" Je veux apprendre, je veux savoir... "
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 " Je veux apprendre, je veux savoir... "

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MessageSujet: " Je veux apprendre, je veux savoir... "   Mer 19 Oct - 0:13

    La fin d’après-midi. Dorian sortit avec l’autorisation de son maitre. Il n’avait droit qu’à quelques heures. Des heures qu’il avait déjà planifiées depuis très longtemps. Il lui avait fallu du temps pour prendre son courage à deux mains et à se décider enfin à franchir la place des Temples. Il avait beau avoir tout planifié, il se sentit de plus en plus mal à l’aise. Après tout, que foutait un esclave romain dans un endroit pareil ? Il pinça les lèvres alors qu’il ajusta le tissu qui lui servait de capuche. Il déglutit. Il avait dépensé quelques drachmes pour s’habiller décemment, il avait même réussi à demander de quoi se laver à Christos, il avait vraiment tout préparé. Mais se préparer physiquement ne voulait pas forcément dire qu’il était prêt mentalement. Il déglutit de nouveau et leva les yeux vers les marches des temples qui l’entouraient. Il ne savait absolument pas où la trouver. De plus, elle était très demandée. Qu’est-ce qui lui avait prit à cet imbécile de croire que cela pourrait fonctionnait ? Il s’humidifia les lèvres, passant une main sur son front encapuchonné puis fit demi-tour. C’était ridicule. Stupide et ridicule. Il n’était qu’un immigrant, un esclave, une chose pire qu’un animal. Oh, il savait que les chiens étaient beaucoup mieux traité que lui. Dans le fond, il les enviait fortement. Il secoua la tête et pivota. De nouveau face aux temples, il se remit en route pour franchir les marches mais fit de nouveau volte-face pour partir. Il serra le tissu entre ses poings. Mais qu’est-ce qu’il foutait bordel ? Ce n’était rien de… Grave ? Après tout, était-ce un péché que de vouloir se renseigner sur la culture et les cultes du pays dans lequel on vivait ? Même forcé d’y vivre, Dorian s’y plaisait. La plupart des personnes qu’il avait rencontrées avaient été bonnes avec lui, même si certaines avaient été plutôt… Exécrables. Il s’en moquait. Il ne voulait retenir que le bon… Du moins, essayer d’occulter le mauvais. Et cela marchait plutôt bien.

    C’était pour cette raison qu’il était là, face aux temples et totalement déboussolé. Une grande inspiration et il se lança dans l’aventure. Il devait le faire. Pour lui, pour son enrichissement personnel et pour montrer qu’il n’était pas simplement un automate prêt à servir n’importe quoi ou n’importe qui. D’un autre côté… Il avait vu ce qu’avaient données les Panathénées… Et il était terrifié à l’idée qu’une telle chose se reproduise. Était-ce réellement dans les mœurs Athéniennes ou même Grecques ? Cette épisode restait encore flou… Dorian ne pensais pas sincèrement qu’une chose pareille soit dans la coutume des habitants de ce pays. Une farce ? Une vengeance ? Peu importait, il ne s’était jamais senti aussi mal. Peut-être qu’aussi, en apprenant plus sur cette religion, l’esclave pourrait se confier à la prêtresse… Sur tout et n’importe quoi. Il avait entendu dire que cela été libérateur. Il aurait haussé les épaules s’il n’était pas aussi stressé et tendu.

    Doucement, il gravit les marches. Le soleil se couchait lentement tandis qu’il atteignit enfin l’entrée du temple. Et si les hommes n’avaient pas le droit de pénétrer ce sanctuaire ? Et si tout simplement, en tant que Romain, il n’avait pas le droit de franchir certaines limites ? D’un revers de main, il effleura l’une des colonnes en soupirant. Il avait déjà vu le temple d’Athéna. La belle et grande Athéna. Il y avait déjà songé mais, s’il n’avait pas été aussi pieux et fidèle à ses propres Dieux, il aurait succombé à la beauté d’Athéna. Il espérait juste que, dans ce temple, ses Dieux ne l’entendraient pas penser.

    Il y avait un feu d’allumé. Il s’avança, hésitant puis se racla la gorge avant de parler :

    « - Excusez-moi… Il… Il y a quelqu’un ? ».

    Sa gorge se serra et son cœur s’emballa. Cet endroit, une fois la nuit tombée, devenait vraiment inquiétant. Il sentit un frisson lui parcourir l’échine alors que des gouttes de sueur glissèrent le long de ses reins. Plus doucement cette fois, il répéta sa question qui resta sans réponse. Il n’y avait personne, sûrement. Il sourit craintivement, se sentant totalement idiot d’avoir peur dans un lieu de culte. Soudain, il entendit un bruit qui le fit se plaquer contre le mur le plus proche en retenant son souffle, les yeux écarquillés. Une femme. C’était… Une femme qui s’avança vers lui. Elle devait être aussi surprise que lui de voir quelqu’un dans le temple à cette heure-ci car ils se dévisagèrent un instant avant que Dorian ne reprenne un peu contenance et s’avance enfin vers elle. Il se racla la gorge de nouveau et esquissa un sourire gêné :

    « - Pardonnez mon intrusion mais… Je cherche… Je cherche la Prêtresse Diane Aphrodite… Sauriez-vous où je puis la trouver ? ».

    Le feu crépitait non loin d’eux, pourtant, Dorian n’arrivait pas à discerner les traits de la jeune femme en face de lui.
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MessageSujet: Re: " Je veux apprendre, je veux savoir... "   Mer 19 Oct - 16:00

Doucement mais sûrement, le spectre des Panathénées s'éloignait. Je reprenais une pleine confiance en moi et en mes offices, et sortait dans la capitale de plus en plus librement. Oh bien sûr, certains esprits demeuraient rancuniers à mon égard, mais je me contentais de les éviter et de me focaliser uniquement sur mon travail de prêtresse. Depuis quelques temps, je désertais le temple d'Aphrodite, consacrant la plupart de mon temps à notre déesse Pallas-Athéna. On n'aurait pu trouver plus dévouée que moi. Je passais des heures et des heures en prières et en méditation afin de me retrouver. J'avais un peuple à protéger, une Assemblée de dieux à servir. Je ne devais plus trébucher. Plus jamais. Forte de ces nouvelles résolutions, décidée à les appliquer chaque jour que Zeus m'offrirait, j'avais retrouvé un regain d'énergie et surtout, le sourire aux lèvres. Mon sourire de paix, accueillant les fidèles à bras ouverts. Tous les fidèles. Secondant avec efficacité mes jeunes compagnes, servantes divines. Me perdre dans un tourbillon d'activités, de paroles. Oublier tout ce qui n'était pas notre religion, notre Cité. Ne plus me perdre. Et pendant un temps oui, je fus heureuse. Cela faisait longtemps que je n'avais pas ressenti un élan d'espoir aussi palpable, aussi vrai. J'affronterai toutes les tentations, tous les obstacles sur mon chemin. Prenant en exemple la déesse vierge, j'appelais à ses conseils perpétuels, à sa force morale.
Lorsque mes moments de loisir se rappelaient à moi, je reprenais mes danses rituelles, de celles qu'on m'avait enseignées lorsque je n'étais qu'une apprentie, seule, dans l'intimité de la terrasse de mes appartements qui m'étaient accordés en tant que Grande Prêtresse. En tête-à-tête avec Hélios. Dans cette dépense de l'âme, du corps et de l'esprit, mes journées se terminaient dans une saine fatigue que je ne refusais guère. Je priais pour que cette trêve persiste, mes pensées préférant s'envoler vers des hommes d'exception comme Orion plutôt que vers des tentateurs comme Antonin. Il est vrai que j'avais d'autant plus tendance à éviter les étrangers depuis ma deuxième rencontre avec le Romain. Je ne refusais pas leur présence en cas de nécessité, mais si je pouvais me l'éviter et demander l'aide de l'une de mes comparses …

En ce début de soirée, j'étais la dernière à errer encore entre les colonnes de marbre. Je profitais de ma solitude avec délice. Oui... plus je vieillissais, plus j'avais tendance à préférer les grandes salles vides aux réunions rassemblant la majorité des citoyens. Dans le bruit, personne n'entend les dieux. Mais dans le silence de nos temples accompagnés de l'odeur de l'encens, rien n'était impossible. Je me gorgeais de ces doux parfums, ceux qui ne seraient pas empoisonnés par un quelconque malfaiteur. Ne pas douter. Conserver mon assurance, toujours. Epuisée, je finis par décider qu'il était l'heure pour moi de rentrer dans le Quartier Sud d'Athènes. D'un pas vif, je traversais la plus grande partie du temple avant de me figer soudainement. De l'autre côté du feu sacré, un homme. Lui aussi seul. Sa mise était simple, très simple. Il ne me fallut pas longtemps pour deviner qu'il s'agissait d'un esclave. Une sorte d'incertitude se lisait dans ses gestes, et une hésitation qui me troublait. Doucement, je m'approchai d'un peu plus près, conservant mon péplos entre mes mains plutôt que d'en couvrir ma chevelure. Moins discrète, je m'aperçus que ma présence lui avait fait peur et que je l'avais clairement surpris à la façon dont il se plaquait contre l'une des parois de l'architecture. Doucement, je levai ma main en signe d'apaisement, de plus en plus curieuse de l'attitude du jeune homme. Alors qu'il ne restait plus que quelques mètres entre lui et moi, je gardai d'abord le silence, ne sachant très bien comment l'aborder. Il semblait tellement … perdu. Lorsqu'il surmonta son trouble pour avancer vers moi, mes paumes se joignirent contre mon abdomen et je lui offris un sourire de pure amitié. Sa politesse, sa courtoisie et son humilité accrurent l'étendue de mon sourire. D'une voix douce, je ne le fis pas languir plus longtemps :


«  Tout fidèle peut s'octroyer le droit de visiter la déesse... Tant qu'il s'agit de lui rendre hommage. »

Je fis le dernier pas entre nous avant de me présenter, le feu éclairant totalement mon visage.

«  Je suis la Prêtresse Diane Aphrodite. Que puis-je faire pour toi ? »

Malgré l'heure tardive, il était hors de question pour moi que de l'abandonner ici. Son visage ne me disait par ailleurs rien. S'il s'était s'agi d'un admirateur coutumier d'Athéna, je lui aurais sans doute fait confiance et me serais éclipsée. Mais j'étais encore frappée par l'innocence qui se dégageait de la personnalité en face de moi.

«  Tu sembles quelque peu perdu... Est-ce la première fois que tu te rends ici ? »


Dernière édition par Diane Aphrodite le Jeu 9 Fév - 18:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: " Je veux apprendre, je veux savoir... "   Lun 2 Jan - 1:54

    La nuit tombait peu à peu sur la grande Athènes. Une chance que les cierges soient déjà allumés, autant pour éclairer les âmes qui osaient encore se balader dans les ruelles sombres que pour les réchauffer. Dans le temple, des ombres prenaient formes, tantôt effrayantes, tantôt chaleureuses. Dorian ne savait plus si c’était une si bonne idée que ça de s’aventurer dans une religion qui n’était pas la sienne. Dans la nuit noire, le temple lui paraissait lugubre, peu réconfortant, stricte et inflexible. Il n’aurait jamais dû venir. Et si son attitude, ses désirs avaient insulté les Dieux ? Les siens ou bien ceux des athéniens. Peu importe, il serait puni, c’était certain. Mais, peut-être que dans le fond, l’esclave espérait que les Dieux, quels qu’ils soient, seraient indulgents avec lui. Après ce qu’il avait vécu, après ce qu’il avait donné aux autres et au monde. Une lueur d’espoir brillait pour Dorian alors qu’il déglutit, gardant ses yeux rivés sur le feu qui ne cessait de grandir et de grandir. Il ne savait même pas s’il était capable d’apprendre les coutumes de ce pays qui, malgré tant de mois passés ici, lui était encore inconnu. Même son propre pays lui semblait inconnu. Une sorte d’apatride. Beaucoup de choses avaient changé et peu de choses importaient désormais. Il s’humidifia les lèvres, passant une main dans ses longs cheveux fins alors que le visage de la prêtresse était enfin visible grâce à la lumière du feu. Elle était plus près qu’il ne le pensait. Trop près encore. Instinctivement, il fit un pas en arrière. C’est vrai, l’esclave n’était pas du genre à avancer, mais à reculer. Pourquoi changer les bonnes vieilles habitudes après tout.

    Une petite révérence. Un tout petit salut timide, comme un enfant salut un adulte. Il fut impressionné de savoir que c’était elle, celle qu’il cherchait. La trouver si aisément, l’avoir en face de lui, si souriante, aimable et proche des Hommes, qui ne serait pas impressionné ? Il ne l’avait jamais vue. Seulement des rumeurs, des ouïes-dire, des paroles que la population athénienne proliférait sur la prêtresse. Souvent, cela se résumait à de nombreux compliments, que cela soit pour sa beauté, son altruisme, sa bienveillance, sa sagesse ou bien son dévouement aux Dieux. Mais, l’esclave avait aussi entendu des mauvaises langues, beaucoup d’hommes qui trouvaient que Diane était trop chaste, trop pure, trop croyante pour ne pas être une véritable débauchée. Ou même des non-croyants qui crachaient leur venin sur les Dieux et la jeune femme. D’ailleurs, cela l’avait étonné qu’il n’ait jamais entendu le nom de la prêtresse dans la demeure de son maitre. Il fallait dire que, Christos Anthony n’était pas l’homme le plus pieux d’Athènes. Néanmoins, il n’avait jamais entendu Christos prononcer son nom en mal ou en bien. C’était sûrement mieux, vu ce qu’il pensait des femmes… Pourtant, lorsque Dorian croisa le regard de la prêtresse aux cheveux d’or, il n’y vit que les compliments qu’il avait si souvent entendu. Un léger sourire apparut sur son visage. Il se sentit réconforté, il était certain de savoir pourquoi il était là. Il savait aussi qu’il ne serait pas jugé par cette femme et qu’elle ne le mettrait pas dehors. Car il y croyait dur comme fer.

    Dorian tira sur le tissu qui cachait son corps, s’avançant de nouveau dans la lumière, la tête penchée sur le côté. La chaleur du feu fit perler quelques gouttes de sueur sur son front. L’une d’elles glissa le long de sa tempe, parcourant sa joue pour finir par s’écouler de son menton. Si seulement il n’y avait que la chaleur du feu qui le faisait suer. Pourquoi fallait-il toujours qu’il ait peur ? Peur de parler, de s’adresser aux autres, d’être rejeté. Oh, il le savait, il le voyait parfaitement que dans le regard de cette femme, il n’y avait rien de mauvais, de méchant. Elle n’avait rien à voir avec cette Scandinave. Mais cette peur qui le rongeait, le brûlait de l’intérieur, il aurait voulu l’annihiler et se comporter avec un certain naturel, une certaine aisance qu’il remarquait chez les autres hommes. Se mordre la joue ne lui servait à rien. Se lancer ou repartir maintenant. A croire qu’il eut un élan de courage, il se sentit pousser des ailes :

    « - Je suis heureux de pouvoir enfin vous rencontrer. Je me nomme Dorian Fabius… Je suis un esclave romain… Je… Oui, c’est bien la première fois que je mets les pieds dans ce temple. ».

    Son cœur battait la chamade. Trop de mots, beaucoup trop de mots. Sa salive venait à lui manquer, il crut s’évanouir. Mais il n’y avait personne autour d’eux. Ils étaient seuls, il n’y avait strictement rien à craindre. Rien du tout. Rien. Il prit une longue inspiration, clignant plusieurs fois des yeux :

    « - Je voulais savoir s’il était possible, pour quelqu’un comme… Moi… D’apprendre certaines coutumes et traditions qu’ont les athéniens, les grecques. Je… Je désire les apprendre pour mieux connaitre les personnes qui m’entourent. Je veux vraiment apprendre, vous savez… ».

    Les mains tremblantes, il tapote la petite bourse d’infortune qu’il s’était fait. Les drachmes cliquetèrent les uns contre les autres. Il n’y en avait pas beaucoup. Les quelques pièces qu’il avait gardé précieusement pour les utiliser au bon moment. Il en sortit le contenu et les tendit à Diane, la tête baissée et les yeux plissés :

    « - Je vous apporte ceci en offrande pour vos Dieux… ».



( désolée de l'attente et surtout désolée que ce soit aussi moyen >> )
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MessageSujet: Re: " Je veux apprendre, je veux savoir... "   Jeu 9 Fév - 18:40

Sa vulnérabilité était si grande qu’elle m’en étonna. Je m’immobilisai aussitôt qu’il fit mine de reculer encore. Mes traits tâchèrent de s’adoucir encore un peu plus dans un soupir que j’étouffai. Doucement, je passai ma main au-dessus des flammes, réchauffant mes doigts pour les empêcher de s’engourdir.

« Tu n’as pas à me craindre. Les dieux ne m’envoient que pour te venir en aide. Pas pour te faire du mal. »

Mes yeux vinrent quêter les siens à ses mots, et mes lèvres s’étirèrent en un sourire bienveillant. Toutefois, je n’avais pas l’intention de le brusquer. L’initiative devait venir de lui, une fois qu’il se sentirait suffisamment en confiance. Il était jeune, et son attitude le rendait encore plus juvénile pour moi. Une immense empathie naquit en mon sein à son endroit, et je me jurai de ne pas quitter le temple avant d’avoir su apaiser cette âme apparemment bien tourmentée. Enfin, il se mit à sourire. Je ne sus ce qui le persuada de cela, mais le mien en fut plus éclatant encore, et j’osai me rapprocher. D’un pas seulement. En tendant totalement le bras, mes ongles auraient pu le frôler. Ce fut lui qui décida alors à mon image de rétrécir la distance qui nous séparait. Plus grand que moi, je levai la tête vers lui pour ne jamais séparer ses iris des miens sans pour autant le scruter. Le silence ambiant, uniquement troublé par nos respirations, le bruit de tissu et le crépitement des flammes était immensément bénéfique pour l’âme et l’esprit. Il était impossible que ce garçon ne soit pas sensible et immédiatement rendu confiant grâce à cette sérénité qui se dégageait de l’endroit. Je pus le décrire plus aisément, maintenant que l’obscurité ne dissimulait plus ses traits. C’était un bel homme, aux traits droits et bien dessinés, et dont la couleur de ses prunelles était fascinante. J’étais persuadée que son âme était à cette image. Aucune méchanceté ne semblait émaner de ce curieux personnage, venu si tard frapper à la porte des dieux. Toutefois, il était plus brun que la moyenne des Athéniens. D’origine étrangère ? C’était fort possible… Il transpirait. La peur, peut-être. Une anxiété sans nom qui le saisissait.

« Tu es tellement troublé… »

Mes sourcils s’étaient rejoints en une seule ligne claire tant il paraissait mal en point, au fond de lui-même. Patiente, j’attendis néanmoins qu’il s’ouvre à moi, ce qu’il ne tarda pas à faire. Je l’encourageais du regard ou d’un sourire lorsqu’il le fallait.

« C’est un plaisir pour moi que de faire ta connaissance. »

J’hochai doucement la tête à la mention de son statut. J’éprouvais une réelle compassion pour le sort des esclaves, n’ayant jamais pris plaisir à en posséder moi-même. Ils étaient utiles au bon fonctionnement de ma demeure, mais je les traitais avec une certaine humanité qui n’était malheureusement pas systématique dans tous les foyers athéniens. Toutefois, de par mon statut de Prêtresse et l’éducation que j’avais reçu, je ne plaçais qu’une mince frontière entre eux et les citoyens. Car finalement, nous avions tous les dieux comme maîtres. Esclaves ou pas. Je posai une main réconfortante sur son bras tandis qu’il cherchait ses mots.

« Prends ton temps… »

Lorsqu’il reprit courage, je saluai sa requête d’un coup d’œil admiratif et appréciateur.

« C’est tout à ton honneur de souhaiter apprivoiser notre société. Je me ferais un plaisir de combler tes manques et de répondre à tes questions. Tu peux être fier d’une telle prise de décision. »

Mon attention fut attirée par le cliquetis caractéristique des drachmes contenus dans une bourse accrochée à sa taille. Surprise sur le moment, je pris doucement les mains de Dorian dans les miennes sans prendre les pièces.

« Athéna n’a guère besoin de drachmes, Dorian… Si tu veux lui faire une offrande, ce n’est pas ce genre de présents qu’il te faut apporter. »

Je ne m’étais pas départi de mon visage chaleureux à son égard. Je reculai, et pivotai sur moi-même.

« Suis-moi, jeune Romain. »

Je n’abattis pas mon péplos, et le précédai dans un dédale de couloir jusqu’à déboucher dans la cour intérieur du temple. Là coulait une fontaine près d’une magnifique statue de la déesse Pallas-Athena. Je le conviai à prendre place près de moi sur un banc de marbre. La fraîcheur de l’eau à proximité l’aiderait à se détendre et l’air environnant à ne pas se sentir oppressé.

« Tes connaissances souhaitent-elles se limiter à celle de nos dieux ? Ou bien veux-aller au-delà encore en ce qui concerne notre Cité ? Je t’apprendrai tout ce que tu souhaiteras savoir. Tu peux venir dans ce temple chaque jour, tu m’y trouveras. N’hésite jamais. Jamais. »


Dernière édition par Diane Aphrodite le Mar 13 Mar - 13:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: " Je veux apprendre, je veux savoir... "   Jeu 16 Fév - 23:15

    La chaleur du feu qui l'enveloppait. Cette chaleur qui le faisait suffoquer, qui l'empêchait de respirer, qui lui brûlait la peau et les os. Il la sentait, cette chaleur meurtrière, mais cette fois, elle se faisait douce, chaleureuse, comme les sourires que lui offrait la prêtresse athénienne. Ce n'était pas le feu qui brûlait ou ôtait la vie, c'était le feu qui réchauffait, qui protégeait du froid, celui qui vous berce avant de dormir. Un feu réconfortant. Apaisant. Mais ce feu, aussi nouveau, pur et inoffensif soit-il, le faisait toujours suer. Les gouttes de sueur ne cessaient de perler à son front, à ses tempes, de glisser le long de ses joues, de son nez, de sa nuque, s'écouler le long de ses omoplates, de son dos, s'abattre au creux de ses reins. Son cœur battait désormais à un rythme régulier, son torse se soulevait doucement, lentement, son souffle s'était calmé. Il avait rencontré peu de personnes aussi calmes et posées, qui arrivaient à transférer cette sérénité aux autres. Son regard, ses manières et sa façon de poser sa main sur son bras... Il tressaillit. Il n'avait pas du tout l'habitude qu'on le touche avec tant d'égard et de tendresse. Ses yeux s'écarquillèrent mais il ne retira pas son bras. Pourquoi l'aurait-il retiré après tout ? C'était la plus belle chose qui lui était arrivée depuis longtemps. Trop longtemps. Les caresses d'une femme aimante, de sa tante qui le consolait chaque soir, cela lui manquait trop. Son visage se radoucit petit à petit, sa peur envolée. Il n'y avait pas de quoi avoir peur avec cette femme, elle semblait être la bonté incarnée. On lui avait rarement parlé comme elle le faisait. Elle l'écoutait, lui accordait son attention. C'est tout ce dont il avait besoin. Les Dieux, tous les Dieux, savaient Ô combien il en avait besoin. Ses jambes tremblaient. Il n'y avait pas que ses jambes qui tremblaient, mais il l'avait à peine remarqué. La faim, la soif, la fatigue, le stress, tous ces facteurs qui l'affaiblissaient de jour en jour. Mais là, là, il avait vraiment envie que ses jambes fléchissent une énième fois pour tomber à genoux, se prosterner aux pieds de cette prêtresse qui méritait bien plus d'offrandes que tous les Dieux réunis.

    Dorian cligna plusieurs fois des yeux lorsque ses mains se joignirent aux siennes, rejetant le peu de pièces qu'il avait à offrir. Qu'offrait-on aux Dieux Grecques alors ? Si l'argent leurs importait peu, que devions-nous offrir ? Notre âme ? Il l'avait déjà donnée au moment même où il était né. Ses doigts se refermèrent sur l'argent qu'il remit en hâte dans sa petite bourse. Il ne put s'empêcher de faire tout un tas de courbettes, remerciant la prêtresse vivement. Cet argent, il pourrait continuer à l'économiser. Il n'avait pas d'espoir à se faire ; jamais il ne rachèterait sa liberté. Au moins, il pourrait avoir de quoi se nourrir ou se vêtir. Ça lui convenait amplement. L'argent remballé, il ne s'attarda pas plus dans le hall du temple, suivant la prêtresse, le dos légèrement courbé, les mains jointes contre son cœur. Il avait une certaine appréhension des événements. Après tout, il était immigré, ce n'était pas sa religion, et combien même Diane Aphrodite voudrait l'aider, sûrement d'autres ne seraient pas du tout d'accord avec cet apprentissage. Il plissa les yeux à cette idée. Il ne voulait pas que d'autres aient des problèmes à sa place. Il ne voulait pas du tout que des personnes aussi intègres, gentilles et accueillantes payent pour ses caprices. Il se mordit la lèvre inférieure alors que son corps commençait à se rafraichir.

    Du hall du temple, ils étaient passés dans la cour intérieure où trônaient fontaine et banc. Il examina l'endroit avec un sourire émerveillée, une bouche et des yeux grands ouverts. Il tourna sur lui-même un instant puis vint s'assoir aux côtés de la jeune femme. C'était un endroit charmant, à l'écart du reste de la Cité, du monde. Un endroit où l'on pouvait se recueillir sans avoir peur d'être jugé par qui que ce soit. Cette fraicheur lui faisait tant de bien... Il se surprit lui-même à glisser deux doigts dans l'eau froide, jouant à la surface de l'eau comme le ferait un enfant. Elle avait réussi à faire ce que personne n'avait réussi à faire jusque-là ; l'apaiser sincèrement. Étaient-ce les Dieux eux-mêmes qui avaient enfin daigné accorder le salut à ce pauvre Dorian ? Il se tourna vers Diane et la contempla avec la plus grande des attention. Elle le voyait sûrement, à quel point il se sentait déjà mieux. Oh oui, elle devait le voir et le ressentir. Il déglutit et prit une grande inspiration, comme porté par un certain élan :

    " - Je voudrais apprendre tout ce qu'il y a à apprendre sur vos Dieux, vos coutumes, vos traditions. J'aimerais tout savoir des Athéniens, des Grecques. J'aimerais... ".


    Il baissa un instant la tête, son poing collé contre son menton, l'air pensif. Il n'en avait sûrement pas le droit, mais tant pis, il s'était lancé, il voulait aller jusqu'au bout :

    " - J'aimerais aussi apprendre à lire et à compter... Je... J'ai dû apprendre très vite le Grecque pour pouvoir m'en sortir dans la Cité, pour comprendre mon maitre et ceux qui m'entourent. Je ne sais compter que jusqu'à dix - j'ai toujours eu du mal avec les nombres, même à Rome et je me faisais souvent avoir... - et je ne sais toujours pas lire. ".

    Gêné, il se massa la nuque, affichant un sourire faiblard et triste :

    " - Je ne sais même pas lire le latin... ".

    De nouveau, il baissa la tête et se mordit la lèvre. Il s'écoula un moment de silence avant qu'il ne reprenne vivement :

    " - Oh, je ne veux pas devenir un érudit ! Je n'en ai pas du tout la prétention ! Je voudrais juste... Je voudrais juste avoir la possibilité d'entrer dans la grande Bibliothèque, de prendre un parchemin et de pouvoir le lire, le comprendre... Et je sais que je pourrais accéder à ses connaissances uniquement grâce à vous, grâce à votre savoir. Les athéniens semblent si intelligents... ".


    Un petit rire s'échappa de ses lèvres alors qu'il se cambra en arrière en repensant à une scène à laquelle il avait assisté. Une scène typique dans la Cité d'Athènes mais qui l'étonnait toujours autant :

    " - Vous savez, ces philosophes qui passent des heures et des heures à émettre toutes sortes d'hypothèses, d'idées farfelues et pourtant si bien fondées ! J'aimerais bien, au moins une fois dans ma vie, pouvoir réussir à disserter de la sorte. "

    Oh non, il n'avait pas du tout la prétention de vouloir devenir l'un de ces hommes présentables ou réfléchis. Il voulait juste pouvoir parler avec les autres sans passer pour un imbécile, un pauvre esclave romain qui n'avait rien d'autre de mieux à faire que se prosterner et nettoyer après le passage de Christos.

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MessageSujet: Re: " Je veux apprendre, je veux savoir... "   Mar 13 Mar - 16:06

Cette vulnérabilité qui l’habitait avait beau être effrayante, il n’était pas dit que je m’en comporterais autrement que je l’aurais fait d’ordinaire. Ce garçon méritait attention, écoute et conseils. Il était de mon devoir de les lui accorder, et je me sentais heureuse de recevoir ce privilège. Et puis mes efforts payaient déjà. Il aurait fallu être aveugle pour ne pas percevoir le soulagement manifeste de mon nouvel élève en matière de culture grecquo-latine, puisque nous devions désormais songer en ces termes qui hérissaient ma peau de frissons désagréables. C’est pourquoi je me fixais uniquement sur les ressentis du dénommé Dorian. S’il repartait d’une démarche assurée et un sourire confiant aux lèvres, alors ma tâche serait accomplie pour l’heure. Mais le travail à faire serait long, très long, surtout s’il me fallait l’instruire depuis les bases jusqu’à se sentir assez à l’aise pour naviguer en toute quiétude dans notre cité.
Si sa façon de me remercier en courbant m’avait tiré une légère gêne sur le visage, je n’avais pu l’en blâmer. Il était prisonnier de sa condition, et ignorait totalement ma position par rapport à cette caste dégradée par la plupart des Athéniens. Néanmoins, il était temps pour lui de comprendre que je ne souhaitais pas établir ce rapport de dominé-dominant avec lui mais plutôt de préceptrice à disciple, bien plus sain à mon goût.
J’avais eu raison de suivre mon instinct. L’endroit était tout à fait approprié. Moi-même, j’aurais pu demeurer longtemps là, à causer avec lui sans manifester l’envie de rentrer me reposer, même au prix d’une nuit considérablement rétrécie. Il est des plaisirs simples et des bien-être qui ne pouvaient souffrir de l’usage de la raison. Du moins pour ce genre de choses… Je dus retenir un rire à le voir ainsi, aussi épanoui qu’un enfant dans une boutique de friandises à base de miel et d’amandes. Alors que je croisais mes jambes, mes bras me retenant au bord du banc, je demeurai tout aussi muette à le voir jouer avec l’onde qui bruissait délicatement près de nous. Peu de fidèles se remettaient du choc que leur causait la véritable paix dégagée par la Place des Temples. Un endroit d’où l’on ne revenait que rarement troublé… Sauf si nos actes pouvaient offenser les dieux.
Nos regards se croisèrent, et mes lèvres s’étirèrent chaleureusement en l’apercevant tel qu’il aurait dû être au quotidien. Parfaitement détendu, malléable, prêt à recevoir les informations que je pourrais lui donner. Je n’avais encore rien fait d’extraordinaire, et déjà j’assistais à une véritable transformation de son apparence. En cet instant, il n’avait plus rien à voir avec l’esclave apeuré et farouche qui avait foulé avec une crainte inouïe le sol de marbre luisant en quête de savoir. Près de moi, ses yeux avaient revêtu un éclat neuf, différent. Enfin, il osa s’adresser à moi avec une aisance qui faisait plaisir à voir. Penchant la tête sur le côté, mon front légèrement plissé, je notai en silence dans ma tête ses souhaits et ses objectifs pour les jours et les semaines à venir. La tâche était énorme, mais cela ne me découragea pas. J’avais été choisie pour cela
.

« Je peux commencer à t’en parler dès ce soir. Même si je ne peux te cacher que tu auras beaucoup de travail avant de pouvoir mémoriser nos us et coutumes. Il te faudra te remettre en tête tous les jours ce que je t’aurais appris. Sinon, tu perdras ton savoir avant même de l’avoir acquis totalement. »

J’allais lui recommander de venir muni de tablettes afin de lui faciliter les choses, alors que j’appris son analphabétisme le plus complet. Je restai un moment coite. Mince… Comment parer à cela ? La réponse en était simple.

« Bon… Très bien. Dès ce soir, je m’en vais t’instruire sur les bases élémentaires de notre religion. Et la prochaine fois que tu viendras me voir, essaye de te procurer des tablettes. Nous en aurons besoin pour t’apprendre l’alphabet et t’entraîner ainsi à lire et à écriture. Sinon, j’arriverais à en dénicher moi-même. »

Malgré sa capacité nouvelle de m’affirmer ses souhaits et désirs, je voyais bien qu’il peinait encore avec lui-même. Luttait contre les lois qui régissaient son quotidien. Pour le rassurer, ma main se glissa dans son dos, l’effleurant du bout des doigts.

« Tout s’apprend. Même la lecture et les nombres. Tu m’as l’air d’avoir l’esprit vif, et avec de l’application, je suis persuadée que ce ne sera plus qu’une simple formalité. Tu t’en tireras haut la main. »

J’arborai une moue compatissante.

« Tu n’as pas à avoir honte. Nous n’avons pas tous eu la chance de naître riches et instruits. Ton tour viendra. Tu as frappé à la bonne porte. »

Jamais il ne deviendrait un homme d’études, mais au moins pourrait-il se targuer d’assurer ses arrières dans cette cité étrangère pour lui. Il ne s’agissait pas de prétention, mais d’un certain courage que je me surpris à lui envier. Peu possédaient la force de caractère de surmonter leurs peurs et leurs failles.

« Si tu le souhaites, je serais là le jour où tu pénétreras dans la grande Bibliothèque. Je t’apprendrai comment chercher un livre, comment mettre à profit ta curiosité… Tu verras. »

Un sourire d’excuse se peignit sur mon visage tandis que je levai les yeux vers le ciel.

« Les Athéniens sont surtout victimes de leur orgueil et de leur fierté. Notre soi-disant intelligence ne nous sauvera pas sur ce point. »

Je tournai la tête vers lui, avant de laisser échapper un rire à la fois surpris et compréhensif.

« Nous avons d’excellents philosophes, mais malheureusement les Sophistes courent les rues de la même manière. Ne te laisse pas avoir par leurs belles paroles. Toutes ne sont pas bonnes à prendre et beaucoup risqueraient de t’empoisonner l’esprit de sorte que tu ne t’en apercevrais même pas. »

Je me remis debout, me postant face à lui en nouant mes mains contre mon abdomen comme j’aimais à le faire.

« Disserter a un coût, jeune homme. Et ce coût est un long apprentissage de multiples notions dont la simple énumération ici et maintenant te ferait passer toute envie de tenter ta chance. Mais nous allons commencer du début. »

Je cherchai mes mots quelques secondes avant d’inspirer et de me lancer.

« Les dieux. Sache d’abord que le monde ne fut pas toujours comme nous la connaissons aujourd’hui. Seul, un effrayant mélange de terre, de boue, d’eau, parcouru de tourbillons de vent et dévasté d’explosions et de tornades de feu, ruisselant de lave en fusion, se repliait sans cesse sur lui-même. Cette masse informe s’appelait le Chaos. Puis lentement, quelque chose apparut dans cet effroyable désordre : la Nuit. Et à leur tour, sortirent de la Nuit la Lumière et le Destin. »

Ma voix était douce sans pour autant devenir monocorde. Souhaitant attirer sa pleine attention.

« Ce furent les aînés des dieux. Bientôt, la Terre-Mère, Gaïa, se dégagea elle aussi du Chaos qui se calmait peu à peu. Gaïa créa le ciel Ouranos, exactement de la même taille qu’elle, et elle l’épousa. Ils allaient avoir une nombreuse descendance. »

Je lui parlai longtemps du règne des Titans, de ces monstrueux enfants de la terre. Des luttes mythiques des premiers temps et de la conquête du pouvoir dans ces combats entre géants. Puis, ce fut au tour de la guerre des dieux et des batailles acharnées permettant à Zeus d’affirmer son pouvoir.

« … Pour tenir sa promesse, Cronos décida d’avaler ses enfants dès leur naissance ! Ce qui ne plaisait pas du tout à son épouse, la Titanide Rhéa. »

La naissance de Zeus, sa vengeance à l’encontre de son père, l’alliance d’Hadès et Poséidon, la révolte des Géants… Je tentai de le plonger dans cet univers fabuleux que représentait l’aube des premiers temps. Puis, j’évoquai le monstre Typhon, et le sacre de Zeus comme roi des dieux, accompagné de son épouse et sœur Héra. Les machinations de celle-ci, l’énième vengeance de son époux. Ma gorge était sèche, mais je continuai pour en arriver à leurs enfants.

« Zeus et Héra forment donc, comme tu le vois, un couple assez orageux, dont les colères font trembler périodiquement l’Olympe. C’est un détail curieux pour des dieux, mais nous nous devons de les honorer comme nous honorons leurs enfants. Ils n’en eurent que deux : Arès et Hébé. Je suis certaine que tu connais Arès. »

Arès, dieu des combats et Hébé, douce jeune fille. Je l’encourageais à poser des questions si un point n’était pas clair, ou si le jeune homme souhaitait obtenir d’autres précisions.
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