Un pas en entrainant un autre ♣ PV Diane
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 Un pas en entrainant un autre ♣ PV Diane

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MessageSujet: Un pas en entrainant un autre ♣ PV Diane   Mar 9 Aoû - 16:38


Un pas en entrainant un autre


Avoir de l'avance sur le temps... C'était une chose tellement abstraite et tellement irréelle et pourtant, parfois, cela pouvait presque se matérialiser entre vos doigts. On ne pouvait se jouer du temps mais on pouvait trouver le moyen de croire en être capable si l'on se fiait au système de décompte du temps créé par l'homme. C'était ainsi que Daphné aimait jouer avec le temps : en étant comme en avance sur lui lorsqu'elle se débrouillait pour arriver à un rendez-vous bien plus tôt que l'heure prévue. C'était une illusion en ce qui concernait la réalité du temps mais ça restait une illusion plaisante, Elle avait devant elle suffisamment de temps pour flâner le long du marché : elle aimait à contempler les étals colorés, à entendre les accents venant de contrées toutes plus éloignées les unes que les autres, à observer les expressions sur le visage des passants, à traquer le détail qui faisait la différence, à acheter deux ou trois babioles quand elle avait suffisant d'argent pour ça.
Aujourd'hui, elle comptait agrandir sa collection de livres : elle avait économiser suffisamment cette fois pour s'offrir deux ouvrages au moins. Seulement, c'était sans compter les tentations extérieures plus abondantes les unes que les autres. Un léger froissement de tissu attira son attention, un froissement à peine audible dans ce brouhaha mais tellement fin et subtil qu'il n'avait pu échapper à l'oreille attentive de la belle athénienne. Elle se retourna lentement, se laissant bercer par le son du tissu agité par une légère brise matinale et repéra l'objet qui allait faire naître en elle l'envie : il s'agissait d'un superbe morceau d'étole, une étole de soir si fine et si pure qu'elle paraissait quasiment irréelle. Daphné y passa doucement les doigts et ne put réprimer un frisson de plaisir : elle n'était pas étouffée par un trop plein de coquetterie mais elle savait apprécier les belles choses. Elle ferma les yeux et se laissa envoûter par les sensations que faisaient naître en elle se tissu : le toucher, l'ouïe, l'odorat... Cinq de ses sens étaient monopolisés. Lorsque le commerçant la vie, il s'approcha doucement et commença à vanter les mérites de son produit... Mérites que Daphné connaissait déjà. Elle l'écouta à peine, se focalisant sur cette étole qu'elle faisait glisser entre ses doigts. L'annonce du prix la fit se stopper net, elle regarda le vendeur et lui fit comprendre qu'elle n'était pas cliente. Il se retira à l'instant et elle reprit son chemin, un léger goût amer pendant à sa langue : elle était venue ici pour acheter de quoi agrémenter son esprit et non son corps...

Elle se hâta, oscillant avec grâce entre les passants qui eux, flânaient lentement. Elle ne voulait pas se retrouver à nouveau face à un désir ardent, face à une envie comme celle qu'elle venait de subir : elle était bien plus forte que cela. Il fallait qu'Athéna lui vienne en aide, qu'elle lui permette de se remettre en tête ses buts dans la vie. Elle voulait toujours en apprendre plus, elle voulait être quelqu'un, elle voulait qu'on la remarque non pas pour son apparence engageante et plaisante mais pour son érudition. Elle n'était pas d'une jeune fille bonne à marier, elle était bien plus que cela, elle en était certaine. Elle s'autorisa tout de même à l'achat d'une broche en forme de salamandre, assez fine et discrète pour ne pas trop attirer l'attention sur elle mais suffisamment belle pour qu'on la remarque en cas de besoin. Elle était comme ça, la fille d'Icare : tout en finesse et naturel. Elle n'avait pas besoin de grand chose pour qu'on la voit, un rien pouvait l'habiller. La seule chose qu'il lui manquait, c'était un rang digne de son esprit et de sa grâce : chose qu'elle n'avait malheureusement pas eu la chance d'avoir à la naissance. A la place, elle avait eu une famille aimante : est-ce que ça ne valait pas toute la reconnaissance du monde ? Si, au fond, ça le valait. Seulement, elle pouvait faire mieux, elle le savait.

Elle arrivait presque, elle savait où elle allait. Elle avait pour habitude de se rendre dans une sorte de boutique connue de très peu de personnes pour ses achats : une sorte d'ancienne antre secrète. Avant que le système politique ne change, lorsque certaines personnes voulaient s'octroyaient des savoirs jugés non compatibles avec les idées des dirigeants, elles devaient trouver le moyen de se les procurer dans l'ombre. Cette boutique en retrait avait longtemps servi à des hommes et des femmes de lettres quelque peu "décalés". Daphné s'y rendait régulièrement car elle savait pouvoir y trouver des ouvrages anciens et surtout réellement intéressants. Aujourd'hui, ces ouvrages étaient autorisées mais cette boutique restait en retrait : on ne savait jamais ce que les dieux pouvaient réserver pour le jour d'après...
Elle s'engouffra dans une ruelle en quittant la foule bien trop dense à son goût. Elle épousseta ses atours qui avaient été chargés de toutes sortes de choses à cause du contact avec les autres passants tout en avança vers le bout de la ruelle. elle ne remarqua pas tout de suite qu'elle n'était pas seule. Ce ne fut que lorsqu'elle fut à quelques mètres de la silhouette qu'elle leva la tête et s'arrêta, interdite. Ce maintien était divin, cette parure était sublime... Cette silhouette ne lui était pas étrangère, elle l'avait sûrement déjà aperçue au détour d'une rue d'Athènes. Elle comprit bien vite qu'elle était en présence d'une femme d'une caste au-dessus de la sienne. « Bonjour. » dit-elle simplement en se courbant. Elle ne savait pas si elle devait dire quelque chose ou non. Elle se contenta alors d'attendre que la jeune femme fasse quelque chose : qu'elle entre dans la cour, qu'elle lui dise un mot ou qu'elle s'en aille simplement.



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MessageSujet: Re: Un pas en entrainant un autre ♣ PV Diane   Jeu 9 Fév - 19:40

J’avais perdu le compte. Voilà un long moment que je marchais dans cette boutique de livres que je vénérais depuis sa création. J’étais une enfant à l’époque, et mon père y était maintes fois allé chercher des ouvrages dont les titres faisaient écho à ma mémoire, que je les ai lus ou non. Il m’arrivait de m’y rendre encore, à des moments particulièrement choisis de mon existence, notamment lorsque je souhaitais reprendre pied grâce à des repères rassurants, familiers. Ainsi, aussi silencieuse qu’une ombre, je marchai de rayon en rayon, caressant parfois du bout des doigts les œuvres parfois si vieilles que le papier avait pris cet aspect parcheminé qui craquelait sous le toucher. Je n’achetais pas toujours. Je pouvais me contenter de lire des dizaines et des dizaines de noms d’auteurs ou d’œuvres, pour le simple plaisir de me trouver là, et de respirer cette odeur si particulière aux livres et à la pièce qui les renfermait. Mes pas ne produisaient quasiment aucun bruit, à peine un frôlement presque infime contre la terre battue. Il faisait frais, comme souvent. J’aurais pu rester des lunes ici, sans me soucier de mes fidèles ou encore d’Athéna. Certains livres avaient beau être déclarés comme profanes parmi les plus conservateurs d’entre nous, je n’en croyais rien, et ne me souciais que de mes propres envies de savoir et de découverte. Cette curiosité qui ne m’avait jamais quitté, que mes précepteurs avaient allumé en moi dès mon plus jeune âge. La philosophie m’intéressait tout particulièrement, et ce depuis longtemps. Or, nous avions la chance de disposer à Athènes de ses plus grands auteurs. D’autres fois, certaines pièces de théâtre attiraient mon attention, et je regrettais de ne pas me rendre aux représentations plus souvent, mes responsabilités me retenant parfois ailleurs. Toutefois, je ne ratais jamais les plus importantes, ne serait-ce que parce que ces évènements étaient garants d’une certaine cohésion dans la Cité.

Parfois, je stoppais et m’asseyais dans un coin, un livre sur mes genoux. A mon bras, un discret panier d’osier destiné à emporter les livres que je souhaitais acheter. Je fixais mon choix sur quatre d’entre eux. Le premier était la retranscription d’un long poème chanté par l’un des plus célèbres aèdes de Grèce. J’avais grande hâte de découvrir les vers soigneusement retranscris, déjà prête à apprendre par cœur mes passages favoris pour me les fredonner lors de mes tâches quotidiennes comme il m’arrivait souvent de le faire une fois ma solitude retrouvée. Le deuxième n’était rien d’autre qu’un ouvrage de Platon, auteur que je chérissais par-dessus tout, et l’un des plus grands penseurs de notre temps selon moi. Je pris donc l’Alcibiade Majeur pour lui faire rejoindre ma première épopée. Après un temps d’hésitation, je finis enfin par saisir deux autres œuvres moins rigoureuses sur le plan de la réflexion, et davantage destinées à me divertir. Je savais déjà que mes prochaines nuits seraient courtes, occupée comme je le serais à dévorer les lignes et les pages, chose qui m’était impossible en plein jour. Je ne pouvais déjà que trop rarement me réfugier ici… Alors lire !
Une fois mes achats sous le bras, je dus me résoudre à sortir de mon antre, et affrontai la chaleur du dehors et la lumière qui me frappa de plein fouet. J’inspirai profondément, me sentant délicieusement bien. Et ce n’était pas seulement dû à mes récents achats. Je me sentais sereine avec moi-même, en paix avec mes concitoyens et ma fidélité aux dieux. C’était ces jours-là que je chérissais particulièrement. Ceux pour lesquels je remerciais Zeus et Athéna, ceux qui me donnaient l’envie de tout donner pour faire le bonheur des fidèles. J’aimais pleinement la vie, et cette révélation sans cesse réitérée en mon esprit était une réconfortante caresse. Il suffisait de faire les bons choix. Loin des tentations désormais, revenue sur le droit chemin que je n’aurais jamais dû quitter, tout me paraissait simple… Si simple …

Satisfaite, je m’apprêtais à reprendre le chemin de la rue principale avant de me retrouver face à une femme, non loin de moi. Freinée dans mon élan, je m’arrêtai. Elle avait fait de même, de sorte que nous restâmes un moment sans parler à nous observer mutuellement. Pourquoi ? Je n’en sais strictement rien. Mon péplos rabattu sur ma chevelure, cette femme ne me disait pourtant rien. Elle me salua en se courbant, et je levai aussitôt la main pour l’en dissuader.


« Je t’en prie … Bonjour à toi. »

Je fis un pas ou deux de plus vers elle.

« Est-ce que nous nous connaissons … ? »

Son visage ne m’était pas totalement inconnu, de sorte que je cherchais à toute vitesse dans mon esprit à apposer un prénom sur ce visage agréable. Abandonnant temporairement cette quête, je tournai la tête en direction de la discrète devanture de la boutique.

« Je vois que je ne suis pas la seule à savoir où chercher de la bonne littérature … Comment avez-vous découvert cet établissement ? »

Elle semblait en effet bien jeune pour être si cultivée et fouineuse à son âge sur ce domaine-là, prises par leurs tâches domestiques ou aidant leurs maris sur les étals ou auprès de leurs commerces.
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MessageSujet: Re: Un pas en entrainant un autre ♣ PV Diane   Dim 11 Mar - 9:31

Daphné admira cette femme face à qui elle se tenait. Elle était magnifique, quelque chose de divin émanait d'elle. Sa chevelure d'or encadrait à merveille son doux visage. Son regard possédait une certaine douceur qui aida la jeune athénienne à se détendre. Elle savait quelle était sa place : fille d'un citoyen libre mais elle n'était malheureusement pas elle-même citoyenne, fille d'un citoyen issu malheureusement d'une caste qui n'était pas celle qu'il méritait, voilà son constat. La jeune fille avait toujours cru que son père n'avait pas eu le respect qu'il méritait : il était un homme honnête, droit, talentueux et généreux. Il surpassait bon nombre des "grands" de la cité... Daphné savait que de telle pensée n'était pas bonnes, pas dignes d'elle. Il fallait qu'elle les chasse, qu'elle les enferme à double tours dans une boîte de son esprit et qu'elle jette la clé. Elle avait tendance à se laisser emporter et ça n'était jamais bon.

« Je ne pense pas que nous ayons été déjà présentées. Seulement, même si la Grande Athènes est vaste, il est tout à fait possible que nous nous soyons déjà retrouvées sur une même route. » dit-elle en souriant timidement. Ce n'était pas de la réelle timidité, c'était une simple réserve d'usage due à son rang... Son rang... Elle était épuisée de ça, de ce besoin de revenir sans cesse à ces coutumes dues à la caste sociale de ses interlocuteurs. Ne disait-on pas d'Athènes qu'elle était une grande cité où les hommes libres pouvaient s'offrir tout ce qu'il voulait grâce à leur bon sens et leur bonne conduite ? Où était son dû ? Quand avait-elle était récompensée par les dieux pour son attitude exemplaire ? Certes, elle oubliait souvent qu'elle n'était qu'une femme non mariée et donc sous la tutelle de son père et, par l'éloignement de son géniteur, de son frère, mais elle ne manquait jamais de respect envers les autres, elle ne faisait jamais de faux pas, elle n'avait pas une conduite dont elle devait avoir honte. Elle avait dit à double tours... Elle secoua légèrement la tête comme pour chasser définitivement toute la colère qu'elle n'était pas la seule à éprouver.

La jeune femme face à elle ne semblait pas être comme les autres athéniens : il n'y avait pas de hauteur dans son regard, pas de mépris dans sa voix et elle s'adressait à elle comme à une égale... Daphné en était surprise mais aussi flattée : elle savait bien que sa tenue, sa coiffure et son maintien ne pouvait tromper sur son rang, ce qui signifiait que la sublime créature face à elle savait à qui elle s'adressait - du moins en partie - et que cela ne la gênait pas outre mesure. Ses idées vindicatives furent plus vite chassées encore grâce à la simplicité de cette rencontre. « Je suis passionnée par la littérature et je n'ai pu me contenter bien longtemps des ouvrages réservés aux jeunes femmes de ma classe. Je voulais plus pour satisfaire ma curiosité dévorante et un ami m'a conseillé ces lieux, en me racontant aussi leur histoire tout à fait remarquable. » Elle souriait plus franchement sans se préoccuper du fait qu'elle en avait beaucoup dit. Elle se demandait s'il fallait qu'elle se présente. Oui, c'était ce qu'il était bon de faire. Seulement, est-ce qu'il était bon qu'on sache que la fille d'Icare et soeur du maître d'armes aimait à se pavaner dans un lieu réservé aux érudits et aux gens pensant ? Devait-elle prendre ce risque ? Daphné, malheureusement, n'en avait cure... « Je me présente, Dpahné Philippine, fille d'Icare. » Elle savait que la jeune femme à l'allure de déesse ne la connaissait pas, comment le pourrait-elle ? C'était pour cela qu'elle avait voulu franchir cette limite, se présenter pour ne pas être une simple fille du peuple un peu trop curieuse : elle était désormais une fille du peuple trop curieuse avec un nom et une ascendance.

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MessageSujet: Re: Un pas en entrainant un autre ♣ PV Diane   Sam 24 Mar - 10:37

Je ne fus pas surprise lorsque ma jeune inconnue me confirma que jamais encore nos chemins ne s’étaient croisés. Du moins… Pas à notre connaissance. Mon sourire s’en raffermit. Tant pis. La mémoire me reviendrait peut-être plus tard, me murmurant que ce visage avait simplement dû m’apparaître clairement à l’occasion de telle ou telle cérémonie religieuse dans la vie de la cité. Hochant doucement la tête, mes doigts jouant entre eux, je m’empressai d’approuver ses dires :

« Oui, sûrement. Surtout si j’ai affaire à une fervente et dévouée admiratrice de nos dieux… »

M’avait-elle reconnu ? Je ne pouvais le dire tout de suite. L’on aurait dit qu’elle était … Surprise. Même alors que nous n’avions jamais été présentées auparavant. Dans ce cas, avait-elle deviné que j’étais la prêtresse Diane Aphrodite ? S’attendait-elle à une attitude différente de ma part ? Le spectre de ce scandale lors des Panathénées refit surface dans mon esprit, et je m’empêchai de chasser ce souvenir désagréable. Il fallait à tout prix que je range ceci dans un coin de ma tête définitivement. Dès lors que je continuais d’y songer, cela me minait progressivement, me coupant tout entrain. Fort heureusement, le temps, les gens et l’atmosphère d’Athènes m’aida bien vite à reprendre pied. L’enthousiasme de ma vis-à-vis contribua également à m’intéresser uniquement à elle, fixant mon entière attention sur sa personne. Dans un mouvement plus intime, je franchis les derniers mètres qui nous séparaient, satisfaite de voir que des jeunes gens continuaient volontiers de se cultiver, même dans des endroits aussi secrets et particuliers que celui-ci. Une jeune femme de sa classe… J’inclinai légèrement ma nuque sur le côté, intriguée. Pourquoi cette précision ? Elles n’étaient jamais anodines. Pas dans une ville comme la nôtre. Néanmoins, je conservai un moment mes interrogations afin de pouvoir répondre :

« Et vous faites bien… Cet endroit vivra tant qu’il conservera assez de fidèles pourvus de drachmes… »

Je rehaussai le panier qui glissait le long de mon bras, un sourire presque mutin au coin des lèvres, baissant la voix comme pour une confidence :

« Et puis la curiosité n’est pas toujours un si vilain défaut … »

Un ami lui avait conseillé l’établissement. Hum, c’était une bonne chose. C’était par le bouche à oreille que cet échange d’informations devait circuler. Et j’étais réellement ravie de constater l’engagement de tous ceux qui, comme moi, pouvaient passer des heures à se perdre entre les rayons pour dénicher la perle rare. A ma grande satisfaction, elle se présenta et mes traits s’éclairèrent aussitôt. Par Athéna… La jeune femme ignorait donc que j’étais même allée jusqu’à chez elle en son absence, invitée gracieusement par son frère qui n’était autre qu’Orion Attis en personne … Mon sourire se raffermit. Cette famille était décidemment composée de gens à l’âme pure et volontaire. Je m’en réjouis silencieusement avant de laisser mon contentement éclater au grand jour.

« Finalement, je ne suis pas très étonnée… Et je regrette de n’avoir pu vous croiser lorsque votre frère Orion m’a permis de séjourner chez vous le temps d’une après-midi… »

Et même si le contexte de ce jour était néfaste et le resterait toujours, le souvenir de l’hospitalité admirable du maître d’armes avait été gravé dans mon âme jusqu’à la fin.

« Je suis la Grande Prêtresse Diane Aphrodite. Vous avez de la chance de faire partie d’une famille aussi exemplaire. Je ne remercierai jamais Orion pour ce qu’il a fait pour moi. »

Dans un geste naturel, je retirai mon péplos, laissant mes mèches blondes se faire capturer par la brise légère qui rafraîchissait Athènes.

« Je savais que vous m’étiez familière … Maintenant, tout s’explique. Continuez d’être curieuse Daphné Philippine, et de faire la fierté de vos père et frère… J’espère avoir le plaisir de revoir ce dernier très prochainement. Pourriez-vous me faire le plaisir de lui envoyer mes plus sincères salutations et de lui signaler qu’il peut passer au temple dès lors que le temps lui en laissera le loisir. »
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