semblait lourd, suffoquant. Il était trop chaud, pour mes poumons pourtant habitués à sa densité. Vêtue d'une longue robe de tissu blanche attachée à l'une de mes épaules par une broche dorée, je me levais de cet endroit si douillet qui pourtant m'horripilait tellement.

Me dirigeant vers la salle principale de mon "antre", les pieds nus, j'avançais lentement vers l'une des inombrables fenêtres jonchant mon habitat. Je voulais de l'air. Voir du monde, même si je ne pouvais leur parler. J'ouvris donc le loquet d'une fenêtre pour reculer les battants de cette dernière et admirer l'Astre Solaire qui brillait, en cette après-midi, de milles feux. Je laissais ses rayons chauds pénétrer ma peau, réchauffer cette peau froide qui était la mienne, et la colorer. Je me sentais livide. Insipide. J'étais en manque d'occupations, d'action. Il fallait que je fasse quelque chose, mais sortir dans la Ville à cette heure était déconseillé. Si mon père avait vent de mes petites escapades, il s'arrangerait pour que plus jamais je ne sorte. Heureusement, Déméthée était là. Elle l'avait toujours été. Et elle veillait sur moi comme l'aurait fait une mère. Elle m'aidait à recouvrer cette joie de vivre que je perdais à chaque fois que mes pieds foulaient de nouveau le sol marbré de ma demeure. Je n'étais moi-même, vivante, que lorsque je me trouvais entourée d'inconnus. Que lorsque j'étais dehors, à respirer ces épices que les marchands vendaient, à guetter un danger qui pourrait potentiellement me frapper...

Tout était trop... Surveillé, chez moi. Des verrous étaient disposés sur les portes, empêchant en théorie un voleur de nous débarasser de nos biens. Je voulais vivre, voir le monde. Et surtout quelques personnes en particulier... Il y avait Vera, mon amie Etrangère qui avait été si douce avec moi. Malgré les barrières de la langue, nous nous étions comprises rapidement. Assez pour échapper à une patrouille qui m'aurait ramenée à mon père bien trop tôt. Pas qu'il me cherchait, mais tout le monde dans la Cité, qui fut aisé, savait que la "tendre et chère Nausicaa ne pouvait jamais sortir de chez elle". Et les gardes avaient des instructions bien claires si jamais ils me voyaient. Mon père était... Précautionneux. Ce n'était pas toujours simple à vivre, entre nous. Et surtout pas dans ces cas là. Il y avait aussi... Un garçon. Ou plutôt... Un homme. Un Esclave. Celui de Christos, mon cher ami... Que je n'avais approché que dans un seul but : Pouvoir revoir ce beau Romain le plus souvent possible. Ce serait mentir que de clamer qu'il ne m'avait pas tapé dans l'oeil. Je l'avais croisé dans la rue, pendant l'une de mes nombreuses sorties, et lui étais rentrée dedans car mon père n'était pas loin. Je m'étais excusée des milliers de fois avant de lui proposer un dédommagement. Mais Christos, son "Maître" était arrivé et l'avait emmené loin de moi.

Puisque j'étais, à ma façon, quelque peu influente... Il n'en avait pas fallut d'avantage pour que je me renseigne sur les deux hommes. Et voilà comment j'avais découvert l'adresse de ce Romain dont j'ignorais tout. Christos l'avait appelé "Dorian". Cela lui allait bien... Et il hantait mes pensées depuis que je l'avais vu. Je voulais en apprendre d'avantage sur lui... J'aurais aimé, en outre, qu'il "m'appartienne". Cela aurait facilité les choses. Il faudrait que j'en discute avec Christos à l'occasion... Mais peut-être Dorian le prendrait-il mal, de passer d'une main à une autre, comme un vulgaire objet ? Je voulais juste le connaître... Savoir pourquoi il était devenu Esclave, pourquoi il se trouvait à Athènes... Et c'était décidé : Ce soir, lorsque je sortirai, j'irai le voir. En espérant que son maître, enquiquinant comme il l'était, ne serait pas là à réclamer mon attention. Il était plutôt mignon, à sa façon... Mais bien moins que Dorian. J'avais envie de le voir, d'entendre cette voix qui n'était jamais parvenue à mes oreilles délicates. Sur ces pensées, toujours accoudée sur le rebord de la fenêtre, je rentrais en fermant cette dernière. Je retournais dans ma chambre, bien trop grande pour moi seul, et allais dormir un peu pour que le temps passe plus vite.

Je me réveillais en début de soirée. Il devait être... 18h, tout au plus. Des bruits parvenaient de la cuisine, et j'espérais que mon père n'ait pas décidé, justement, ce soir, de rester. Je fus rassurée, une fois levée et dans ladite pièce, d'y voir Déméthée qui commençait à préparer le repas. Je lui embrassais la joue avant de lui demander : « Démé' ? Je peux sortir, ce soir ? Je voudrais aller voir... L'esclave de Christos. Je t'en ai déjà parlé... » Elle hocha la tête avec un sourire plein de sous-entendus et j'allais me préparer. Je coiffais mes longs cheveux ondulés à la couleur du miel avant d'ajuster ma robe. Je me tapotais les joues pour les rendre plus rougies et me donner bonne mine, avant d'aller manger en la compagnie de ma Nourrice. Encore une fois, Thircis n'était pas là. Il allait finir par devenir un inconnu, à mes yeux... A force de ne jamais le voir. Mais peu m'importait, tant que je pouvais voir ce bel inconnu qui m'empêchait de penser à autre chose que lui. Je voulais m'amuser, profiter de la vie, découvrir des choses, à mes risques et périls. Et puis... J'avais dix-huit ans ! Il était interdit d'avoir... Enfin... De faire des trucs avant le mariage. Mais je voulais connaître l'amour, tout de même ! Sans parler de ces choses là, bien sûr.

Une fois mon estomac bien plein, j'allais attraper une cape en laine que m'avait fait Déméthée. Je rabattais la capuche sur mon visage pour cacher celui-ci des yeux du Peuple. Sortant de ma demeure furtivement, je me dirigeais vers la bâtisse, dans le Quartier Nord, de Christos. Et s'ils étaient tous les deux absents ? Eh bien... Je trouverais bien quelque chose d'autre à faire. Mais j'étais habitée par l'espoir de pouvoir le voir. Depuis la dernière fois, nous ne nous étions toujours pas revus. Pensait-il à moi ? Se souvenait-il seulement de ma personne ? Ô Aphrodite... Je te prie de rendre mes espoirs possibles... J'y arrivais sans me faire démasquer, et toquais à la lourde porte. Je ne m'étais rendue qu'une fois par ici, pour que Christos me montre sa bâtisse sans toutefois me laisser y pénétrer. Debout sur le parvis, j'attendais que quelqu'un daigne m'ouvrir, que ce soit Christos, Dorian ou un autre membre du personnel. Je ne savais pas grand chose à propos du maître des lieux, mais je m'en fichais. Tout ce qui importait, c'était ce garçon. Mon coeur battait la chamade, gonflé d'espoir, alors que j'avais la peur au ventre d'être repoussée, que la barrière de la langue nous empêche de nous exprimer. Etais-je amourachée de lui ? Peut-être bien...
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MessageSujet: Re: « Aphrodite... Montres-moi le chemin à prendre... Aides moi. » feat. Dorian Fabius ♥.   Dim 16 Oct - 0:39

    Un, deux, trois coups. On toqua à la porte. Dorian s’essuya le front d’un revers de main. Il commençait à être tard mais la chaleur semblait toujours aussi intense qu’en pleine journée. Cela ne le dérangerait pas s’il n’était pas en train de faire des réparations dans la maison de Christos. Il passa son autre main sur son front pour essuyer les quelques gouttes persistantes puis il se leva avec difficulté. Il était resté trop longtemps accroupi, les genoux sur le sol fissuré. Il lui fallut une bonne minute avant de réussir à marcher sans tituber. Ses articulations endolories le meurtrissaient, ce qui ne semblait pas inquiéter son maitre. Non, Christos s’en foutait totalement. Pour preuve ; il n’était même pas chez lui à surveiller les travaux ou même son esclave. Dorian n’osait même plus lever les yeux lorsqu’il lui adressait la parole. Il avait tant cru en ce maitre… Mais la foi l’avait quitté. Il n’y avait plus que la désillusion d’avoir espéré. L’espace d’un instant, en repensant à tout ça, ses jambes eurent du mal à le soutenir et il flancha. Ses genoux heurtèrent le sol et il laissa échapper un grognement de douleur. La seule chose que pouvait faire l’esclave, c’était de serrer les dents. Les yeux rivés sur le sol, les mains posées à plat, il tenta de se relever. Et si c’était Christos qui tapait à la porte, complètement bourré et qui n’attend qu’une chose ; insulter ou frapper son esclave pour évacuer ? Dorian leva les yeux vers la grande porte en bois et déglutit. La personne dehors n’insista pas. Ce n’était donc pas son bourreau. Si cela avait été son maitre, la porte serait déjà en train de grincer et il serait en train de hurler sur l’esclave sur sa lenteur et son incompétence.

    Dorian déglutit une nouvelle fois et prit appuie sur ses mains pour se relever. Par Jupiter, que c’était dur… Tellement dur. Il frotta ses genoux. La douleur persistait. Il n’était pas dans la merde… Il passa une main dans ses cheveux et soupira. Depuis combien de temps ne s’était-il pas lavé ? Depuis combien de temps n’avait-il pas porté des vêtements décents ? Depuis combien de temps n’avait-il pas mangé quelque chose de consistant ? Depuis combien de temps déjà était-il ici, en esclave et non en homme libre à la recherche d’un remède pour une parente ? Avait-il seulement était libre ? Il soupira. Ça ne servait à rien de ressasser tout ça, de ruminer et de se triturer l’esprit pour tout ça. C’était terminé. Il n’y avait plus d’espoir. Il avait juste… A faire comme les autres esclaves ; servir et se taire. Il savait déjà très bien faire les deux. Il devait juste y apporter un peu plus de conviction. Un énième soupir et il posa sa main sur la poignée en bois.

    Lorsqu’il ouvra la porte, l’esclave écarquilla les yeux. S’il y avait bien une personne qu’il ne s’attendait pas à voir, c’était bien une femme. Une longue cape recouvrait son corps et ses vêtements, une capuche rabattue sur sa tête pour cacher un minimum son visage. Malgré tout, il pouvait percevoir ses yeux d’un bleu clair mais profond. Dorian fronça les sourcils. Elle lui disait vaguement quelque chose. Il avait dû la croiser quelques fois, sûrement en compagnie de Christos. Oui, ça devait être ça… Une femme aussi bien vêtue, de son rang, elle devait forcément avoir quelque chose avec Christos. L’esclave, après avoir détaillé la jeune femme de bas en haut, finit par s’incliner légèrement par respect et articula un bref « madame », presque inaudible. Il releva la tête et s’humidifia les lèvres. Sous la capuche, il pouvait voir quelques mèches de cheveux. Des cheveux étincelants comme la flamme. Étincelants comme ceux de Thaïs… Il cligna plusieurs fois des yeux avant de déglutir difficilement et d’inspirer profondément. Il ne voulait pas savoir qui elle était – malgré sa beauté évidente – surtout si elle était une amie de son maitre, voire plus…

    Un instant s’écoula alors qu’il avait ouvert la porte. Que pouvait-il bien lui dire ? De toute façon, Christos n’était pas là… Il planta son regard azuré dans celui de la jeune femme et fit un pas en avant, prêt à fermer la porte. Il le savait parfaitement ; il devait accueillir avec la plus grande des politesses les amis de son maitre sous peine d’être puni sévèrement. Combien d’hoplites et de gymnètes avaient passé la porte en rouspétant sur l’attitude de Dorian, histoire de le voir se faire tabasser sous leurs yeux moqueurs. Tout ce que ces hommes voulaient, c’était du vin, des femmes et un spectacle pour régaler leurs yeux. L’esclave caressa du bout des doigts l’encadrement de la porte et se força à sourire. Ces temps-ci, il n’avait qu’une envie : chialer toutes les larmes de son corps, recroqueviller sur sa paillasse en songeant à ce qu’aurait pu être sa vie si ses parents n’avaient pas été tués. Son sourire s’élargit légèrement, sa voix rauque retentit :

    « - Toutes mes excuses Madame, mais, mon maitre n’est pas là. Dois-je lui transmettre un message, un nom… ? ».

    Il n’avait pas d’autre choix que d’être chaleureux, surtout si, dans Athènes, elle était influente. Elle semblait trop riche pour être l’une des putains de Christos, trop belle aussi. C’était dégueulasse que des hommes tels que lui puissent s’entourer de créatures pareilles. Il repensait alors à toutes ces femmes qui tombaient sous le charme de l’ivrogne, à Thaïs qui aurait pu s’arracher le cœur pour lui… Il ne méritait pas ça… Qui le méritait de toute façon…

    Dorian commença à refermer la porte lentement. Il n’avait aucune envie de la faire entrer. Il n’avait aucune envie d’être dérangé alors qu’il songeait à tout ce qu’il n’aurait jamais.


Désolé de la médiocrité... >< !!!
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